L'une des formes que peut prendre le mal-être est une sensation d'irréalité.
Un peu comme dans le Truman Show : l'impression que tout n'est que décor...
Cette sensation se double d'un sentiment d'impuissance. Comme si on n'avait aucune prise sur le monde, comme si nos mains étaient des gants ou que l'on n'avait pas de main pour saisir, qu'il n'y avait que des images sans substance. On se sent séparé de la réalité, séparé de la vraie vie - ou alors on a carrément l'impression que "la réalité" n'existe pas, qu'elle n'est qu'une illusion d'optique.
La vie est un songe, et c'est angoissant (ou du moins oppressant, démoralisant).
Cete sensation étrange, incompréhensible, peut déclencher une crise de panique : la certitude qu'on va mourir, ou devenir fou...
Les personnes qui connaissent ce type de sensation sont beaucoup plus fréquentes qu'on pourrait le croire. Certaines vont consulter pour ça, d'autres non. Il y en qui a qui trouvent l'expérience "intéressante"... mais en souffrent malgré tout.
Les psychiatres n'ont pas d'explication à proposer.
Ou plutôt, ils en ont deux. Pour eux,
1/soit il s'agit d'un problème biologique (un déséquilibre dans le cerveau, des neurones qui se connectent mal, etc.)
2/soit il s'agit d'un problème psychologique (dépression, schizophrénie, trouble bi-polaire ou n'importe quoi d'autre).
Autrement dit, ils ont des explications qui n'expliquent pas. Ou du moins, pas grand chose.
Quelle signification ce sentiment d'irréalité pourrait-il avoir ?... Est-il explicable autrement que par un "ça fait partie de la dépression (ou de la schizophrénie, ou des troubes bi-polaires, ou d'autre chose)" ? Est-ce que ce sentiment correspond à quelque chose...?
En fait, comme souvent avec la souffrance psychologique, on a affaire à un signal d'alarme, un SOS, mais qu'on arrive pas à déchiffrer correctement.
Deux explications sont possibles :
1/La première, c'est qu'effectivement le monde n'existe pas comme le disent certains mystiques : tout n'est qu'illusion, "maya", etc., etc. Mais cette idée, toute séduisante qu'elle est, n'aide absolument pas à se sortir de l'angoisse et de la souffrance.
Il y a donc de forte chance qu'elle soit fausse : un des critères de la vérité c'est le bien-être qu'elle nous procure lorsqu'on y adhère. (Evidemment ce n'est que mon avis, et on n'est pas obligé de le partager...)
2/La deuxième, c'est qu'il y a bien quelque chose de faux et d'irréel, mais ce n'est pas le monde physique, qui lui existe, a un poids, une forme, une consistance. Ce quelque chose de faux est dans l'esprit de la personne angoissée, mais comme elle ne le sait pas - c'est-à-dire qu'elle ne sait pas qu'elle croit à quelque chose de faux - elle "déplace" son intuition sur le monde qui l'entoure. Autrement dit, ce n'est pas ce qu'elle regarde qui est irréel, mais ce sont les lunettes avec lesquelles elles regardent qui sont irréelles, c'est-à-dire mensongères. Quelles lunettes ?... Celles que nous portons tous devant les yeux sans nous en rendre compte : nos croyances, nos idées.
Notre système de croyances est non seulement l'instrument d'optique à travers lequel nous regardons le monde, mais notre "mode d'emploi" de la vie. C'est par lui que nous nous saisissons de notre existence pour en faire quelque chose... ou rien.
Aussi la sensation oppressante d'irréalité pourrait être comparée à celle qu'éprouverait quelqu'un qui, pour faire fonctionner son micro-onde (ici, sa vie), n'aurait que le mode d'emploi d'un frigo. Mais la personne en question croit dur comme fer qu'il s'agit du bon mode d'emploi, et que ce qu'elle a sous les yeux est un frigo.
Du coup, elle se sent impuissante... elle n'arrive pas à faire fonctionner son micro-onde qu'elle prend pour un frigo... c'est comme si elle n'avait pas de main... et quand elle observe ce frigo étrange, vraiment bizarre - il est petit, on ne peut rien y ranger, et en plus les aliments s'y conservent très mal - elle est pris d'une sensation d'irréalité... comme si tout était faux dans le monde.
