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22 juillet 2009
"Quand faire des électrochocs ?"
La réponse est la même qu'à ces autres questions :
Quand commencer à prendre de la cocaïne ?
Quand assassiner son père ?
Quand commencer le saut à élastique sans élastique ?
Quand se crever les yeux ?
Bien sûr, personne ne vous interdit de vous détruire... que ce soit en commençant par le foie (alcool), les oreilles (décibels), les bras (automutilation) ou le cerveau (électrochocs).
Mais est-ce vraiment une bonne idée ?
19 juillet 2009
Responsable ?
Une tendance très largement répandue dans notre société...
Elle consiste à utiliser "responsable" et "faute" là où il faudrait utiliser d'autres mots.
Par exemple :
la dépression, la faute aux hormones ?
Le déséquilibre chimique, responsable de la dépression ?
Les mots qui conviendraient, dans ces contextes, c'est "à l'origine de" ou "cause de" mais certainement pas "responsable" ou "faute".
ça a l'air d'un détail ? Vous ne voyez pas la différence ?
Ce n'est pas un détail ; il y a une grosse différence.
RESPONSABLE : "Qui doit rendre compte et répondre de ses actes ou de ceux des personnes dont elle a la garde ou la charge."
FAUTE : " Responsabilité que quelqu'un ou quelque chose a dans une action coupable, regrettable."
Autrement dit, il n'y a que les personnes qui peuvent faire des fautes et en être responsables. Les hormones et les déséquilibres chimiques ne devront pas répondre de leurs actes ! Ils sont tout au plus des causes.
Mais pourquoi ce bidouillage sémantique ?
Est-ce simplement de l'ignorance, l'inculture qui progresse ?
Je ne le pense pas.
Les médias et l'idéologie dominante cherchent à dissimuler, à occulter le concept même de responsabilité. La diluer jusqu'à l'absurde est une bonne manière de la neutraliser.
On inverse les rôles : ni le dépressif, ni personne d'autre, n'est responsable... ce sont les méchantes hormones qui le sont.
C'est à elles qu'il faut faire un procès.
Ce qui rappelle ces procédures dirigées, du XIème au XVIIIème siècle, contre des charançons, des cantharides, des chenilles, des mulots, des taupes, des sangliers, des taureaux, etc.
Un jurisconsulte des quinzième et seizième siècles, Barthélemi Chassanée, dut, selon de Thou, le commencement de sa réputation à un procès où il avait plaidé pour des rats.
En 1474, un coq est condamné par le magistrat de Bâle, en Suisse, à être brûlé pour avoir pondu un œuf.
On n'en est plus là, certes... mais c'est bien vers le Moyen-Âge qu'on s'oriente, lorsqu'on se met à accuser des choses, à blâmer des processus biochimiques, bref à transférer la responsabilité humaine (il n'y en a pas d'autres) sur tout et n'importe quoi.
Alors, que préférez-vous ?
être responsable de votre vie, ou accuser les vaches ou la sérotonine ?
Encore l'amour
Le véritable amour, vous comprendrez beaucoup mieux sa nature en regardant la Marche de l'Empereur. Les animaux (dans ce cas, les pingouins) offrent des illustrations beaucoup plus réalistes de ce qu'est véritablement l'amour.
Précaution... pour protéger l'œuf du froid glacial.
Précaution encore... pour se le passer de patte à patte sans le laisser tomber par terre.
Complémentarité... l'un couve tandis que l'autre chasse, et vice versa.
Solidarité et proximité qui sauve la vie dans un environnement hostile...
Dévouement...
Tout cela est l'amour. Le vrai.
Il est égal à lui-même partout dans le monde, qu'on le trouve chez les pingouins ou chez les humains, et se manifeste toujours des mêmes manières : par de l'attention, de la protection, de la précaution, de la proximité, de la solidarité, de la communication, etc.
Pourquoi se pencher sur l'amour quand on est déprimé ?
Parce que l'amour est l'un des principaux ingrédients du bonheur (le contraire de la dépression) et que pour trouver cet ingrédient, il faut s'en faire une idée juste.
Si l'idée que vous vous en faites est fausse, vous ajouterez à votre recette un poison sucré en croyant lui ajouter de l'amour, comme certains ajoutent de l'aspartame sans connaître ses effets, et le résultat sera horrible.
(Il l'est peut-être déjà.)
Pour vous débarrasser de votre conception erronée de l'amour, point n'est besoin d'aller chez un thérapeute, même si ça peut aider et raccourcir la route.
- Je pars du principe qu'il y a moyen d'obtenir sans thérapeute les mêmes effets positifs qu'avec, à un coût bien moindre... ce blog s'adresse aux autodidactes du développement personnel, à ceux qui veulent compléter une thérapie par leurs propres efforts, ou carrément faire "tout tout seul". Pour des raisons X ou Y, vous pouvez refuser de voir un thérapeute, et dans ce cas quelle issue vous reste-t-il ? D'après la doxa, aucune, mais en fait il vous en reste une : la voie solitaire qui passe par les lectures et par des décisions et actions toutes personnelles. Pour vous en sortir, vous avez besoin de changer votre programme mental, ce qui peut se faire grâce à des rencontres et une thérapie mais aussi grâce à des lectures et des livres : les livres sont des rencontres. -
Fin de la parenthèse.
