Se changer soi-même pour changer le monde...
Et convertir sa dureté en douceur, sa souffrance en saveur  - n'est-ce pas un beau projet ?

Au creux de la vague et au moment où on est le plus tenté de s'apitoyer sur soi, se souvenir que si on est là, faisant ce qu'on fait, vivant ce qu'on vit, c'est par choix. La vie est un choix.

Le meilleur.

Je jette parfois un regard d'envie sur des gens qui ont plus que moi... et puis je me souviens que je n'échangerais pas mon sort contre le leur, que tout change et se transforme, et que l'aventure qui nous entraîne vers la mort a un sens.

à une époque, je ne supportais les petits chats... ni les fleurs... ni la tendresse.

Mais l'Homme (et vous en êtes un quand vous êtes une femme) est capable de se changer lui-même.

Le savez-vous ?
L'oubliez-vous ?

On se croit prisonnier... condamné... et on ne l'est pas. Jamais. Savez-vous que votre vie est le résultat de vos choix ? Avez-vous conscience de votre pouvoir ? Il y a quelque chose de grand dans la condition humaine. Quelque chose qui est au-dessus des circonstances. Et il dépend de vous (de nous) d'y puiser.

Pourquoi se laisser limiter par les pseudo-barrières d'un monde factice ?

Votre être est plus large et plus grand que l'étouffant métro-boulot-dodo dans lequel "on" se laisse asphyxier...

Je ne vous appelle pas à cueillir le jour, l'hédonisme est une facilité, pas une solution, mais plutôt à contacter votre âme.

Téléphonez-lui.

Elle a peut-être quelque chose à vous dire.

ça me perturbe, de voir qu'on peut troquer son alcoolisme contre une toxicomanie aux antidépresseurs, sans même faire une petite pause entre les deux...

Voici le témoignage en question :

"Ce qui me perturbe, c'est que je ne sais pas pourquoi je suis si déprimée, ce que je sais c'est qu'un verre me redonnerait de l'énergie dans les minutes qui suivent son ingestion. Mais je résiste, bien que ce soit difficile alors que je sais qu'un peu d'alcool me rendrait mieux. Je suis consciente que cela ne serait que provisoire, c'est pourquoi j'attends que les antidépresseurs fassent leur effet. J'ai bien peur que le médecin soit obligé de me changer de traitement car au bout de 17 jours de prise il n'y a pas d'amélioration. Et ce sera donc reparti pour encore 15 jours d'attente pour voir si le nouvel anti dépresseur fait de l'effet, et ainsi de suite jusqu'à ce que l'on trouve le bon produit. Cela peut donc mettre des mois... Je ne sais pas si je pourrais attendre si longtemps."

Quand on compte toujours sur une substance pour être mieux, on n'a fait aucun progrès.

Mais encore faut-il comprendre qu'il y a une autre manière de vivre...

Et que la force et le "mieux", on peut le trouver en soi-même.

Mais - dites-vous - si je n'en ai pas, de force ?...

Bien sûr que si, vous en avez. Mais ce que vous avez aussi, ce sont des idées fausses qui vous affaiblissent. Au lieu de remplacer une drogue par une autre drogue, pourquoi ne pas remplacer des idées par d'autres idées - des meilleures ?

C'est le seul troc qui change vraiment quelque chose.



En réponse à un commentaire énervé...

Tout d'abord désolée de me faire plus rare, mais je suis très prise par la ré-ré-ré-ré-écriture (quand on aime on ne compte pas) de mon livre, qui avance à petits pas de bébé vers son complétude.

Quand on veut, est-ce qu'on peut ?

Je vais me répéter mais...

Dans la mesure où on ne veut vraiment que lorsqu'on croit possible, et que tout ce qu'on croit possible est possible en effet, il me semble bien que oui.

Mais je vois très bien qu'est-ce qui fait paraître cette proposition absurde ("quand on veut on peut").

Il suffit pour qu'elle paraisse idiote qu'on oublie deux choses :

- Le temps ;
- L'apprentissage.

Il y a dix ans, j'aurais ricané de mépris à qui m'aurait dit "quand on veut, on peut". A l'époque, je n'avais pas compris que :

1/ On peut apprendre ce qu'on ne sait pas ;
2/ Avec du temps, une petite souris peut scier un gros cable.

Si vous voulez quelque chose, ou si vous désirez quelque chose, ne décidez pas trop vite que cette chose est impossible. Posez-la à plat ; regardez sous tous les angles à la lumière de la raison ; demandez-vous si d'autres personnes l'ont obtenu avant vous ; demandez-leur conseil.

C'est l'attitude rationnelle... mais c'est rarement celle qu'on prend spontanément.

Exemple : vous voulez être heureux.
Objectif à la fois hyper-ambitieux et hyper-vague, j'en conviens.
Cependant, si vous connaissez des gens qui sont heureux dans votre entourage, vous pouvez toujours leur demander leur secret... S'ils en ont un et qu'ils vous le disent, ça pourrait vous donner des idées.
Vous pouvez aussi lire sur le bonheur.
Bref : il y a des choses concrètes à faire avant de décider que "c'est impossible".

Il en va de même de tous les objectifs.

Vous êtes englué dans la souffrance et la brume, l'incertitude et la douleur ?...

D'accord.

Mais rien ne vous empêche (enfin, il me semble) de vous procurer un livre qui donne un autre son de cloche que celui qui sonne dans votre mental actuellement.

ça vous paraît insignifiant, inutile ?...

Illusion d'optique qui vous condamne à l'immobilisme.
Car vitupérer contre le Monde sans agir, c'est de l'immobilisme.
Et la seule manière d'agir, enfin la seule manière intelligente de commencer à agir, c'est de changer son monde à soi.