En réalité, tout est faux dans son monde, parce qu'elle a mis toute sa confiance dans un mode d'emploi qui n'est pas le bon, et qu'elle croit des mensonges sur son micro-onde.
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03 juillet 2006
02 juillet 2006
Suffit-il de trouver l'homme (ou la femme) de sa vie pour être heureux ?
Tout le monde rêve de rencontrer son âme-soeur. Et tout le monde s'imagine assez naturellement que s'il la rencontrait, ce serait la fin de toutes ses souffrances et le début d'un bonheur sans nuage : "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants..."
Du coup, beaucoup d'entre nous passent des années à attendre, avec un coeur romantique, l'arrivée tant attendue de l'homme, ou la femme, de sa vie... Quand on est submergé sous la souffrance, cette attente ou cette quête passe parfois au second plan, mais en général on reste profondément persuadé qu'il suffirait de la ou le rencontrer pour que tout soit résolu.
En fait, cette conviction est à la fois vraie et fausse (j'ai trouvé l'homme de ma vie et je suis mariée avec, c'est pour ça que j'ai une opinion).
Vraie, car quand on cherche le bonheur complet, on ne peut pas faire l'économie de l'amour. C'est-à-dire que pour être heureux, on a à peu près tous besoin de vivre en couple avec la personne qu'on aime. Sauf peut-être les moines bouddhistes et les nonnes, et encore : rien ne nous garantit qu'ils sont heureux...
Du coup, beaucoup d'entre nous passent des années à attendre, avec un coeur romantique, l'arrivée tant attendue de l'homme, ou la femme, de sa vie... Quand on est submergé sous la souffrance, cette attente ou cette quête passe parfois au second plan, mais en général on reste profondément persuadé qu'il suffirait de la ou le rencontrer pour que tout soit résolu.
En fait, cette conviction est à la fois vraie et fausse (j'ai trouvé l'homme de ma vie et je suis mariée avec, c'est pour ça que j'ai une opinion).
Vraie, car quand on cherche le bonheur complet, on ne peut pas faire l'économie de l'amour. C'est-à-dire que pour être heureux, on a à peu près tous besoin de vivre en couple avec la personne qu'on aime. Sauf peut-être les moines bouddhistes et les nonnes, et encore : rien ne nous garantit qu'ils sont heureux...
Il est tout à fait exact que l'homme ne peut trouver son bonheur sans une femme, sa femme, et de même, que la femme ne peut trouver son bonheur sans un homme, son homme. Chaque être humain est une moitié masculine ou féminine de l'humanité qui cherche son autre moitié pour se sentir complet.
Mais cette conviction - qu'il suffit de rencontrer l'homme ou la femme de sa vie pour être heureux - est aussi complètement fausse, car si l'homme ou la femme en question a des problèmes psychologiques non résolus, ou si soi-même on en a, il y a de forte chance que le couple qu'on forme avec lui ou elle ne dure pas. Ou s'il dure, qu'il soit mêlé de beaucoup d'amertume, de rancoeurs et de larmes et ne ressemble en rien au paradis qu'on s'en promettait.
J'ai rencontré l'homme de ma vie, mais j'aurais pu refuser son amour, j'aurais pu le perdre, et je pourrais encore le perdre, si je n'avais pas accepté, et si je n'acceptais pas encore très régulièrement, de changer.
Autrement dit : si c'est la chance (ou plutôt ce qui se cache derrière ce mot) qui m'a permis de le rencontrer, ce n'est pas grâce à la chance que je peux vivre durablement et heureusement avec lui. Ce qui rend cette union possible, c'est ma propre volonté de changer.
Changer quoi, exactement ?...
Il ne s'agit pas de changer de style vestimentaire ou de couleur de cheveux, mais de changer quelque chose d'infiniment plus déterminant quoiqu'invisible : les idées, le programme de son ordinateur mental.
L'auto-mutilation
Il y a un lien direct entre "plaisir ou soulagement immédiat" et "souffrance au long terme" ou "comportement destructeur et auto-destructeur au long terme".
Fumer est agréable tout de suite, dangereux au long terme.
Boire de l'alcool est euphorisant sur l'instant, et donne mal à la tête le lendemain - et si on insiste trop longtemps, l'alcool conduit à la cirrhose du foie, aux mains qui tremblent, au visage rouge et bouffi... et à la mort.