Pour vous débarrasser de votre conception erronée de l'amour, vous n'avez besoin que d'une chose : d'étudier l'amour.
Le vrai.
Car pour comprendre en quoi votre conception est déviée, vous devez impérativement la confronter à la conception juste et satisfaisante de l'amour.
C'est cette comparaison qui vous permettra de prendre conscience et de vous libérer du mensonge qui vous empoisonne.
18 juillet 2009
L'amour (le vrai... et le faux)
Parce que manquer d'amour rend très malheureux. Et ne chipotez pas pour savoir s'il s'agit de l'amour que l'on reçoit ou de l'amour que l'on donne, parce que pour en donner, il faut en recevoir ou en avoir reçu, et vice versa.
Lorsque vous sortirez de dépression, le pourcentage d'amour augmentera dans votre vie.
Et pour que le pourcentage augmente, il faut que vous sachiez ce qu'est l'amour.
Et que vous soyez capable de faire la différence entre le vrai et le faux - car sinon, vous risqueriez de vous faire avoir. Ou de lâcher la proie pour l'ombre, de repousser du pied avec dédain le vrai amour pour vous cramponner au faux.
Il est donc très important que vous ayez une définition correcte, juste, de l'amour.
Une définition qui vous permettra de le reconnaître de loin, de manière à lui sauter dessus quand il approche.
Il est tout aussi essentiel, quand on est un être humain, de savoir reconnaitre l'amour (le vrai), que de savoir reconnaître les vrais billets des faux quand on est commerçant.
Le faux amour enfonce dans la dépression, tandis que le vrai est l'un des principaux ingrédients d'une vie satisfaisante et heureuse.
J'espère que vous êtes maintenant convaincu que vous avez tout intérêt à connaître la vraie définition de l'amour. Et si vous me dites que vous la connaissez déjà, et bien, peut-être. Dans ce cas, vous êtes beaucoup plus dégourdi(e) que je ne l'étais. Moi je ne savais absolument pas ce qu'était l'amour.
Pour moi, l'amour était un mot. Un mot très beau, certes, mais un mot. Et rien d'autre.
Très beau ?... Non, je ne crois pas que je le trouvais "très beau". Il m'inquiétait. Je lui trouvais quelque chose de grumeleux, d'informe et de sucré. Comme ces cartes d'anniversaire dégoulinantes de bon sentiments, ces cartes que je n'aimais pas. Le mot amour me gênait ; je ne l'utilisais jamais. Il était trop gnian-gnian-gnian-gnian pour moi...
Si vous aussi, vous avez des réticences vis-à-vis de l'amour, ce post vous concerne tout particulièrement. C'est une chance que vous soyez en train de le lire.
L'amour, donc.
Quoiqu'en disent les grammairiens, l'amour est un verbe.
Le verbe sourire, caresser, nourrir, réconforter, partager, compatir, écouter, parler, ou échanger.
"Je t'aime mais je te hais", ce n'est pas de l'amour.
"Je t'aime mais de loin", ce n'est pas de l'amour.
"Je t'aime mais... blablabla", ce n'est pas de l'amour.
"Je t'aime" est logiquement suivi par donc.
"Je t'aime donc je te soutiens".
"Je t'aime donc je passe du temps avec toi."
"Je t'aime donc je fais l'effort de te comprendre."
"Je t'aime donc je t'aide à réaliser tes objectifs."
"Je t'aime donc j'essaie de te faire plaisir en te donnant ce que tu aimes ou en t'aidant à l'obtenir."
"Je t'aime donc je suis ton allié."
L'amour cherche à modeler, c'est vrai, mais aussi et surtout à favoriser, faciliter et aplanir la route de la personne qu'on aime.
Peut-être que vous n'avez jamais été aimé de cette manière-là. Autrement dit, peut-être que vous n'avez jamais été aimé de la bonne manière.
Et dans ce cas, il y a de fortes chances pour que vous ne sachiez pas aimer de cette manière-là (la vraie).
Supposons que ce soit votre cas.
Trois possibilités s'offrent à vous :
- garder la fausse définition de l'amour d'après laquelle vous avez été élevé et ne jamais faire d'enfant pour ne pas commettre les mêmes erreurs, et parce que de toute façon, vous n'êtes pas motivé par l'erzatz d'affection auquel vous avez eu droit ;
- garder cette fausse définition et faire des enfants, que vous éleverez selon cette fausse définition qui ainsi se perpétuera (tant pis pour eux) ;
- changer de définition, et commencer un cycle nouveau et infiniment plus satisfaisant avec vos enfants.