L'indignation n'est souvent qu'une projection : c'est sur ses propres failles et défauts qu'on s'indigne, failles et défauts qu'on décèle au dehors, mais pas au dedans.

Bref : rentrez en vous-mêmes. Examinez ce qui se passe en vous - car c'est sur vous que vous avez du pouvoir, beaucoup plus que sur le vaste monde...

Sarn est le summum du roman constructif...

Mais (plusieurs degrés plus bas) il y a aussi des romans très distrayants, plein d'un humour sans fiel ni venin, des romans cocasses et sympathiques, avec une touche chaleureuse qui les rend réconfortants en hiver, et rafraichissants en été.

Je parle de la série des "Blandings" par l'humoriste Wodehouse.

Pour passer un bon moment et retrouver le sourire, je vous les conseille.

Il y a peu de romans aussi allègres et plaisants.

En tant qu'écrivante, j'ai noté qu'il y a, dans ces romans, un très riche vocabulaire du bonheur qui contribue à les rendre euphorisants (l'autre ingrédient qui les rend euphorisant, c'est l'humour).

Les romans de Wodehouse sont anti-dépressifs - et je vous conseille plus particulièrement ceux de la série "Blandings".

PS : Je vous conseille aussi d'élargir votre vocabulaire du bonheur, c'est une mesure à prendre quand on veut faire au bien-être une part plus grande dans son existence. Faites la liste de tous les synonymes que vous connaissez du mot "Bonheur", puis étoffez cette liste.

En voici quelques uns :

agrément, allégresse, ataraxie, aubaine, avantage, bien, bien-être, bienfait, bonne fortune, bonne occasion, bonne rencontre, brio, béatitude, bénédiction, calme, chance, consolation, contentement, douceur, délectation, délice, enchantement, enivrement, euphorie, extase, faveur, fortune, félicité, gaieté, habileté, heur, idéal, joie, nirvana, paix, plaisir, pot, prospérité, ravissement, relaxation, réussite, salut, satisfaction, septième ciel, succès, sérénité, veine, volupté, voyage, âge d'or, événement heureux.

Je commence par le roman qui est à mes yeux le plus beau jamais écrit (peut-être, mais pas sûr, à égalité avec certains romans de George Sand) : SARN.

Sarn est un roman émouvant, bouleversant - et c'est aussi un roman antidépressif.

Non, ce n'est pas contradictoire...

Car les larmes que l'on verse, ou que l'on se retient de verser, en lisant SARN ne lavent pas que les yeux. Elles nettoient aussi le coeur. (Et puis c'est tout de même un roman qui finit bien !)

Sarn est un roman qui a des doigts ; et ses doigts viennent toucher et réveiller une partie de l'âme qui est jeune, naïve, aimante, courageuse et reconnaissance.

Lisez Sarn et reprenez contact avec qui vous êtes vraiment, sous toutes les couches de fatigue et de distraction dont le monde et la vie vous ont recouvert.

L'impatience est la racine de tous les maux.

C'est elle qui conduit au découragement, qui conduit au renoncement, qui conduit à la dépression.

Imaginez un voyageur (la vie n'est-elle pas un voyage ?), cela fait longtemps qu'il marche... disons trois ans. Et il n'est toujours pas arrivé à sa destination.

S'il est impatient, voici comment il raisonnera :

"Puisque je ne suis pas encore rendu à bon port, c'est que je n'y parviendrai jamais. C'est MAINTENANT ou JAMAIS. Et puisque ce n'est pas maintenant, c'est jamais..."

Et le voyageur fait demi-tour.

Il subira toutes les fatigues et mésaventures du voyage deux fois (à l'aller et au retour) - et tout ça pour rien.
Parce qu'il a renoncé...
Parce qu'il s'est découragé...
Parce qu'il a fait preuve d'impatience.

Et pensez à son état d'esprit sur le chemin du retour : est-ce que vous aimeriez être à sa place ?

Mais si le même voyageur décide de s'armer de patience (et ici le verbe s'armer est à prendre au sérieux), voici comment il raisonnera :

"Je n'ai jamais été aussi près de mon objectif. Je n'ai jamais été aussi près du succès. Il est vrai que je m'imaginais que le chemin serait plus court, mais l'important, c'est que j'avance. Alors je continue... Je continue jusqu'à ce que j'arrive là où je veux aller. J'y arriverai, ou la mort me cueillera sur la route qui mène à mes rêves... l'un ou l'autre."

Alors il continue en sifflotant, sans impatience et sans hâte, sûr de ce qu'il veut, sûr aussi qu'il l'obtiendra.

Aimeriez-vous être à sa place ?

ça dépend de vous.

Sur un ton lourd de sarcasme, un lecteur m'écrit :

"C'est vrai que les déceptions ben ça fait jamais de mal mais que du bien. C'est vrai on à toujours ce qu'on veut ouais, et faut jamais renoncer."

Lui croit que les déceptions sont le comble de l'horreur, une cause majeure de dépression, et qu'on ne peut jamais obtenir ce que l'on veut. Son avis - qui n'est pas que son avis, qui est typique - exprime une véritable terreur de la déception et de l'échec. Auxquels le renoncement lui semble donc préférable. Il préfère ne pas vouloir ce qu'il désire, pour éviter l'échec et la déception qui découleraient inévitablement de ses tentatives infructueuses pour l'obtenir.

Ce point de vue est tout à fait respectable, et si vous croyez ça, ce n'est sûrement pas pour rien. Complétons-le.

Qu'est-ce qu'un échec ?

le "résultat négatif d'une entreprise".

Qu'est-ce qu'une déception ?

le "chagrin, la tristesse, la vexation que l'on éprouve quand on s'est laissé prendre au mirage de l'illusion, quand une espérance ne se réalise pas."