Se plonger dans un rêve (par exemple : "peut-être qu'Antoine est amoureux de moi...") est fort agéable, mais conduit ensuite bien souvent à d'amères et douloureuses désillusions.
Mis à part les besoins vitaux - boire, manger, dormir -, la plupart, ou du moins un grand nombre, des plaisirs enivrants ou consolants, la plupart des satisfactions rapides sont extrêmement dangereuses et destructrices au long terme.
Le problème - l'un des problèmes - c'est que lorsqu'on va mal, on perd complètement de vue le long terme. On vit dans l'instant (affreux), dans la minute, dans la seconde. On n'arrive pas à se projetter dans le futur, même dans un futur très proche.
Parfois, lorsqu'on se sent vraiment très mal, même demain semble irréel... il n'existe qu'aujourd'hui, lui seul a de l'importance...
Alors on n'agit que par rapport à "aujourd'hui". Et "aujourd'hui", il n'y a rien de mieux à faire que d'échapper à la souffrance - morale et psychologique - en la fuyant dans une bouteille, un paquet de cigarette ou... l'auto-mutilation.
L'auto-mutilation fait parti de ces plaisirs immédiats qui soulagent sur l'instant, et conduisent à la mort au long terme.
Pourquoi ?
Parce que même si les mutilations ne mettent pas en danger la vie de la personne sur le coup, elles installent avec le temps un certain état d'esprit et un certain rapport à l'auto-violence qui, eux, sont extrêmement dangereux.
L'idée dangereuse et fausse qui nait de la pratique de l'auto-mutilation, ou qui est en à l'origine, est celle-ci : "faire du mal à son corps, c'est soulager les souffrances de son âme."
Il n'en est rien !
Maltraiter le corps ne guérit pas l'esprit. Le problème est dans l'esprit : ce n'est pas en punissant le corps (qui n'y est pour rien, le pauvre!) qu'on soigne l'âme. Le problème est de nature morale. On souffre dans sa tête, dans son coeur... dans son âme. La solution est donc aussi de nature psychologique, morale.
Nous vivons dans une société très matérialiste qui ne voit que le corps, que la matière... et peut-être que l'auto-mutilation est une protestation inconsciente contre cette dictature de la chair. L'être humain n'est pas qu'un estomac ou qu'un sexe. L'être humain n'est pas qu'une "forme" plus ou moins esthétique, une paire de fesses ou de seins... l'être humain est infiniment plus que cela.
Mais ce n'est pas une raison pour martyriser son corps. Car le remède à la souffrance morale est à chercher au niveau de l'esprit, de la conscience, des idées...
Imaginons que l'esprit et le corps soit deux frères siamois impossibles à séparer. Le premier (l'esprit) est malade. Est-ce que la meilleure méthode pour le soigner est de cisailler les bras de son frère ?...
Fumer est agréable tout de suite, dangereux au long terme.
Boire de l'alcool est euphorisant sur l'instant, et donne mal à la tête le lendemain - et si on insiste trop longtemps, l'alcool conduit à la cirrhose du foie, aux mains qui tremblent, au visage rouge et bouffi... et à la mort.
Se plonger dans un rêve (par exemple : "peut-être qu'Antoine est amoureux de moi...") est fort agéable, mais conduit ensuite bien souvent à d'amères et douloureuses désillusions.
Mis à part les besoins vitaux - boire, manger, dormir -, la plupart, ou du moins un grand nombre, des plaisirs enivrants ou consolants, la plupart des satisfactions rapides sont extrêmement dangereuses et destructrices au long terme.
Le problème - l'un des problèmes - c'est que lorsqu'on va mal, on perd complètement de vue le long terme. On vit dans l'instant (affreux), dans la minute, dans la seconde. On n'arrive pas à se projetter dans le futur, même dans un futur très proche.
Parfois, lorsqu'on se sent vraiment très mal, même demain semble irréel... il n'existe qu'aujourd'hui, lui seul a de l'importance...
Alors on n'agit que par rapport à "aujourd'hui". Et "aujourd'hui", il n'y a rien de mieux à faire que d'échapper à la souffrance - morale et psychologique - en la fuyant dans une bouteille, un paquet de cigarette ou... l'auto-mutilation.
L'auto-mutilation fait parti de ces plaisirs immédiats qui soulagent sur l'instant, et conduisent à la mort au long terme.