Mais vous pouvez aussi bien remplacer "enfants" par "conjoint" :
- garder la fausse définition et rester célibataire (la vie de couple ne vous tente pas... ce qui est logique compte tenu de votre définition erronée de l'amour) ;
- garder la fausse définition et la reproduire dans une vie de couple orageuse ou glacée, douloureuse ou anesthésiée ;
- corriger votre définition et découvrir le véritable amour avec votre (futur) conjoint.
Je sais bien que ces choix ne vous en semblent pas vraiment... Après tout, tout le monde veut la troisième option... mais non, ce n'est pas si simple, car la troisième option à un prix.
Opter pour le véritable amour (celui qui soutient et nourrit) coûte cher : entre le point A où vous vous trouvez et le point B où vous voulez aller, se trouve un fleuve dont une rive est conscience, et l'autre souffrance.
Pour franchir le fleuve, vous devrez prendre conscience que vous n'avez pas encore connu le véritable amour, que ce que vous avez pris pour de l'amour était défaillant ou tordu, incomplet ou perverti par tel ou tel côté, et vous devez ressentir la souffrance que vous avez refoulé, la souffrance de ne pas avoir été aimé de la bonne manière.
17 juillet 2009
Toucher des gens : un remède à la dépression ?
Un conseil beaucoup plus utile - mais moins facile à appliquer - serait celui-ci :
"Tu es déprimé ?... ça ne sert à rien de rester tout seul, prostré dans ton coin. Va toucher des gens."
J'ai bien dit toucher.
Toucher et non voir.
Voir des gens ne sollicite que les yeux ; toucher des gens sollicite la peau. Et c'est par la peau que l'amour (y compris l'amour de la vie) se communique beaucoup plus que par les yeux.
Toucher des gens peut se décliner de plusieurs manières : serrer la main ou embrasser des gens (pas très efficace) ; serrer des gens dans ses bras (très efficace) ; masser des gens (très très efficace).
Alors bien sûr - me direz-vous - encore faut-il trouver des gens à qui faire tout ça. ça demande tout de même un certain degré d'intimité !
Je l'admets.
Cherchez du côté de votre famille. N'y a-t-il pas un grand-père dont vous pourriez masser les épaules ? ou un bébé ?... (les massages sont excellents pour eux). Cherchez du côté de vos amis. Proposez-vous comme masseur : les gens aiment les massages.
Bref, chercher quelqu'un à toucher et à masser - en oubliant toute connotation érotique, ce n'est pas le sujet.
Et si vous avez un conjoint... profitez-en : massez-le. Serrez-le dans vos bras.
Je me gratte la tête pour voir quelles objections vous pourriez bien faire à un conseil pareil.
Vous n'osez pas ?
Essayez quand même, ne serait-ce qu'une fois. Vous vous sentirez mieux et vous serez motivé pour recommencer.
Dans la mesure du possible, massez toujours la même personne, régulièrement. Prenez rendez-vous. Il y a bien un ou une stressé(e) dans votre entourage qui apprécierait des massages gratuits de temps en temps !
Vous ne voulez pas qu'on profite de vous ?
En massant quelqu'un, vous faites une bonne action et vous vous faites du bien à vous-mêmes. C'est une activité gagnant/gagnant.
Vous ne savez pas faire de massage ?
Il suffit de passer la main en frottant, en appuyant. L'huile est facultative. Si vous voulez, vous pouvez toujours regarder des vidéos sur youtube pour en apprendre davantage, mais c'est complètement inutile. Pour masser, vous avez juste besoin de vos mains.
Vous êtes gêné par l'espèce d'intimité qui résulte d'un massage ?
De toute façon, vous n'allez pas masser votre pire ennemi (ou si vous massez votre pire ennemi, il ne le restera pas longtemps). Oui, le contact peau à peau est un raccourci vers l'intimité. Et si vous craignez l'intimité, et bien, c'est l'occasion et le moment de dépasser cette peur.
Je sais que ce conseil est difficile à suivre pour quelqu'un qui n'a pas l'habitude d'être touché et de toucher... quelqu'un qui n'a pas été élevé ainsi. Mais réellement, si vous le suivez, vous verrez une très nette différence dans votre état d'esprit. Vous vous sentirez mieux.
Vous en doutez ?
Voilà ici un article
http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=2005053100
qui le dit : les massages réduisent la dépression.
Dans l'article, il s'agit des massages que l'on reçoit, mais les massages que l'on donne sont tout aussi efficaces (et pour quelqu'un de très méfiant et de très stressé, il est plus facile de masser que d'être massé).
Ce qui est bon pour le moral, dans le massage, ce n'est pas seulement le contact peau à peau, c'est aussi et surtout la communication qu'il établit entre nous et une autre personne.
L'être humain se nourrit d'échanges, et les plus nourrissant de tous sont ceux qui passent par la peau.
Si vous avez un conjoint et que vous prenez l'habitude de le masser longuement, votre relation de couple s'améliorera, vous communiquerez mieux, vous vous parlerez plus facilement de tout.