A une certaine époque, voici comment j'essayais de réaliser mes rêves : je faisais une seule tentative, une tentative qui était un acte pur, sans rien de calculé ni même de pensé, et quand ça ne marchait pas, je m'effondrais en larmes, écrasée par l'amertume et la frustration.

Puis, quand je m'étais un peu remise de mes émotions, je faisais une autre tentative tout aussi infructueuse, et je pleurais encore plus. Chaque tentative était plus douloureuse que la précédente.

J'avais le choix entre :

1/Ne rien faire ;
2/Faire quelque chose, essuyer un échec, et être terriblement déçue.

Je choisissais le 2 - mais je comprends très bien qu'on choisisse le 1.

Mais regardez un bébé qui apprend à marcher : combien d'échecs essuie-t-il ?...
Des dizaines.
Des centaines.

Et pourtant, il ne pleure pas. Il essaye encore une fois. Jusqu'à ce que ça marche, jusqu'à ce qu'il marche.

C'est peut-être que lui ne se raconte pas des histoires affreuses sur la signification de ses échecs. Quand il tombe sur les fesses, quand il trébuche, il ne se dit pas : "Je le savais... Je suis un incapable. Autant renoncer tout de suite, avant que ça devienne évident pour tout le monde." Non. Lui tire le leçon qu'il y a à tirer de ses échecs (un peu plus à droite, un peu plus à gauche, un peu moins penché en avant) et essaye encore, sans se lasser ni se décourager.

Visiblement, il a compris ce que beaucoup d'entre nous ont oublié : que lorsqu'on essaye encore et encore en tirant à chaque fois la leçon de ses échecs, on finit par y arriver.

Si vous craignez d'être déçu, c'est que vous croyez déjà beaucoup d'autres choses :

1/Que si vous n'y arrivez pas du premier coup, ce sera la preuve que vous êtes nul ;

2/Que si vous n'y arrivez pas du premier coup, vous n'y arriverez jamais ;

3/Qu'en ne faisant rien (rien d'important pour vous), vous ne pouvez pas perdre... Que ceux qui ne tentent rien ne connaissent pas l'échec.

Observons cette troisième croyance de plus près.

Est-ce que, arrivé à la fin de votre vie, vous vous direz avec soulagement : "Je n'a jamais cru en moi-même, jamais rien fait pour réaliser mes rêves, ouf ! Comme ça, je n'ai jamais rien raté... je n'ai jamais été déçu... Si c'était à refaire, je referais exactement la même chose, c'est-à-dire rien" ?

Il y a deux sortes d'échec :

1/L'échec inévitable et normal qui fait partie du processus qui mène au succès (les tentatives du bébé qui apprend à marcher) ;

2/Le véritable échec - celui-ci est une attitude mentale. Le véritable échec, c'est de renoncer.

A la fin de sa vie, celui qui a multiplié les échecs du type 1 est satisfait de son existence, parce qu'il a aussi multiplié les succès (pas de succès sans échecs préalables).

Celui qui a choisi l'échec numéro 2 meurt avec ses regrets :

"Si seulement j'avais eu le courage de..."

Si vous voulez réaliser vos rêves, vous pouvez.

Mais probablement pas avec votre mentalité actuelle (de même que si j'avais gardé ma mentalité d'avant, je serais encore et toujours incapable d'obtenir ce qui me tient à cœur.)

Si vous voulez réaliser vos rêves, vous devez commencez à apprendre.

Apprendre une nouvelle manière de penser...
Apprendre des stratégies qui marchent...
Apprendre, apprendre, apprendre.

Le succès selon Jack est le meilleur livre que je connaisse sur ce sujet-là : en le lisant, vous découvrirez la recette de l'échec numéro 1 - celui qui mène au succès.
Autre livre essentiel : Psycho-cybernetics (en anglais).

Si vous ne savez pas pourquoi vous vous sentez si faible, si triste, si désespéré, c'est peut-être pour une raison toute bête et très facile à corriger : parce que vous ne voulez pas ce que vous désirez.

Notre énergie et notre joie nous vient de ce que nous aimons (et que nous avons) et de ce que nous aimons (et que nous n'avons pas encore). Ce qui est triste, ce n'est pas de ne pas avoir tout ce que l'on aime - le sort de tout le monde - mais d'avoir renoncé.

Renoncé à obtenir ce que l'on désire. Et donc... renoncé à le vouloir.

êtes-vous sûr de vouloir tout ce que vous désirez ?

Il y a mille et une mauvaises raisons de ne pas vouloir ce que l'on désire, mais elles se ramènent toutes à ces trois :

1/ Ce que je désire n'est pas possible ;

2/ Ce que je désire présente des inconvénients ;

3/ Ce que je désire n'est pas moral (cette raison-là est meilleure que les autres, mais encore faut-il qu'elle soit vraie).

Répondons à ces trois prétextes de ne rien faire...

1/ Ce que vous désirez est possible - sinon, vous ne le désireriez pas... votre envie est un signe. Le signe que vous pouvez obtenir ce à quoi votre cœur aspire.

2/ Ce que vous désirez présente des inconvénients, bien sûr - mais rester immobile dans le statut quo en vous flétrissant sur place en présente encore davantage.

3/ Ce que vous désirez est-il moral ?... Il n'y a que vous pour répondre à cette question-là, mais gardez à l'esprit que tant que ce que vous désirez est légal et ne porte atteinte à personne, vous avez le droit de le vouloir.

Ne vous contentez pas de vouloir ce qui est raisonnable, possible, souhaitable dans l'absolu - voulez ce qui est fou, impossible, et qui présente quelques inconvénients... dès lors que c'est ce que vous désirez.
Il n'y a pas d'autres limites que celles que vous vous imposez à vous-mêmes.
Franchissez-les, et vous verrez que la réalité est moins coriace que vous ne l'imaginiez.

