Vous ne savez pas qui vous êtes, et vous en souffrez ?
Deux causes sont possibles - et souvent se conjuguent.
- L'une est liée aux circonstances précises (familiales) de votre première enfance.
Si on vous a insuffisamment touché, tenu, nommé et tutoyé... vous manquez peut-être de limite. Votre "je" est informe, c'est plus un "on" qu'un "je". Vous avez tendance à vous prendre pour quelqu'un d'autre. Vous ne connaissez pas bien vos frontières. Vous ne les faites pas respecter. On vous marche sur les pieds - parce que vous ne savez pas bien où vos pieds commencent. Vous ne savez pas bien que vous avez des pieds ! Bref : votre conscience de vous en tant que corps, en tant que personne distincte, est atrophiée.
(Ce n'est pas agréable, mais ce n'est pas définitif : être au courant est déjà un premier pas vers un "je" plus consistant. Connaître le problème, c'est déjà commencer à le résoudre.)
- L'autre est liée aux croyances occidentales. Celles du monde dans lequel vous baignez, et qui sont aussi les vôtres.
Si vous croyez que vous êtes le cousin germain d'un singe à fesses bleues, que l'être humain et donc vous-mêmes est le produit du hasard, que vous êtes né sans raison, ou du moins sans bonne raison, et que vous disparaîtrez de même, vers un néant définitif, pouvez-vous vous satisfaire de cette croyance ?...
Si la réponse est "non", et bien, vous êtes normal.
Entre certaines expériences de la petite enfance et certaines croyances omniprésentes, naît la carence identitaire, ce gros point d'interrogation, ce QUI SUIS JE ????
Mais au fond, même les expériences de la petite enfance sont liées à cette société dans laquelle nous baignons.
"Laissez bébé crier : il fait ses poumons!..."
"Ne le prends pas dans tes bras, sinon, tu vas le rendre collant."
"Il doit apprendre à devenir indépendant."
Avez-vous déjà rêvé que vous aviez un bébé dans les bras, et que vous ne saviez pas comment vous en occuper ? ou pire, qu'il était à moitié mort ?...
Ce bébé, c'est vous bébé. Un petit être qui n'a pas reçu les preuves d'amour dont il avait besoin. Mais il n'est pas trop tard pour briser le mauvais programme et renouer avec la saine nature. Pas trop tard pour redevenir cet être humain complet, et compatissant, que vous étiez potentiellement en naissant.
Si les pleurs des petits enfants provoquent en vous exaspération et colère, c'est qu'on a été exaspéré par vos propres pleurs de bébé. Si le mot "bébé" vous paraît injurieux (un synonyme de méprisable), c'est que vos besoins de bébé n'ont pas été reconnu et validé.
Alors faut-il s'apitoyer et déplorer un dégât irréparable ?...
Non, parce que tous les dégâts sont réparables. à condition bien sûr de les mesurer, de les connaître : pas de pardon libérateur, pas d'absolution chaleureuse sans connaissance et aveu. Pas de liberté sans savoir.
Le vieux dicton reste toujours vrai :
"Vous connaitrez la vérité... et la vérité vous libèrera."
14 juillet 2009
10 juillet 2009
Que faut-il faire pour sortir de dépression ? (Un mode d'emploi de ce blog)
"On croit trouver l'action qui va nous permettre de sortir de cette tristesse quotidienne et puis on se rend compte que ça ne change rien ou alors un court instant."
Que faut-il faire quand on s'aperçoit qu'une "solution" ne marche pas ?
En essayer tout de suite une autre.
Une plus ambitieuse.
Si un petit changement ne suffit pas, il en faut un plus grand.
Ou du moins, il en faut un d'un autre genre. Et surtout, ne pas se décourager, persévérer.
Mais comme ce conseil est (je l'avoue) très vague, je vais pour une fois vous en donner de plus précis.