Si vous massez régulièrement un(e) ami(e), votre amitié deviendra plus profonde et plus solide.
L'amour, l'ordre et le bonheur (l'absence d'amour, le désordre et la dépression)
Ces trois termes vont bien ensemble... dès qu'on a défini le mot "ordre". Celui-ci peut sembler suspect dans un contexte politique (ordre moral), mais si on le prend du côté biologique il est très sympathique : l'ordre, c'est la vie. La vie est organisée - la maladie et la mort désorganisent ce que la vie organise, ordonne.
Quel rapport y a-t-il entre amour et ordre ?
L'amour met de l'ordre.
Aimer son bureau, c'est le ranger ; aimer son bébé, c'est le tenir, le bercer, le nourrir, lui parler, le garder au chaud et au sec - autant d'activités qui lui permettent de mettre de l'ordre dans son système nerveux et de régulariser (d'ordonner) les battements de son cœur et ses fonctions biologiques.
Quel rapport entre amour et ordre d'un côté, et bonheur d'autre part ?...
Le poème de Baudelaire fait le lien :
Là tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté
Le bonheur naît de l'amour et de l'ordre que l'amour apporte.
La dépression naît de l'absence d'amour et du désordre qui lui est associé.
J'aimerais conclure par un conseil, mais en l'ocurrence je n'en trouve pas. Disons que l'objectif de ce post est juste de donner à réfléchir sur un sujet (le bonheur) où les malentendus abondent...
Dépression et tarte aux pommes
"Dans le contexte social américain, où le généraliste consulté pour dépression passe à peu près 7 minutes avec son patient, les échelles d'évaluation jouent un rôle crucial. Souvent, c'est une infirmière qui les fait passer au malade pendant qu'il attend, et qui cote les réponses, qu'elle transmet au praticien pour la décision finale. Il y a beaucoup à dire sur ces échelles: le simple fait d'itémiser pour les rendre quantifiable des notions aussi délicates que la tristesse, la honte, la culpabilité (je me sens, un peu, beaucoup, passionnément…), en intercalant d'une énigme éthique à l'autre des questions sur la durée et la qualité du sommeil ou de l'activité sexuelle, pulvérise la cohésion intentionnelle de ces émotions, en les réduisant à de vagues sensations de malaise où ce qui compte, c'est l'inertie ressentie des mouvements viscéraux fins que nous nommons "angoisse" ou "crainte". Selon ces procédés d'évaluation quantitative, on n'est pas angoissé parce qu'on se sentirait coupable d'avoir honte pour rien, surtout devant quelqu'un à qui on se résigne à en parler; mais on a de l'angoisse, et de la culpabilité, et de la honte (3 items), dans le silence du questionnaire blanc à cocher, sans écho émotionnel à nos émotions qui nous revienne de quiconque et les authentifie, puisqu'on est seul, assis, et muet.
C'est, je crois, l'amorce du cercle (vicieux ou vertueux) où tourne la conception de la dépression exemplifiée par Harold Sherkon et qui la rend inexpugnable. Dans la mesure où les patients se plient à un tel procédé d'évaluation de leur humeur dépressive, qui en individualise et en mesure les éléments comme si chacun à part n'était là que de façon contingente, et que la dépression résultait de leur addition, ils entérinent de facto que les raisons d'être dépressif n'ont pas de rôle dans la spécificité de ce qu'ils ressentent." (Citation tirée de cette page : http://pierrehenri.castel.free.fr/Articles/depression.htm)
On ne peut pas expliquer l'angoisse par la dépression.
Ou du moins, d'un point de vue purement logique on ne le peut pas. Or (si vous vous souvenez d'un précédent post) toute vérité est logique. Sinon ce n'est pas une vérité, mais un mensonge joliment entortillé dans du mystère. Point qui mériterait d'être développé davantage, mais ce n'est pas le sujet de ce post.
Pourquoi ne peut-on pas, logiquement, expliquer l'angoisse (ou l'insomnie, ou la tristesse, ou la honte, ou n'importe quel autre chose de ce genre) par la dépression ?
Tarte aux pommes et dépression
Pour le comprendre, faisons une comparaison.
Imaginez que vous constatiez la présence, sur la table de la cuisine, de farine, de pommes, de lait et de sucre.
Pouvez-vous expliquer la présence de ces différentes choses par une tarte aux pommes ?...
Non.
Vous pouvez faire un lien entre leur présence et l'intention de quelqu'un de faire une tarte aux pommes, mais certainement pas avec la tarte aux pommes en elle-même, qui n'existe pas encore.
D'une manière comparable, on ne peut pas expliquer l'angoisse, la tristesse, l'insomnie et les sautes d'humeur par la dépression, car la dépression est la tarte aux pommes de tous ces ingrédients-là.
On peut d'ailleurs pousser la comparaison plus loin : de même que quelqu'un a eu l'intention de faire une tarte aux pommes et a donc rassemblé le sucre, la farine, etc., quelqu'un a eu l'intention de faire une dépression et a donc ramasser la tristesse, l'angoisse, etc. et baptisé de ce nom leur somme.