Vous pouvez obtenir tout ce que vous désirez... à condition de vouloir tout ce que vous désirez.

L'ennemi intime vous chuchote à l'oreille : "tu as suffisamment  faire d'effort... maintenant tu dois être récompensé..." Il murmure : "Si tu n'y arrives pas maintenant, c'est que tu n'y arriveras jamais, ne comprends-tu pas ?..." Il dit : "Il y a quelque chose qui cloche chez toi... quelque chose qui cloche à la base... c'est pour ça que tu n'arrives pas à..." Il insinue : "peut-être que si tu les fais payer pour le mal qu'il ne t'ont pas fait, si tu les prends comme bouc-émissaire, tout ira mieux ? Essaye..." Il pseudo-argumente : "La preuve que tu as toutes les raisons du monde de désespérer, c'est que tu désespères."

On dit de lui qu'il ne veut que notre bien, qu'il est notre mode "survie". C'est faux. L'ennemi intime est, comme son nom l'indique, notre ennemi.

Notre faiblesse, c'est d'oublier sa présence et de le croire, en le prenant pour nous. Il voudrait bien nous rendre solidaire de ses pas, pour nous conduire au fond du gouffre - mais nous serions bien bête de le suivre.

Supposons que vous voyez un psychanalyste depuis plusieurs mois. Vous n'avez constaté aucun progrès, aucun mieux chez vous - ce que vous avez constaté, c'est des recrudescences d'angoisse. Vous pensez qu'il vaut mieux que vous mettiez un terme à cette thérapie si peu thérapeutique.

Jusqu'ici, tout est logique.

Mais voilà... Il y a quelque chose - quelque chose d'indéfinissable - qui vous arrête, qui vous empêche de quitter votre psychanalyste. Quelque chose qui vous ligote obscurément à son divan, à son silence. Une espèce de charme, ou de sort, ou de mauvais sort...

Comment le briser ?

Comment couper le cordon avec votre psychanalyste ?

C'est le sujet de cet article.

1.Une hésitation bizarre


Pour commencer, étonnons-nous. Lorsque votre plombier aggrave la fuite qu'il était sensé réparer, vous n'êtes pas tenté pour un sou de lui confier encore une fois vos robinets et vos tuyaux. Comment se fait-il que vous soyez tenté de confier encore une fois vos états d'âme et vos pensées à un professionnel qui, lui aussi, abîme ce qu'il est sensé réparer ?...

Vous allez me dire que ce n'est pas du tout la même chose - et c'est vrai, ce n'est pas du tout la même chose.

Mais pourtant, c'est aussi un peu la même chose.

La relation qui vous unit à votre psy est commerciale. Vous lui donnez votre argent, il vous donne un peu de son temps et (en théorie) beaucoup de son aide. Vous lui achetez quelque chose, il vous vend quelque chose. Donc s'il ne remplit par sa part du contrat, c'est-à-dire s'il ne vous aide pas, vous n'avez vraiment aucune raison de continuer à remplir la vôtre, au moins que vous ne vous considériez comme son mécène - et encore, en tant que mécène, vous pouvez lui envoyer des chèques par la poste sans lui rendre visite.

Mais peut-être que vous ne voyez pas les choses ainsi... peut-être qu'à vos yeux, la relation qui vous unit à votre psy n'est pas commerciale.

Dans ce cas, je vous propose de confronter votre perception de la situation à la réalité en cessant de payer votre psy.

(Si vous n'arrivez vraiment pas à couper le cordon, c'est d'ailleurs un excellent moyen pour qu'il le fasse à votre place.)

Arrêtez de payer votre psy, et voyez comment la relation évolue : si elle reste exactement la même, c'est qu'elle n'est pas commerciale. Si elle se dégrade brutalement et s'interrompt, c'est qu'elle était commerciale.

Peut-être que l'argent que vous donnez à votre psy ne représente pas grand chose à vos yeux. Vous avez peut-être un rapport très distancié à l'argent. Mais tout le monde n'est pas comme vous. Il y a des gens aux yeux de qui 10 euros représente une somme importante - et ces gens-là ne sont pas forcément pauvres.

Enfin, là, je sors un peu du sujet...

Juste pour dire que votre relation avec votre psy est commerciale, et qu'il est donc tout à fait étonnant que vous ayez du mal à la couper, sachant que vous n'y trouvez pas votre compte, alors que c'était pourtant bien ce que vous y cherchez : vous y cherchez votre intérêt.

2.Drogue et secte

Mais en même temps, ce n'est pas étonnant du tout.

La psychanalyse est à ranger avec la cocaïne et le cannabis : elle crée une accoutumance et une dépendance. Quand on prend de la psychanalyse trop longtemps, le sevrage devient difficile. Plus on attend, plus il est ardu. Vient un moment où il devient quasiment impossible.

On peut aussi comparer la psychanalyse à certaines Prépa prestigieuses (Hypokâgne par exemple), qui déstabilisent complètement leurs élèves. Lorsqu'ils en sortent, ils sont complètement névrosés et passent ensuite toute leur vie à regretter l'époque glorieuse où ils étaient en prépa. Ou encore, on peut comparer la psychanalyse à la scientologie ou une secte satanique  : il est très facile d'y entrer, y rester coûte cher à tous points de vue, en sortir est difficile et compliqué.


3.Un cordon ombilical

Pour vous aider à couper le cordon, examinons de plus près la nature du lien obscur qui vous ligote à votre psychanalyste.

Ce cordon est-il un cordon ombilical ?