Je m'adresse à vous, cher lecteur ou lectrice et ami(e), soit que vous passiez pour ce blog pour la première fois, soit que vous soyez un vieil habitué.
Ce blog est un outil qui peut être très, très utile, mais encore faut-il connaître la manière la plus efficace de s'en servir.
Voici trois erreurs fréquentes :
TROIS ERREURS FREQUENTES
1/ La première erreur, c'est de croire que seuls les messages les plus récents peuvent vous apporter quelque chose. Il n'en est rien. Les problèmes abordés dans ce blog ne sont pas comme les oeufs : ils ne sont pas datés, ni périssables. Chaque post reflète mon évolution psychologique, intellectuelle et spirituelle et mes lectures à un moment précis du temps : quand vous remontez dans le temps, vous abordez des strates différentes, à la composition différente.
Peut-être que ce qui vous serez le plus utile maintenant, au stade où vous, vous en êtes actuellement, est enfoui dans les archives de 2006 ou de 2007.
De plus, les posts les plus anciens sont plus empathiques que les derniers, parce qu'à l'époque, je me souvenais mieux de l'état dépressif, que j'avais quitté peu de temps auparavant - (plus ça va, plus j'ai tendance à oublier...) Si vous voulez vous sentir compris, vous avez donc intérêt à fouiller dans les archives.
Dans les plus anciens posts, vous trouverez aussi une utilisation différente du vocabulaire : à l'époque, je n'utilisais pas, ou presque pas, le mot de "dépression", persuadée qu'il n'aidait pas mais au contraire enfonçait dans ce qu'il désigne.
J'en suis toujours persuadée, même si maintenant je me suis résignée à l'employer (dans la mesure où tout le monde l'emploie et que la priorité est de se faire comprendre). Pour apprendre à penser vos états d'âme sans ce mot maléfique de dépression, je vous conseille donc de lire les plus vieux posts : ils vous aideront à conceptualiser autrement votre mal-être.
2/ La deuxième erreur, c'est de lire ce blog et c'est tout.
Or, si vous avez regardez à droite, vous savez qu'il y a une rubrique "ebooks gratuits à télécharger" et "conseils de lecture" (ou bibliothérapie, je ne sais plus).
Si vous voulez vraiment vous aider vous-même - ce qui est le concept de base du développement personnel - lisez les ebooks gratuits et achetez les livres conseillés.
Et ne croyez surtout pas que ce soit un détail.
Ces livres conseillés sont extrêmement importants et utiles - c'est pour ça que je vous les conseille. Ils peuvent faire une différence dans votre vie.
3/ La troisième erreur, c'est de lire un livre conseillé ou deux et c'est tout.
Considérez que vous avez ou même que vous êtes une balance.
Le plateau de gauche (celui de la dépression) est chargé d'innombrables idées, croyances, images, souvenirs, etc. ; le plateau de droite (celui du bonheur) est quasiment vide !
Si vous voulez qu'il l'emporte, ce plateau du bonheur, vous devez le remplir, le charger d'un maximum d'idées, c'est-à-dire concrètement d'un maximum de livres.
Ne lisez pas un livre conseillé ou deux : lisez les tous.
N'ayez pas peur de saturer votre esprit d'idées nouvelles et déstabilisantes : c'est le but ! si vous vous sentez mal à l'aise et nauséeux, secoué par les idées différentes et inhabituelles que vous découvrez, alors, vous êtes dans la bonne voie !... Et ne croyez pas que la voie des lectures soit le chemin de la facilité : il est au contraire très difficile de faire la démarche de se procurer et de lire des livres plein d'idées auxquelles vous n'êtes pas habitué. C'est même l'une des choses les plus difficiles qui soit. Et je parle très sérieusement, d'après mon expérience. Mais c'est aussi ce qui rapporte le plus... à long terme.
Et pour conclure : mettez vos commentaires et vos questions, ça rend service à tout le monde (à vous, à moi, aux autres lecteurs qui ont les mêmes questions que vous mais qui ne les posent pas).