Mais ce n'est pas le "dépressif" qui a eu cette intention-là.
C'est plutôt l'industrie pharmaceutique et la psychiatrie, qui ont voulu donner la forme d'une maladie mentale à ces diverses choses, pour des raisons commerciales et stratégiques (pour vendre le médicament, commencez par promouvoir la maladie...).
La dépression n'est pas une cause d'angoisse ou de tristesse.
La dépression est le nom qu'on donne à un ensemble comprenant angoisse, tristesse, etc.
Les vraies causes de l'angoisse, de la culpabilité, de la tristesse, etc.
Mais alors, comment peut-on expliquer l'angoisse - ou toute autre désagréable réalité psychologique de ce genre ?...
La cause de l'angoisse (tristesse, insomnie, piètre estime de soi, etc) que vous ressentez n'est pas générique, mais spécifique.
Elle est liée à votre histoire.
Liée à votre passé et à votre présent.
Liée à ce que vous avez subi et à ce que vous avez choisi.
Liée à vos croyances, vos expériences et vos choix.
C'est pour ça que se focaliser sur "la dépression" ne sert à rien. Et de même que la tarte aux pommes n'intéresse que ceux qui veulent en manger en offrir ou en vendre, la dépression ne devrait intéresser que ceux qui veulent gagner de l'argent avec ou y goûter eux-mêmes...
Vous pourriez m'objecter que dans ce blog, je parle souvent de dépression... pourquoi, si ça ne sert à rien ?
J'utilise le mot dépression d'une manière purement signalétique pour attirer l'attention des personnes qui se considèrent comme "dépressives", de même qu'on met le symbole couteau/fourchette à la sortie d'une autoroute pour indiquer aux conducteurs fatigués qu'ils trouveront de quoi manger.
Mais comme cette notion de "dépression" n'explique absolument rien, je fais très attention à ne jamais la présenter comme une cause. Et si vous me surprenez dans un post à expliquer tel ou tel état d'âme par la dépression, vous avez le droit de me taper sur les doigts, parce que dans ce cas je déraille. La dépression n'est pas plus la cause du sentiment de culpabilité (ou de n'importe quelle autre chose mentale du même ordre) que la tarte aux pommes n'est la cause du sucre.
Ce qui est intéressant, c'est de comprendre d'où vient la farine (l'angoisse), d'où vient le lait (la tristesse), d'où vient les œufs (le sentiment d'irréalité), etc.
Et pour casser tout suspens, je vais vous dire tout de suite ce qu'il en est. La véritable origine du problème est presque toujours :
- une ou des croyance(s) ;
- et/ou un ou des choix : on vit avec les conséquences de ses choix antérieurs.
D'ailleurs les deux causes sont étroitement liées : on choisit en fonction de ses croyances ; on croit en fonction de ses choix.
Ce dont vous aurez besoin pour trouver le bien-être
Ceci dit, il ne suffit pas de faire des choix nouveaux pour se trouver soudain en un autre lieu... Car s'il ne faut qu'une seconde pour changer de direction, iIl faut beaucoup plus de temps pour changer de destination.
Autrement dit, si vous êtes actuellement dans un état de profond mal-être, il faudra du temps pour vous retrouver dans un état de profond bien-être.
Patience et persévérance s'imposent.
Aurez-vous besoin d'autre chose ?
Bien sûr !
Pour parvenir à ce nouvel état, vous devrez utiliser :
- votre intelligence ;
- votre libre-arbitre.
Ce sont les deux principales ressources dont vous aurez besoin. Votre intelligence vous permettra de chercher et reconnaître ce dont vous avez besoin ; votre libre-arbitre vous permettra d'agir et de choisir en fonction de ce que vous aurez compris.
Si vous êtes un être humain intelligent (non-trisomique), vous disposez donc de tout ce dont vous avez besoin pour vous en sortir...
Mais je tiens à attirer votre attention sur un point : pour sortir de dépression, on a besoin d'utiliser toute son intelligence et tout son libre-arbitre. On ne peut pas se contenter d'utiliser 3% de son cerveau, et laisser le reste disponible pour des émissions télévisées stupides. On ne peut pas non plus se contenter de choisir entre yaourt à la fraise et yaourt à la myrtille, et se reposer sur d'autres pour tous les autres choix. Pour sortir de dépression, on a besoin d'exercer toute son intelligence et toute sa liberté, sans en garder en réserve pour plus tard.
Parents toxiques
Difficulté à vous faire respecter ?
Sentiment d'être nul, méchant, coupable ?
Alors vous aurez intérêt à lire Parents toxiques - Comment échapper à leur emprise de Susan Forward.
Malgré le titre, ce n'est pas un livre qui accuse les parents de tous les malheurs de leurs enfants devenus adultes. Plutôt un livre qui jette un éclairage bienvenu sur un problème très fréquent : celui des problèmes d'enfance qui se poursuivent à l'âge adulte.