Dans la mesure où votre psychanalyste vous pousse (soit ouvertement, soit subtilement) à reporter sur le dos de vos parents la responsabilité de tous vos malheurs, qu'il vous incite à couper tout lien d'amour avec eux... oui. Le psychanalyste se pose en père ou mère de substitut. Les vrais étaient ratés, vous dit-il ou vous suggère-t-il, mais lui, lui incarne à merveille le Père ultime, c'est-à-dire le Père céleste : il comprend tout, il sait tout, et il en dit le moins possible, pour que vous continuez à croire qu'il comprend tout et qu'il sait tout...

Dire adieu à votre psy, c'est dire adieu à un père divin - ou plutôt à un similacre de père divin.

Mais tant que vous ne voyez pas que ce n'est qu'un leurre, l'adieu est difficile, presque impossible.

4. Un étranger dans votre for intérieur


Quand vous étiez petit, vous faisiez complètement confiance à vos parents : de même, aujourd'hui, la relation psychanalytique vous a conduit à faire de plus en plus confiance à votre psy. C'est inévitable : elle a été conçue dans ce but. En vous livrant au jeu des libres associations devant lui, c'est-à-dire en pensant à haute voix, vous lui avez donné accès à l'intimité de votre conscience. Parce que vous avez agi comme si vous lui faisiez aveuglément confiance, vous avez été conduit à lui faire aveuglément confiance. Nos choix ont une répercussion directe sur nos dispositions mentales. Soit vous refusiez de jouer le jeu, soit vous le jouiez selon les règles établies par Freud : vous avez accepté de jouer le jeu, et la conséquence, que vous n'aviez pas prévu mais qui était inévitable, c'est que vous vous êtes largement ouvert à votre psy. Vous l'avez fait entrer dans une zone qui, en principe, reste strictement privée. Votre conscience est votre for intérieur, et ce for est aussi un fort : vous avez fait entrer un autre dans votre château.

Couper le cordon est difficile, parce que cette personne, ce psy, est devenu une partie de vous. Vous l'avez laissé entrer au cœur même de vos processus mentaux.

4. Une relation asymétrique


L'inverse n'est pas vrai.

Vous n'êtes pas devenu une partie de votre psy. Vous ne l'avez pas écouté penser à haute voix pendant des heures. Vous ne savez rien de sa vie personnelle, rien de sa vie sexuelle. Vous n'avez aucun accès à ses rêves. Vous n'avez aucune influence sur ses choix.

Regarder en face l'assymétrie de la relation devrait vous aider à la couper.

Vous vous sentez peut-être coupable de quitter votre psy, mais lui ne se sent pas coupable de prendre votre argent sans vous aider (ou pire, en vous enfonçant dans votre mal-être). Vous êtes dépendant de lui, il n'est pas du tout dépendant de vous. De même, le fournisseur de drogue n'a pas besoin du drogué qui lui en réclame - si ce n'est financièrement...

5. Confiance et méfiance

Conclusion (incomplète et provisoire), si vous voulez couper le cordon qui vous relie à votre psychanalyste, vous devez apprendre à vous méfier de lui.
Quelqu'un vous a-t-il trahi par le passé ?
Une catégorie de personnes vous inspire-t-elle une méfiance viscérale ?
Réfléchissez à tous les points communs que vous pouvez trouver entre cette personne ou ce groupe de personne, et votre psy.
Quand vous aurez trouvé cinq points communs, vous serez sur la bonne voie.

6. Des livres pour redevenir libre

Savoir, c'est pouvoir, dit-on.
C'est l'un des proverbes les plus profonds et les plus sages qui soit.
Plus vous en saurez sur la psychanalyse, plus vous en serez libre. De plus, quand vous serez éclairé, vous pourrez aider d'autres personnes en les détournant de la sombre impasse psychanalytique.
Je vous conseille Le livre noir sur la psychanalyse (livre extrêmement riche et excellent - sauf un très court chapitre de publicité mensongère pour les antidépresseurs qu'il suffit de sauter), les illusions de la psychanalyse (très bon livre écrit par un ex-psychanalyste aux idées claires), et Mensonges freudiens (une biographie de Freud qui le montre sous son vrai visage - dommage qu'il ne parle pas de ses meurtres). Le crépuscule d'une idole est aussi un très bon livre sur Freud.

De ne pas dire :

"Si je ne trouve pas un travail d'ici un mois, ça veut dire que tout est foutu, que je n'en trouverai jamais"

Ni :

"Si je ne rencontre pas l'homme de ma vie cette année, je serai toujours célibataire."

Ni :

"Si je ne sors pas de dépression d'ici deux semaines, c'est que je suis condamné au malheur".

La patience consiste à penser et à dire :

"Soit je trouverai ce que je cherche, ce que je désire, soit je mourrai en essayant de l'obtenir".

Quand on adopte cet état d'esprit - cette attitude patiente et persévérante - on finit toujours, toujours par obtenir ce que l'on veut.

Plutôt que se crisper sur ce qu'on n'a pas, sur ce qu'on veut et qui n'est pas là, mieux vaut se détendre et concentrer une partie de son attention sur ce qu'on a déjà, sur ce dont on jouit déjà, tout en travaillant d'une manière ou d'une autre pour obtenir ce que l'on veut.

Et si on ne l'obtient pas ?

Si on ne l'obtient pas et qu'on n'est pas encore mort, c'est qu'on peut l'obtenir.

Rien n'est jamais fini tant qu'on respire.

On n'a pas vu qu'il y avait un virage, alors on a continué tout droit...

Beaucoup de souffrances, de larmes, de désespoir et d'angoisse ont cette cause toute simple : on n'a pas vu le virage, on a fait comme d'habitude.

On n'a pas compris qu'il fallait changer quelque chose... changer de direction.

On croit alors que le problème, c'est l'arbre qui arrive à toute allure comme un coup du sort, mais ce n'est pas l'arbre. C'est notre direction.