Que faut-il faire quand on s'aperçoit qu'une "solution" ne marche pas ?
En essayer tout de suite une autre.
Une plus ambitieuse.
Si un petit changement ne suffit pas, il en faut un plus grand.
Ou du moins, il en faut un d'un autre genre. Et surtout, ne pas se décourager, persévérer.
Mais comme ce conseil est (je l'avoue) très vague, je vais pour une fois vous en donner de plus précis.
Je m'adresse à vous, cher lecteur ou lectrice et ami(e), soit que vous passiez pour ce blog pour la première fois, soit que vous soyez un vieil habitué.
Ce blog est un outil qui peut être très, très utile, mais encore faut-il connaître la manière la plus efficace de s'en servir.
Voici trois erreurs fréquentes :
TROIS ERREURS FREQUENTES
1/ La première erreur, c'est de croire que seuls les messages les plus récents peuvent vous apporter quelque chose. Il n'en est rien. Les problèmes abordés dans ce blog ne sont pas comme les oeufs : ils ne sont pas datés, ni périssables. Chaque post reflète mon évolution psychologique, intellectuelle et spirituelle et mes lectures à un moment précis du temps : quand vous remontez dans le temps, vous abordez des strates différentes, à la composition différente.
Peut-être que ce qui vous serez le plus utile maintenant, au stade où vous, vous en êtes actuellement, est enfoui dans les archives de 2006 ou de 2007.
De plus, les posts les plus anciens sont plus empathiques que les derniers, parce qu'à l'époque, je me souvenais mieux de l'état dépressif, que j'avais quitté peu de temps auparavant - (plus ça va, plus j'ai tendance à oublier...) Si vous voulez vous sentir compris, vous avez donc intérêt à fouiller dans les archives.
Dans les plus anciens posts, vous trouverez aussi une utilisation différente du vocabulaire : à l'époque, je n'utilisais pas, ou presque pas, le mot de "dépression", persuadée qu'il n'aidait pas mais au contraire enfonçait dans ce qu'il désigne.
J'en suis toujours persuadée, même si maintenant je me suis résignée à l'employer (dans la mesure où tout le monde l'emploie et que la priorité est de se faire comprendre). Pour apprendre à penser vos états d'âme sans ce mot maléfique de dépression, je vous conseille donc de lire les plus vieux posts : ils vous aideront à conceptualiser autrement votre mal-être.
2/ La deuxième erreur, c'est de lire ce blog et c'est tout.
Or, si vous avez regardez à droite, vous savez qu'il y a une rubrique "ebooks gratuits à télécharger" et "conseils de lecture" (ou bibliothérapie, je ne sais plus).
Si vous voulez vraiment vous aider vous-même - ce qui est le concept de base du développement personnel - lisez les ebooks gratuits et achetez les livres conseillés.
Et ne croyez surtout pas que ce soit un détail.
Ces livres conseillés sont extrêmement importants et utiles - c'est pour ça que je vous les conseille. Ils peuvent faire une différence dans votre vie.
3/ La troisième erreur, c'est de lire un livre conseillé ou deux et c'est tout.
Considérez que vous avez ou même que vous êtes une balance.
Le plateau de gauche (celui de la dépression) est chargé d'innombrables idées, croyances, images, souvenirs, etc. ; le plateau de droite (celui du bonheur) est quasiment vide !
Si vous voulez qu'il l'emporte, ce plateau du bonheur, vous devez le remplir, le charger d'un maximum d'idées, c'est-à-dire concrètement d'un maximum de livres.
Ne lisez pas un livre conseillé ou deux : lisez les tous.
N'ayez pas peur de saturer votre esprit d'idées nouvelles et déstabilisantes : c'est le but ! si vous vous sentez mal à l'aise et nauséeux, secoué par les idées différentes et inhabituelles que vous découvrez, alors, vous êtes dans la bonne voie !... Et ne croyez pas que la voie des lectures soit le chemin de la facilité : il est au contraire très difficile de faire la démarche de se procurer et de lire des livres plein d'idées auxquelles vous n'êtes pas habitué. C'est même l'une des choses les plus difficiles qui soit. Et je parle très sérieusement, d'après mon expérience. Mais c'est aussi ce qui rapporte le plus... à long terme.