Nous avons été façonné par notre enfance, et particulièrement par notre petite enfance. C'est une réalité qui ne fait pas de nous des marionnettes (à moins que nous ayons été particulièrement manipulé, et que nous n'ayons jamais coupé les ficelles).
Nous avons été façonné, mais actuellement nous sommes libres et pouvons faire des choix personnels. L'un de ces choix est de se libérer des mauvais réflexes émotionnels et intellectuels que notre éducation nous a inculqué. L'un de ces choix est de découvrir comment nous avons été façonné pour choisir de poursuivre ou d'interrompre le cycle de répétition qui se poursuit depuis parfois des générations.
Bien sûr, si vos parents sont parfaits, ce livre ne vous concerne pas.
Mais quels parents sont parfaits ?...
Même s'ils ont fait du mieux qu'ils ont pu, ils ont pu être toxiques à un moment ou à un autre. Ne vous interdisez pas de vérifier ce qu'il en est. Ne vous laissez pas paralyser par la crainte de les trahir, ou "d'exagérer". Vous avez le droit de lire ce livre comme vous avez le droit de lire n'importe quel livre ; ça ne vous engage à rien. La curiosité est, malgré le proverbe, une très belle qualité.
La force de Parents toxiques, c'est la clarté de son message :
- un petit enfant n'est pas responsable de ce qu'on lui fait vivre, ni des émotions (forcément légitimes, puisque forcément causées par quelque chose) qu'il ressent.
- un adulte est par contre responsable de ce qu'il fait, de ce qu'il dit, et de sa manière de subir ou de ne pas subir, de réagir ou de répondre.
Mes parents à moi ne ressemblent en rien aux parents violents, alcooliques ou injurieux dont il est question à certains moments dans le livre, et pourtant ce livre m'a fait comprendre, m'a fait mieux comprendre, comment je fonctionne (ou fonctionnais) et pourquoi je fonctionne (ou fonctionnais) ainsi.
Et la beauté de la connaissance - de la vérité -, c'est qu'en comprenant le problème il se dissipe déjà en partie.
Voici ce que disent de ce livre, sur amazon.com, quelques lecteurs :
"Si vous subissez toujours les conséquences d'une enfance douloureuse, lisez ce livre".
"Avant de lire ce livre, je m'autodétruisais, maintenant je vis ma vie pleinement, j'ai laissé mon bagage émotionnel, et je suis libre de découvrir une vie digne d'être vécue."
"Jusqu'à mes 30 ans, j'ai cru que ma famille était parfaite..."
"Ce livre a fait plus pour moi que des années de thérapie. Il m'a permis d'identifier l'origine de mon mal-être."
"Ce livre m'a aidé à voir la vérité et m'a ouvert les yeux."
Il y a deux raisons pour lesquelles vous pourriez ne pas être intéressé par ce livre tout à fait passionnant :
1/ La première, c'est que vous n'êtes réellement pas concerné.
2/ La seconde, c'est que vous ne voulez surtout pas vous rendre compte que vous êtes concerné.
C'est ce qu'on appelle le déni.
Le déni, c'est cette idéalisation outrancière, ce "ils sont tellement merveilleux, tellement parfaits", ce "mon enfance a été absolument extraordinaire... sans la moindre ombre au tableau". Le déni, c'est ce refus de regarder en face une réalité bien différente de cette image parfaite.
Petite confidence : jusqu'à mes 27 ans, j'ai vécu dans un déni total. Mes parents étaient parfaits et irréprochables. Et d'un coup, à 27 ans, le décor s'est effondré et j'ai compris que la belle image n'était que cela, une belle image. En une seconde ou presque, tout s'est métamorphosé en rien - tout ce que je croyais.
ça fait très mal, mais il faut passer par cette étape pour commencer à vivre sa vie, sa vraie vie, et s'affranchir de l'imitation pitoyable qu'on traînait avant.
Si vous êtes dépressif, la raison principale, ou l'une des principales raisons, est peut-être cachée dans ce livre. C'est en tout cas fort possible. N'êtes-vous pas curieux de vérifier ce qu'il en est ?...
Voici encore quelques commentaires de lecteurs sur Parents toxiques :
"Ce livre concerne tout le monde... tout le monde est concerné d'une manière ou d'une autre."
"Ce livre ne va pas résoudre tous vos problèmes, mais il vous aidera certainement à les comprendre et à les gérer d'une manière constructive."
"Si vous avez la sensation d'avoir souffert quand vous étiez enfant, lisez ce livre !"
"Ce livre fait parti des dix meilleurs que j'ai lu dans ma vie. Il vous aidera à regagner votre dignité."
J'espère vous avoir donné envie de lire Parents toxiques. Si vous le faites, je serai curieuse de connaître vos réactions à sa lecture.
Parents toxiques, c'est ici.
16 juillet 2009
Dépression, passé et futur
L'avenir est le lieu où nous passerons le reste de notre vie : autant s'y intéresser.