A l'origine de votre mal-être, il y a très probablement un mauvais choix. Choix fait inconsciemment, sans réfléchir. Le passé est le passé, vous n'y pouvez rien changer ? C'est exact, mais aujourd'hui, en cette seconde, vous avez le pouvoir de changer votre direction, le pouvoir de faire un meilleur choix.

Et si vous ne savez pas lequel, commencez par faire celui d'apprendre - celui-là est toujours bon, vous ne pouvez pas vous tromper.

Quand on apprend du neuf, on redevient neuf soi-même.

Et si vous êtes d'accord, mais que vous ne savez pas quoi apprendre de neuf, regardez à droite les livres que je vous conseille - ils sont bourrés d'idées et d'informations.

Si vous croyez que vos sentiments sont absurdes, que vos émotions n'ont pas de sens... vous faites erreur.

Vous avez peut-être l'impression que vous avez "tout" - mais ce tout-là est très incomplet, sinon il ne vous laisserait pas aux prises avec une douloureuse insatisfaction.

Et ce qui manque, ce n'est pas plus de choses, mais plus de sens.

L'objet le plus humble devient une source de plaisir, presque de délices, quand il nous renvoie au plaisir d'exister.

Tandis que la plus précieuse des couronnes en or ne nous procure aucune satisfaction quand elle surligne un vide intérieur.

Voulez-vous le plaisir ou voulez-vous le bien, le beau, le vrai ?

Si vous optez pour le plaisir, il vous abandonnera ; si vous optez pour des valeurs qui vous dépassent, vous obtiendrez tout, y compris le plaisir.

Je pleure tous les jours... est-ce que c'est normal ?
J'ai envie de manger des fraises en décembre... est-ce que c'est normal ?
Je me fais humilier par mes collègues de bureau... est-ce que c'est normal ?
Je me tape la tête contre les murs pour m'endormir... est-ce que c'est normal ?
J'ai envie de tuer mon chat... est-ce que c'est normal ?
Je trouve que la vie n'a aucun sens... est-ce que c'est normal ?
Je n'ai pas envie de sortir de chez moi... est-ce que c'est normal ?

Ce n'est là qu'un tout petit échantillon des questions qui finissent par "est-ce que c'est normal ?"

Question qui correspond à une préoccupation naturelle. Personne n'a envie d'apprendre qu'il n'est "pas normal".

Mais en même temps, apprendre que se taper la tête contre les murs pour s'endormir est normal, est-ce vraiment si réconfortant ?...

En tout cas, ça n'évite pas les traumatismes crâniens.

Il était une fois un homme qui avait mal aux dents. Il alla se faire soigner chez son dentiste, qui lui trouva une carie et lui fit un plombage (au mercure, comme tous les plombages). Au moment de se relever du fauteuil du dentiste, l'homme fut pris d'un étourdissement bizarre...

Le dentiste le rassura en lui disant que "c'était parfaitement normal, que ça arrivait très souvent après les plombages".

En effet, c'était normal : les vertiges en question étaient symptomatiques d'un empoisonnement au mercure, fréquent en cas de plombage. Tout était donc parfaitement logique.

L'homme partit rassuré avec son intoxication au mercure...

Tout est bien qui finit bien ?

Est-ce que tout va bien, quand on est aussi malade/empoisonné/perturbé/perdu/instable que les autres ?

Si vous aviez le choix, que préfèreriez-vous : être normalement désespéré, dépressif comme tout le monde, ou être anormalement heureux, bizarrement bien dans votre peau ?

Au fond, la question "est-ce que c'est normal" en cache une autre : "est-ce que c'est logique" ?

Oui, c'est logique.

Quel que soit le problème, il n'est pas apparu par hasard. Rien n'apparaît par hasard. Mais le fait que ce soit logique ne doit pas vous faire oublier que la principale question, la vraie question, c'est :

"Est-ce que ça vous dérange ?"

Ce qui ne vous convient pas est un problème qu'il vous incombe de résoudre ; ce qui vous convient n'est pas un problème. Il n'y a que vous pour savoir où le bât vous blesse, et s'il vous blesse. Une situation que tout le monde considèrerait comme normale peut être insupportable pour vous, et inversement, une situation que tout le monde considèrerait comme inadmissible peut très bien vous convenir. Vivez votre vie, conformément à vos désirs et besoins à vous - pas à ceux que vous croyez que vous êtes sensé avoir. Si une situation vous dérange et vous fait souffrir, changez-la. Si une situation vous convient, n'y changeait rien - même si la terre entière hurle : "Ce n'est pas normal !"

Ici.

La "dépression" a un sens économique (crise économique, pauvreté généralisée) et un sens psychologique (souffrance mentale).

Les deux sont en effet liés : être pauvre déprime, être déprimé rend pauvre.

Et s'ils sont liés, c'est qu'ils ont une origine commune. Pauvreté et état dépressif résultent de la mentalité du manque.

Qu'est-ce que la mentalité du manque ?

Une attention exagérée portée à tout ce qui n'est pas là : il n'y a pas d'amour, il n'y a pas d'amitié, il n'y a pas d'argent, etc. On s'obsède sur ce qui n'est pas là, perdant ainsi de vue ce qui est là.

A ce propos, vous connaissez la grande question : "le verre est-il à moitié plein ou à moitié vide ?..."

La bonne réponse à cette question est : à moitié plein.

En effet, dire que le verre est à moitié vide, c'est partir du principe que le verre devrait être plein. Or le verre ne "devrait" pas être plein. L'eau ne nous est pas due. Rien ne nous est dû !

Donc le verre est à moitié plein.

Je ne sais pas si c'est clair ?...