Et pour conclure : mettez vos commentaires et vos questions, ça rend service à tout le monde (à vous, à moi, aux autres lecteurs qui ont les mêmes questions que vous mais qui ne les posent pas).
Quelqu'un d'heureux peut-il tomber en dépression ?...
C'est une bonne question et je n'y répondrai ni par "oui", ni par "non".
En effet tout dépend de ce qu'on entend par "heureux" et par "tomber en dépression".
Il y a deux sortes de bonheur :
- le fragile et mystérieux ;
- le solide et compris.
Fragile, parce que mystérieux : une bouffée de grâce, un cadeau divin, un instant de perfection soustrait au cours habituel du temps. Il arrive et part sans qu'on ait rien compris ni à son arrivée, ni à sa fuite. Il laisse après lui la nostalgie de sa présence. Il est don - il est réminiscence - il est déploiement subtil d'un parfum plus pur que ce qui respire habituellement sur cette terre.
Ce bonheur-là est très beau, mais trop incompréhensible ou du moins incompris pour qu'on fonde quoi que ce soit sur lui. Qui y compte, compte sur l'ineffable et l'évanescent. Qui y compte, bâtit sa maison sur de l'air.
Le solide et compris est un bonheur rationnel.
Un bonheur explicable et expliqué.
Celui-là est plus solide et durable que l'autre... à condition que les raisons soient bonnes.
Je suis heureux parce que je suis en bonne santé et que mon compte en banque est bien garni n'est pas forcément un bonheur solide.
La raison avancée est plutôt une raison de reconnaissance et de gratitude qu'une raison de bonheur, même si les deux sont liés.
Le bonheur solide est plus solide que ça.
Plus ancré dans la réalité que ça.
Plus durable que ça.
Car la santé s'enfuit et le compte en banque se déplume, et alors... quoi ?...
Quelqu'un qui est heureux pour de bonnes raisons bien solides - des raisons explicables et communicables et rationnelles - est à l'abri de la dépression inexpliquée.
Mais il n'est pas à l'abri du chagrin et de la tristesse. Il n'est pas à l'abri du deuil.
Personne n'est à l'abri de la mort - ni de la sienne, ni de celle des autres. Et perdre quelqu'un qu'on aime c'est inéluctablement souffrir. Mais quand on est heureux du bonheur solide, même cette souffrance-là n'est pas un désespoir. Elle est seulement une très, très grande tristesse.
Mais "quelqu'un d'heureux" peut l'être non parce qu'il a de bonnes raisons de l'être, mais parce qu'il a su garder fermée la malle où sont tous ses problèmes psychologiques, toutes ses questions sans réponses. Son bonheur (un gros bonhomme du genre Sergent Garcia) est assis sur cette malle. Il la maintient fermée de tout son poids.
Mais peut-être qu'un jour les questions et les problèmes qui se débattaient à l'intérieur de cette malle trouveront la force de faire sauter le couvercle et de s'évader dans la Nature... culbutant du même coup le bonheur par terre, le nez dans la poussière.
Et dans ce cas, "quelqu'un d'heureux" tombe en dépression...
La plupart des "gens heureux" sont heureux assis sur des questions et des problèmes. Une question ou un problème de plus, et la malle déborde et le bonheur perd son équilibre : depuis longtemps, depuis toujours peut-être, quelque chose n'allait pas. Mais ils avaient réussi à l'oublier.
Distraction et agitation : c'est ainsi qu'ils évitaient d'ouvrir la malle, la vieille malle noire où sont enfermés leurs premiers doutes, leurs premières interrogations angoissées, celles auxquelles ils n'ont jamais trouvé de réponse convaincante... ni cherché, peut-être !