Pourquoi ?
Parce que même si les mutilations ne mettent pas en danger la vie de la personne sur le coup, elles installent avec le temps un certain état d'esprit et un certain rapport à l'auto-violence qui, eux, sont extrêmement dangereux.
L'idée dangereuse et fausse qui nait de la pratique de l'auto-mutilation, ou qui est en à l'origine, est celle-ci : "faire du mal à son corps, c'est soulager les souffrances de son âme."
Il n'en est rien !
Maltraiter le corps ne guérit pas l'esprit. Le problème est dans l'esprit : ce n'est pas en punissant le corps (qui n'y est pour rien, le pauvre!) qu'on soigne l'âme. Le problème est de nature morale. On souffre dans sa tête, dans son coeur... dans son âme. La solution est donc aussi de nature psychologique, morale.
Nous vivons dans une société très matérialiste qui ne voit que le corps, que la matière... et peut-être que l'auto-mutilation est une protestation inconsciente contre cette dictature de la chair. L'être humain n'est pas qu'un estomac ou qu'un sexe. L'être humain n'est pas qu'une "forme" plus ou moins esthétique, une paire de fesses ou de seins... l'être humain est infiniment plus que cela.
Mais ce n'est pas une raison pour martyriser son corps. Car le remède à la souffrance morale est à chercher au niveau de l'esprit, de la conscience, des idées...
Imaginons que l'esprit et le corps soit deux frères siamois impossibles à séparer. Le premier (l'esprit) est malade. Est-ce que la meilleure méthode pour le soigner est de cisailler les bras de son frère ?...
Libellés :
Auto-mutilation
01 juillet 2006
Homosexualité et idées noires
Il y a de nombreuses personnes, en particulier chez les adolescents, qui sont dans un état dépressif lié à une attirance pour les personnes du même sexe.
A eux, deux possibilités se présentent :
1/Soit ils choisissent d’intégrer la communauté gay ou lesbienne et d’endosser, pour toute la vie probablement, l’identité d’homosexuel. Dans cette direction, ils trouveront beaucoup de personnes pour les encourager et les guider.
2/Soit ils choisissent de résister à leur attirance. Dans ce deuxième cas, il faut qu’il sache (car cette information reste assez confidentielle) qu’il est possible de devenir hétérosexuel ; il existe des thérapies efficaces. Par exemple : http://www.narth.com/ Le site est en anglais, malheureusement.
A eux, deux possibilités se présentent :
1/Soit ils choisissent d’intégrer la communauté gay ou lesbienne et d’endosser, pour toute la vie probablement, l’identité d’homosexuel. Dans cette direction, ils trouveront beaucoup de personnes pour les encourager et les guider.
2/Soit ils choisissent de résister à leur attirance. Dans ce deuxième cas, il faut qu’il sache (car cette information reste assez confidentielle) qu’il est possible de devenir hétérosexuel ; il existe des thérapies efficaces. Par exemple : http://www.narth.com/ Le site est en anglais, malheureusement.
L'orgueil est une prison
Pour résoudre ses problèmes, il faut commencer par les identifier. Pour les identifier, il faut commencer par reconnaître qu’ils ont le droit d’être là. Et pour cela, il ne faut pas avoir d’orgueil…
Pour trouver de l’aide, il faut commencer par en chercher. Pour en chercher, il faut être conscient qu’on en a besoin. Et pour ça, il ne faut pas avoir d’orgueil…
Pour aller mieux, il faut changer – et même changer en profondeur. Pour être prêt à le faire, il ne faut pas avoir d’orgueil…
L’orgueil est une prison. On y étouffe comme dans une armure rouillée. L’orgueil est l’un des principaux obstacles à tout changement positif…
« Je n’ai besoin de personne !… je suis capable de m’en tirer tout seul… je veux trouver la solution tout seul… Les autres ne savent pas mieux que moi… » ou « Je suis différent, à part. Supérieur ou inférieur… mais différent (c’est-à-dire, supérieur). Un génie inconnu, méconnu… »
Ou encore :
"Quoi, ton briquet?! Tu peux te le garder, ton briquet! Je suis très heureux avec ma bougie éteinte et je vois très bien dans le noir, merci!!"
Ce genre de discours intérieur est extrêmement pervers. Il console d’un sentiment de solitude en le renforçant. Il empêcher de chercher, de reconnaître les solutions là où elles sont vraiment.