Plus on exprime de la reconnaissance pour ce qu'on possède, ce dont on jouit, que ce soit un verre d'eau à moitié plein, des yeux qui voient, un toit, ou autre chose, plus on se sent riche et heureux, et plus on se sent riche et heureux, plus on le devient.

Grosso modo, il y a trois mentalités par rapport à l'argent :

1/La mentalité du manque (dépendance aux dons et/ou aux allocations) ;

2/La mentalité de la pauvreté (dépendance à un petit salaire) ;

3/La mentalité de l'abondance (liberté financière).

Ces mentalités sont à la fois des causes et des conséquences d'états financiers. La mentalité du manque résulte, et conduit, à la dépendance matérielle ; la mentalité de la pauvreté résulte, et conduit, à la pauvreté ; la mentalité de l'abondance résulte, et conduit, à l'abondance.

Mais, passé l'enfance, la relation de causalité marche surtout de l'intérieur vers l'extérieur, de l'invisible au visible, du plan vers le bâtiment.

Autrement dit, c'est parce qu'on a la mentalité du manque qu'on dépend financièrement des autres...

Parce qu'on a la mentalité de la pauvreté qu'on devient pauvre ou qu'on le reste...

Parce qu'on a la mentalité de l'abondance qu'on devient ou redevient riche...

Pour sortir de la dépendance matérielle, il faut donc changer son plan intérieur, sa mentalité.

Comment ?

Tout simplement en faisant tout pour acquérir la mentalité opposée, celle de l'abondance. En effet, dans le cas où vous rateriez votre objectif, vous atteindriez du moins la pauvreté (indépendante) ce qui est toujours mieux que la dépendance matérielle. Quand on se donne un objectif très ambitieux, on gagne quelque chose même quand on le rate. Quand on se donne un objectif trop timide, on reste paralysé à son point de départ. Ne visez pas la pauvreté : visez la richesse.

Ah oui, au fait : mieux vaut être pauvre, très pauvre, que de vivre aux crochets de quelqu'un d'autre.

- Je mets la relation de couple à part : un couple est une entité, et dans ce cadre la dépendance matérielle n'a que des effets positifs, dans la mesure où elle augmente la gratitude et donc l'amour... enfin dans le cas où cette dépendance est librement choisie par les deux partis. -

La question : "comment sortir de la dépendance matérielle ?"

Peut dont être traduite ainsi : "comment remplacer sa mentalité du manque en mentalité d'abondance ?"

Heureusement pour nous, de nombreux riches au grand cœur (ça existe) ont mis par écrit leurs secrets de prospérité. Il s'agit donc d'étudier et de mettre en pratique.

Que pourriez-vous bien m'objecter ?...

- "Je ne veux pas devenir un sale capitaliste. Je veux juste sortir de la dépendance matérielle !"

Personne ne vous empêche de donner toute votre fortune à une juste cause quand vous l'aurez faite. Mais actuellement, vous devez vous donner l'objectif "richesse" si vous voulez gagner ou conserver de l'argent - suffisamment pour devenir indépendant(e) financièrement. De toute façon, il n'y a mentalement que deux directions : celle qui vous a conduit à la dépendance matérielle et celle de la richesse, qui vous en sortira. Peut-être que pour gagner 30 euros par Internet, vous aurez besoin d'étudier la mentalité des millionnaires pendant 6 mois... alors ne mettez pas la charrue avant les bœufs. Ce que je veux dire, c'est qu'actuellement votre problème, c'est le manque d'argent, pas le trop d'argent. Donc agissez à partir de votre situation actuelle.

- "Je vais lire un livre, et si ça ne change rien, je laisse tomber."

Tut, tut... ça ne marche pas comme ça. Si vous étudiez la mentalité de la richesse avec persévérance, en lisant tous les livres que vous trouverez sur le sujet, en mettant en pratique leurs conseils, un jour ou l'autre votre persévérance se révèlera payante. Mais si vous baissez les bras au bout d'un livre, vous aurez perdu votre investissement. Soyez persévérant et tenace comme un bouledogue si vous voulez récolter les fruits de vos efforts.

- "Je vais plutôt suivre les conseils de ma voisine."

Si votre voisine est millionnaire, c'est une bonne idée. Sinon, fiez-vous plutôt à ceux qui sont devenus riches par leurs propres efforts, ils savent de quoi ils parlent.

D'excellents livres qui vous permettront de développer la mentalité de la richesse sont ici.

Il y a probablement une recette efficace (car il y a une recette pour tout), mais je ne la connais pas, pour ne pas avoir suffisamment étudié le sujet... Toutefois, je peux vous dire ce qui - logiquement et d'après expérience - est utile pour se sortir d'un chagrin d'amour du genre tragique, terriblement douloureux :

Rassembler tous les souvenirs les plus chéris que l'on a de l'être aimé et les jeter à la poubelle.

ça peut paraître radical, je sais... et pour ma part, il m'a fallu des années avant de m'y décider, mais en faisant un tel geste, c'est un nœud que l'on tranche, une énorme quantité d'énergie que l'on libère. Les bonnes rencontres ne deviennent possibles qu'après un grand ménage de printemps (qui peut d'ailleurs être exécuté en n'importe quelle saison).

Vous ne voyez peut-être pas le rapport... ou peut-être que vous ne le voyez que trop bien... mais c'est en jetant tous les objets qui avivent le souvenir chéri de l'être aimé, trop aimé, que l'on coupe véritablement le lien de souffrance qui nous unit encore non à lui - ça, s'est fini - mais à l'illusion qu'en le perdant, nous avons perdu l'essentiel.

Un chagrin d'amour, c'est un amour qui s'est changé en vinaigre, un litre de lait qui a tourné, une belle pomme qui est restée trop longtemps dans le frigo : si vous mangez ce qu'il en reste, vous allez vous empoisonner.