Mais le passé nous a façonné. Ne faut-il pas le comprendre pour aller de l'avant ?...
C'est l'éternel dilemme : psychanalyse (plongeons dans le passé) ou thérapie brève, comportementale (choisissons l'avenir) ?...
En fait, l'opposition entre passé et futur n'est pas vraiment pertinente, car la seule manière de comprendre le passé, c'est de marcher d'un bon pas vers l'avenir. Pour savoir ce qui nous tire en arrière, il faut aller de l'avant. Le passé - ou du moins une partie de celui-ci - est une force qui nous enchaîne au statut quo. Pour le connaître, il faut briser le statut quo.
Pour avoir la réponse à la question "pourquoi suis-je comme je suis ?" il faut s'en poser une autre : "qu'est-ce que je veux ?"
Y répondre.
Puis avancer vers la réponse.
Autrement dit, la connaissance de notre passé est un sous-produit de nos efforts pour construire l'avenir : nous découvrons d'où nous venons en allant là où nous décidons d'aller.
Le passé ne se révèle qu'à mesure qu'on s'en éloigne vraiment - de même que pour savoir ce qu'est l'eau, il faut en être sorti, et que pour connaître bien la France et les français, il faut s'expatrier. La vision myope de la taupe n'apporte aucune espèce de connaissance : demandez à un enfant de décrire sa famille, il en est incapable, parce qu'il n'a pas d'autre référence. En vous approchant de votre avenir, en le construisant, vous découvrez petit à petit la vision de la mouette : vision panoramique. C'est ainsi que le passé se révèle, et pas autrement.
On le comprend non en collant le nez dessus, mais en cherchant à satisfaire ses besoins actuels, et en dressant les plans puis en édifiant la maison de son Avenir.
La colère, la peur, la honte et le truc pour s'évader d'une réalité trop étroite
Pourquoi avec tristesse ?
Parce que longtemps, c'est ce qu'on espère. On voudrait les modeler à notre convenance, pour qu'ils agissent, réagissent, de la manière qui nous convient. Or c'est impossible.
L'opposition entre changer les autres/se changer soi laisse de côté un point crucial : c'est qu'on ne se change vraiment qu'en changeant les relations que l'on a avec les autres.
Nous sommes nés sociables, et nous nous définissons par les relations qui nous tissent et nous traversent. Relations avec nos mère, père, frère, soeurs, amis, conjoint... relations aussi avec des concepts plus abstraits tels que la vérité, le mensonge, le bien, le mal, etc.
Mais dans l'espace de ce post, c'est aux relations interpersonnelles que je veux m'intéresser.
On ne peut pas changer les autres, mais on peut changer les relations que l'on a avec eux, et ce n'est pas un détail.
Qui n'a pas essayé de mimer une confiance en soi qu'il n'avait pas devant quelqu'un, comme le poisson-lune se gonfle pour dissuader un prédateur de l'attaquer ?... Avec des résultats souvent mitigés.
Devant ma sœur, j'avais tendance à sourire au moment même où elle me parlait de la manière la plus blessante, la plus inquisitrice et inquisitoriale, pour cacher ma fragilité je suppose. Sourire d'esclave prêt à mimer l'insensibilité devant le maître qui le persécute. En sous-titre : "Même pas mal !"
Dans notre relation, il n'y avait pas de place pour ce que je ressentais vraiment...
Et je me définissais (entre autre) par cette relation que j'avais avec ma soeur. Autrement dit, je me définissais comme faible et sans défense.
Bien sûr, j'aurais aimé qu'elle change. Mais elle ne changeait pas.
Les seules choses qui pouvaient changer dans cette histoire, c'était :
- moi
- et la nature de la relation
Les deux étant étroitement liés : comme je viens de vous le dire, nous nous définissons en grande partie par nos relations, par la nature des liens qui nous attachent aux personnes qui comptent pour nous. Autrement dit, il y a un aller-retour :
- Pour changer la nature d'une relation interpersonnelle, il faut d'abord se changer soi ;
- En changeant la nature d'une relation interpersonnelle, on se change soi.
Je ne vais pas raconter ici comment je me suis changée moi... (le sujet est trop vaste), mais je peux vous dire comment j'ai changé la nature de la relation.
Il a suffi de sept mots.
Imaginez, rien que sept mots ! Sept mots pour transformer radicalement une relation sororale vieille de plus de 20 ans ! Étonnant, n'est-ce pas ?...
Avant de vous dire quels étaient ces sept mots - autrement dit pour ménager le suspens -, je vais vous dire de quelle manière la relation a changé.
Elle s'est évaporée d'un coup.
Ma soeur n'a plus jamais voulu me parler !
Ce n'était pas le but, mais ce fut l'effet.
Et par contre-coup, cette définition de moi-même comme faible et sans défense a perdu les trois-quart de sa crédibilité... cette définition s'est petit à petit dissipé, elle aussi, comme la relation.