Faut-il que je conclus ?
Je préfère vous laisser la liberté de tirer la ou les conclusion(s) qui vous paraît la plus logique.
En effet tout dépend de ce qu'on entend par "heureux" et par "tomber en dépression".
Il y a deux sortes de bonheur :
- le fragile et mystérieux ;
- le solide et compris.
Fragile, parce que mystérieux : une bouffée de grâce, un cadeau divin, un instant de perfection soustrait au cours habituel du temps. Il arrive et part sans qu'on ait rien compris ni à son arrivée, ni à sa fuite. Il laisse après lui la nostalgie de sa présence. Il est don - il est réminiscence - il est déploiement subtil d'un parfum plus pur que ce qui respire habituellement sur cette terre.
Ce bonheur-là est très beau, mais trop incompréhensible ou du moins incompris pour qu'on fonde quoi que ce soit sur lui. Qui y compte, compte sur l'ineffable et l'évanescent. Qui y compte, bâtit sa maison sur de l'air.
Le solide et compris est un bonheur rationnel.
Un bonheur explicable et expliqué.
Celui-là est plus solide et durable que l'autre... à condition que les raisons soient bonnes.
Je suis heureux parce que je suis en bonne santé et que mon compte en banque est bien garni n'est pas forcément un bonheur solide.
La raison avancée est plutôt une raison de reconnaissance et de gratitude qu'une raison de bonheur, même si les deux sont liés.
Le bonheur solide est plus solide que ça.
Plus ancré dans la réalité que ça.
Plus durable que ça.
Car la santé s'enfuit et le compte en banque se déplume, et alors... quoi ?...
Quelqu'un qui est heureux pour de bonnes raisons bien solides - des raisons explicables et communicables et rationnelles - est à l'abri de la dépression inexpliquée.
Mais il n'est pas à l'abri du chagrin et de la tristesse. Il n'est pas à l'abri du deuil.
Personne n'est à l'abri de la mort - ni de la sienne, ni de celle des autres. Et perdre quelqu'un qu'on aime c'est inéluctablement souffrir. Mais quand on est heureux du bonheur solide, même cette souffrance-là n'est pas un désespoir. Elle est seulement une très, très grande tristesse.
Mais "quelqu'un d'heureux" peut l'être non parce qu'il a de bonnes raisons de l'être, mais parce qu'il a su garder fermée la malle où sont tous ses problèmes psychologiques, toutes ses questions sans réponses. Son bonheur (un gros bonhomme du genre Sergent Garcia) est assis sur cette malle. Il la maintient fermée de tout son poids.
Mais peut-être qu'un jour les questions et les problèmes qui se débattaient à l'intérieur de cette malle trouveront la force de faire sauter le couvercle et de s'évader dans la Nature... culbutant du même coup le bonheur par terre, le nez dans la poussière.
Et dans ce cas, "quelqu'un d'heureux" tombe en dépression...
La plupart des "gens heureux" sont heureux assis sur des questions et des problèmes. Une question ou un problème de plus, et la malle déborde et le bonheur perd son équilibre : depuis longtemps, depuis toujours peut-être, quelque chose n'allait pas. Mais ils avaient réussi à l'oublier.
Distraction et agitation : c'est ainsi qu'ils évitaient d'ouvrir la malle, la vieille malle noire où sont enfermés leurs premiers doutes, leurs premières interrogations angoissées, celles auxquelles ils n'ont jamais trouvé de réponse convaincante... ni cherché, peut-être !
Faut-il que je conclus ?
Je préfère vous laisser la liberté de tirer la ou les conclusion(s) qui vous paraît la plus logique.
07 juillet 2009
Est dépressif à vie celui qui le veut ?...
Primo, n'hésitez pas à me laisser des commentaires et des questions - ça me motive pour entretenir ce blog (sachant qu'en ce moment j'ai un peu la tête ailleurs).