Sortir d'un chagrin d'amour, c'est tout simplement se faire passer soi-même avant non pas l'amour de l'autre (il n'est plus là et il s'en fiche) mais une idée, un souvenir, un simple rêve. Donner la priorité à nous-mêmes plutôt qu'à de doux et sinistres mensonges.

Ce n'est pas à l'amour que vous renoncez en jetant tous les objets qui vous rappellent cette relation défunte, mais à la nostalgie mortifère, aux "Ah, si seulement si...", bref, à vos illusions.

Quand on reste à distance de la réalité présente, qu'on s'enferme dans un passé idéalisé et un futur rêvé, le temps ne s'en écoule pas moins. Et la vie passe, les rides se tracent, alors qu'on n'est même pas là. Un chagrin d'amour est une transe hypnotique qui peut durer des années : on est dans un autre monde. Un pur fantasme.

Et le jour où l'on sort de cette transe, où l'on se réveille et reprend pied avec la réalité, on prend conscience avec un certain désarroi que tous ces mois, toutes ces années parfois, à regretter et rêver, ont été du temps perdu.

Du temps... Vous vous rendez compte ?

Votre temps, c'est votre vie. Les deux coïncident exactement.

Voulez-vous laisser non pas l'amour, mais une illusion d'amour (car un souvenir n'est, au fond, rien de plus qu'une illusion) vous dépouiller de ce que vous avez de plus précieux - de votre vie ?

Voulez-vous soupirer mélodieusement en héros ou héroïne romantique tandis que juste à côté, les autres vivent ?

Quand je repense à tout ce que j'aurais pu faire, si seulement j'avais accepté que ce qui n'est plus, n'est plus... Mais je voulais souffrir pour rien, souffrir pour un amour qui n'existait plus. Je voulais incarner une fidélité surnaturelle - et du coup, je n'incarnais rien du tout, même pas mon corps.

Et ce cœur, voulez-vous l'asphyxier, le condamner à mourir, sous prétexte qu'il a été meurtri ?...

Le chagrin d'amour est une fuite loin de la réalité et de ses chances. L'homme ou la femme qui non seulement pourrait vous rendre heureux, mais que vous pourriez rendre heureux, est peut-être votre voisin. Mais vous ne le saurez pas tant que vous vous cramponnerez à l'illusion que souffrir va changer quelque chose à votre sort.

On ne négocie pas avec le destin.

Pleurer, se désespérer, dire "pourquoi, pourquoi ?", regretter ce qui aurait pu être (sauf que si ça devait être, ce serait) n'a jamais convaincu la vie de nous donner ce que nous voulons. C'est même le contraire : plus on s'accroche, plus on se cramponne, plus on est privé, plus on manque.

On ne peut rien recevoir tant qu'on garde les mains crispées.

Par contre, dès qu'on les ouvre, dès qu'on accepte ce qui est, dès qu'on comprend que les choses sont telles qu'elles doivent être, puisqu'elles sont ainsi, on sent une brise fraiche pure, un courant d'air métaphysique, nous balayer le corps et l'âme...

Brusquement, le rouage qui tournait dans le vide s'enclenche avec un autre, on refait parti de la vie et du monde, on est à nouveau un être vivant sous un soleil généreux, un ciel si vaste et si bleu qu'il mériterait qu'on s'en gorge les yeux, un fils ou fille de..., un ami de..., et voilà qu'on rencontre un homme ou une femme tellement merveilleux - si merveilleux qu'il n'y a aucune comparaison possible, et que le passé s'efface comme un mauvais rêve.

Et en effet, c'était un mauvais rêve : un chagrin d'amour n'est que la pointe aiguisée, plantée dans un cœur qui saigne, d'un iceberg d'illusions.

Illusion que quelqu'un a su nous aimer de la meilleure des manières - alors que la meilleure des manières, c'est celle qui dure, celle qui résiste au temps, celle qui est tendre et patiente.

Illusion que quelqu'un pourra réparer à notre place ce que notre enfance a brisé - alors que nous seuls avons le pouvoir d'explorer et soigner nos blessures.

Illusion que nous avons besoin de cette personne-là - alors que si nous avions véritablement besoin d'elle, elle serait dans notre vie.

Illusion que le problème et la solution sont au-dehors - alors que le problème est en nous, et que la solution y sera aussi, quand nous l'aurons trouvée.

Illusion que cette (piètre) relation est insurpassable - alors qu'il suffirait que nous nous améliorions un peu nous-même pour devenir capable d'un amour mille fois plus beau, plus fort, plus paisible et plus réel, avec quelqu'un de mille fois plus beau, plus aimant et équilibré.

Est-il possible de faire un mauvais usage de la méthode Coué ?...

Tout à fait - il suffit de choisir une suggestion négative en s'imaginant qu'elle est positive.

Voici un exemple (réel) de phrase choisie par quelqu'un :

"Jour après jour je mérite ce qu'il m'arrive."

Horrible message.
ça ressemble à : "Tu l'as bien cherché !"
Écouter en boucle une telle phrase ne peut que déprimer profondément.

Autre très mauvaise phrase :

"Jour après jour j'accepte la mort de A."

Cette phrase focalise l'attention sur "la mort de A" - une très mauvaise suggestion, vraiment.

Voici quelques autosuggestions positives :

"Chaque jour, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux."
"Je suis très intelligent(e) et toutes les décisions que je prends sont très intelligentes."
"Tous les jours, à tous points de vue, j'ai de plus en plus confiance en moi"
"Je suis si reconnaissant(e) d'être maintenant..." [compléter comme vous voulez]
"Tous les gens que je rencontre sont très gentils et serviables avec moi"
"Je donne et je reçois de plus en plus d'amour"