Non, je ne vous conseille pas de rompre avec un membre de votre famille pour gagner en force et en confiance en vous-même. D'ailleurs ce n'est pas ce que j'ai fait : je n'ai rien rompu du tout, j'ai juste dit sept mots. Sept mots qui n'étaient pas sept insultes.
Voilà les sept mots en question :
1. J'
2. ai
3. toujours
4. eu
5. peur
6. de
7. toi
Autrement dit, j'ai dit ma vérité, c'est-à-dire la vérité de mes émotions, la vérité de la relation vue de mon côté (le seul côté qu'on puisse connaître en toute certitude, c'est le sien). Ce que je n'avais jamais fait auparavant. Dire ces sept mots m'a demandé beaucoup de courage.
Ce n'est jamais facile dire ce qu'on ressent ou ce qu'on a ressenti à la personne concernée, quand ce qu'on a ressenti est :
- du ressentiment, de la rancoeur, de la colère
- de la peur, de la crainte
- ou de la honte, de l'humiliation
Je ne pense pas qu'il y ait une quatrième émotion aussi difficile avouer que ces trois-là - et le plus difficile à exprimer, c'est probablement la honte.
Mais étant donné que c'est si difficile, pourquoi les exprimer, me direz-vous ?...
Parce que la clef qui ouvre les portes de nouveaux mondes plus vastes, c'est le courage. (Vous pouvez remplacer courage par bonté, patience, etc., ce sera tout aussi vrai : toutes les qualités se tiennent la main. Elles forment une ribambelle de clefs, un gros trousseau.)
Le courage consiste à faire ce qui est le plus difficile et le plus constructif alors que rien n'y oblige.
Confronter une personne qui nous a meurtri, ou que nous avons meurtri, ou encore qui nous a meurtri et que nous avons meurtri, pour reconnaître sa part de responsabilité à soi et/ou la part de responsabilité de l'autre et pour exprimer ses émotions les plus embarrassantes, celles qui sont le plus difficile à exprimer, c'est courageux et c'est libérateur.
Peut-être qu'il n'y a rien de plus libérateur !
à condition bien sûr de le faire sans ressentiment ni colère, avec seulement la poussée d'adrénaline que doivent sentir les parachutistes au moment où ils sautent. Une terreur mêlée d'exaltation, la sensation glorieuse de repousser ses limites et d'entrer dans un autre monde.
Et effectivement, c'est ce qu'on fait.
La vie vaut la peine d'être vécue par tous les souvenirs de courage qu'on accumule. C'est le courage qui donne sa saveur au soleil !
Combien de "déprimés" trainent une existence terne et insupportables parce qu'ils n'ont pas osé, parce qu'ils n'osent pas... N'osent pas dire ce qu'ils ressentent et ce qu'ils ont vécu, faute peut-être de le savoir eux-mêmes : pour avouer aux autres, il faut d'abord avouer à soi-même.
Avez-vous vu le film Festen ?
Le héros profite du grand repas d'anniversaire de son père (un imposant patriarche) pour dire à haute voix, et devant tous, les sévices sexuels que ce père soi-disant parfait lui a fait subir, à lui et à sa soeur, pendant des années.
Les convives, membres de sa famille, tentent par tous les moyens de le faire taire, mais il revient à la charge jusqu'à ce que la vérité - sa vérité - soit entendue.
Mais il n'y a pas besoin d'être victime d'inceste pour avoir des choses difficiles et donc libératrices à dire.
Les paroles non-dites gardent prisonnier dans une réalité trop étroite et trop virtuelle. La déréalisation dont on parle tant n'est peut-être que la conséquence d'une accumulation de non-dits et de mensonges : quand elle est dite, la vérité donne un goût d'authentique aux fleurs, au ciel, au monde entier - même aux faux Lacoste et aux tortues Ninja en plastique. Mais quand règnent mensonges et silence, la plus massive des montagnes se change en décor, et l'or lui-même se change en toc.
La réalité objective qui vous entoure ne change pas, mais vos choix vous la font percevoir différemment.
Faites preuve de courage, et vous sentirez la saveur du réel.
Faites preuve de lâcheté, et vous goûterez au néant insipide et factice, à la déréalisation.
C'est une loi aussi implacable, aussi irréfutable, aussi inaltérable que celle de la gravitation universelle, quoi qu'elle soit beaucoup moins connue.
Le courage et la vérité marchent main dans la main : saisissez l'un et vous saisirez l'autre. Saisissez l'autre et vous entrerez dans une nouvelle réalité, une réalité plus large et plus réelle que la précédente.
Je l'ai déjà dit dans un précédent post et je le répète :
Aimez la vérité.
Cherchez la vérité.
Dites la vérité (la vôtre).
Vivez la vérité.
Si vous le faites, vous serez gagnant. Si vous le faites, vous êtes déjà gagnant, même si ça ne se voit pas encore. Au fond, je ne pense pas qu'il y ait un meilleur conseil que celui-là.