Personne ne veut consciemment rester déprimé - ou alors c'est très rare.
Par contre, ce qui est beaucoup plus fréquent, c'est de vouloir être heureux mais de ne pas vouloir s'en donner les moyens.
Un peu comme il est fréquent de vouloir être riche, et de se contenter pour atteindre cet objectif de jouer au loto...
Il y a ce qui est de l'ordre du simple souhait (ou voeu pieux) : "ah, si j'étais riche... si j'étais heureux... si j'étais mince... si j'étais en couple..."
Et il y a ce qui est de l'ordre de la volonté agissante - et cette volonté-là se manifeste toujours par des actes.
Donc, pour savoir si vous voulez rester dépressif, regardez ce que vous faites pour ne plus l'être.
Si la réponse est "rien" - alors...
Et si la réponse est "quelque chose", quoi ?
L'important est de faire preuve d'imagination et de sortir du cercle de ses pas habituels, d'innover un peu. Le bonheur demande de l'imagination et de l'audace - au moins un tout petit peu des deux.
Un tout petit peu d'imagination pour penser à faire quelque chose de différent.
Un tout petit peu d'audace pour le mettre en pratique.
Votre tristesse (dépression) n'est pas une condamnation à perpétuité.
C'est le manque d'imagination et d'audace qui en est une.
Personne ne veut consciemment rester déprimé - ou alors c'est très rare.
Par contre, ce qui est beaucoup plus fréquent, c'est de vouloir être heureux mais de ne pas vouloir s'en donner les moyens.
Un peu comme il est fréquent de vouloir être riche, et de se contenter pour atteindre cet objectif de jouer au loto...
Il y a ce qui est de l'ordre du simple souhait (ou voeu pieux) : "ah, si j'étais riche... si j'étais heureux... si j'étais mince... si j'étais en couple..."
Et il y a ce qui est de l'ordre de la volonté agissante - et cette volonté-là se manifeste toujours par des actes.
Donc, pour savoir si vous voulez rester dépressif, regardez ce que vous faites pour ne plus l'être.
Si la réponse est "rien" - alors...
Et si la réponse est "quelque chose", quoi ?
L'important est de faire preuve d'imagination et de sortir du cercle de ses pas habituels, d'innover un peu. Le bonheur demande de l'imagination et de l'audace - au moins un tout petit peu des deux.
Un tout petit peu d'imagination pour penser à faire quelque chose de différent.
Un tout petit peu d'audace pour le mettre en pratique.
Votre tristesse (dépression) n'est pas une condamnation à perpétuité.
C'est le manque d'imagination et d'audace qui en est une.
03 juillet 2009
Immunisée contre la dépression ?
C'est une question que l'on m'a souvent posée : suis-je (d'après moi) immunisée contre la dépression ?...
Je ne suis certainement pas immunisée contre la tristesse. Si par exemple, j'avais un enfant et qu'il mourrait, je serais certainement très très malheureuse.
Idem si mon père, ma mère ou mon mari mourrait.
Mais la dépression tristesse sans cause apparente, ou du moins sans cause connue de moi, est terminée pour moi.
Ce qui a changé, c'est que je sais maintenant qu'il n'y a AUCUN état d'âme sans cause. Et si je ne la trouve pas tout de suite, je la cherche jusqu'à ce que je la trouve.
Je voudrais d'ailleurs revenir sur un point très important.
C'est que la plupart du temps, quand on veut chercher à comprendre pourquoi on souffre, on gratte sa souffrance. Mais ce n'est pas comme ça qu'on comprend d'où elle vient.
Imaginez que vous vouliez connaitre la racine d'une ronce.
Creuser la terre et enfouir votre tête dans le sol ne serait certainement pas le moyen, car alors, vous ne verriez rien que l'obscurité de la terre.
De même avec les souffrances : pour les comprendre, il faut les tirer vers la lumière.
Un exemple.
Vous voulez comprendre ce qui, dans votre enfance, vous a conditionné pour être comme çi ou comme ça... (je ne suis pas sûr que ce soit une quête très constructive, mais partons du principe que c'est la vôtre).
Vous pouvez lire des ouvrages sinistres qui vous mettront le nez dans votre souffrance, et alors vous la sentirez mais vous ne la comprendrez pas, et dans la mesure où vous ne la comprendrez pas vous ne vous en libérerez pas, ou vous pouvez adopter une démarche complètement inverse et lire des ouvrages qui expliquent les méthodes éducatives qui permettent de rendre ses enfants heureux.
Là, vous verrez la différence avec votre propre enfance et vous serez vraiment éclairé.
Pour comprendre le désespoir, il faut étudier le bonheur.
L'univers est régi par des polarités ; la meilleure façon de comprendre pleinement une polarité négative, c'est d'étudier (aussi et surtout) la polarité positive qui lui fait face.
Si vous voulez comprendre ce qui vous manque, cherchez du côté de ce qui est pleinement satisfaisant. Cherchez du côté de l'amour, de la richesse, de la famille, de la spiritualité... - et pas du côté de Cioran ou Schopenhauer!
Mais quand on est prisonnier de pensées négatives, le conseil précédent doit paraître bien creux - si vous êtes tenté de le suivre, faites-le moi savoir, ça me fera plaisir et en inspirera peut-être d'autres.
Je ne suis certainement pas immunisée contre la tristesse. Si par exemple, j'avais un enfant et qu'il mourrait, je serais certainement très très malheureuse.
Idem si mon père, ma mère ou mon mari mourrait.
Mais la dépression tristesse sans cause apparente, ou du moins sans cause connue de moi, est terminée pour moi.
Ce qui a changé, c'est que je sais maintenant qu'il n'y a AUCUN état d'âme sans cause. Et si je ne la trouve pas tout de suite, je la cherche jusqu'à ce que je la trouve.
Je voudrais d'ailleurs revenir sur un point très important.
C'est que la plupart du temps, quand on veut chercher à comprendre pourquoi on souffre, on gratte sa souffrance. Mais ce n'est pas comme ça qu'on comprend d'où elle vient.
Imaginez que vous vouliez connaitre la racine d'une ronce.
Creuser la terre et enfouir votre tête dans le sol ne serait certainement pas le moyen, car alors, vous ne verriez rien que l'obscurité de la terre.
De même avec les souffrances : pour les comprendre, il faut les tirer vers la lumière.
Un exemple.
Vous voulez comprendre ce qui, dans votre enfance, vous a conditionné pour être comme çi ou comme ça... (je ne suis pas sûr que ce soit une quête très constructive, mais partons du principe que c'est la vôtre).
Vous pouvez lire des ouvrages sinistres qui vous mettront le nez dans votre souffrance, et alors vous la sentirez mais vous ne la comprendrez pas, et dans la mesure où vous ne la comprendrez pas vous ne vous en libérerez pas, ou vous pouvez adopter une démarche complètement inverse et lire des ouvrages qui expliquent les méthodes éducatives qui permettent de rendre ses enfants heureux.
Là, vous verrez la différence avec votre propre enfance et vous serez vraiment éclairé.
Pour comprendre le désespoir, il faut étudier le bonheur.
L'univers est régi par des polarités ; la meilleure façon de comprendre pleinement une polarité négative, c'est d'étudier (aussi et surtout) la polarité positive qui lui fait face.
Si vous voulez comprendre ce qui vous manque, cherchez du côté de ce qui est pleinement satisfaisant. Cherchez du côté de l'amour, de la richesse, de la famille, de la spiritualité... - et pas du côté de Cioran ou Schopenhauer!
Mais quand on est prisonnier de pensées négatives, le conseil précédent doit paraître bien creux - si vous êtes tenté de le suivre, faites-le moi savoir, ça me fera plaisir et en inspirera peut-être d'autres.
Inscription à :
Messages (Atom)