Pour trouver de l’aide, il faut commencer par en chercher. Pour en chercher, il faut être conscient qu’on en a besoin. Et pour ça, il ne faut pas avoir d’orgueil…
Pour aller mieux, il faut changer – et même changer en profondeur. Pour être prêt à le faire, il ne faut pas avoir d’orgueil…
L’orgueil est une prison. On y étouffe comme dans une armure rouillée. L’orgueil est l’un des principaux obstacles à tout changement positif…
« Je n’ai besoin de personne !… je suis capable de m’en tirer tout seul… je veux trouver la solution tout seul… Les autres ne savent pas mieux que moi… » ou « Je suis différent, à part. Supérieur ou inférieur… mais différent (c’est-à-dire, supérieur). Un génie inconnu, méconnu… »
Ou encore :
"Quoi, ton briquet?! Tu peux te le garder, ton briquet! Je suis très heureux avec ma bougie éteinte et je vois très bien dans le noir, merci!!"
Ce genre de discours intérieur est extrêmement pervers. Il console d’un sentiment de solitude en le renforçant. Il empêcher de chercher, de reconnaître les solutions là où elles sont vraiment.
La haine de soi
Quand on va mal, on a tendance à se détester, à moins qu'on aille mal parce qu'on se déteste.
Ce non-amour ou même cette haine de soi demande à être guérie. La grande question, c'est comment ?...
J'aurais tendance à penser qu'il n'y a pas de méthode directe pour passer de la haine de soi à l'amour de soi (à moins bien sûr de demander de l'aide à LA bonne personne...)
En effet, la haine de soi est plutôt une conséquence d'un autre problème plus enfoui, la partie apparente de l'iceberg, que la véritable racine du mal.
Mais ce qui est sûr en tout cas, c'est que la "haine de soi" ne se guérit pas en ne se refusant rien : ce n'est pas en se gâtant soi-même comme un enfant gâté qu'on apprend à s'aimer.
Ce qui est sûr aussi, c'est que le discours rose bonbon qui présente "l'amour inconditionnel" comme un idéal est totalement bidon. En effet, il n'y a aucune raison d'aimer Staline... et il y en a plein d'aimer l'abbé Pierre !... (ce n'est qu'un exemple). L'amour se mérite.
Si quelqu'un fait beaucoup d'effort pour vous plaire ou vous aider, s'il est toujours souriant et aimable avec vous, il y a de fortes chances pour que vous l'appréciez, et ça, c'est parfaitement NORMAL - ou naturel, pour ceux qui bloquent sur le mot "normal" pour avoir trop entendu dire qu'ils ne l'étaient pas... Inversement, si quelqu'un vous parle d'un ton méprisant et vous fait des crasses, vous ne l'aimerez pas, et ça aussi c'est normal.
L'amour se mérite. Et peut-être aussi l'amour de soi-même... pour s'aimer, première étape : faire quelque chose pour soi.
Pas quelque chose du genre facile, agréable et plus ou moins destructeur, comme boire de l'alcool ou plonger dans un univers de rêve (cinéma, télé...) pour oublier sa vie - plutôt quelque chose du genre pas facile, moyennement agréable, et vraiment constructif. Par exemple, faire sa vaisselle et ranger son appartement.
Plus ça nous coûte et plus avons de mérite à le faire. Une personne totalement déprimée qui prend sur elle pour sortir du chaos qui l'entoure et faire régner l'ordre dans sa chambre fait preuve d'un courage véritablement héroïque. Car à toutes les idées, angoisses et souffrances qui la tire vers le bas, c'est-à-dire vers la passivité et l'apathie, ou le tourbillon stérile de fêtes où tout s'oublie, elle résiste, et choisit la solution de difficulté - qui bien souvent représente le bon choix.
Autre exemple de solution de difficulté : chercher et trouver un livre qui propose de nouvelles idées dans un rayon encore inconnu d'une librairie connue (ou mieux encore dans une librairie inconnu). La recherche de mot-clef sur google peut être aussi intéressante... mais là encore, la solution de difficulté consiste à ne suivre la pente habituelle, à ramer à contre-courant, à chercher dans une direction nouvelle.
Ce non-amour ou même cette haine de soi demande à être guérie. La grande question, c'est comment ?...
J'aurais tendance à penser qu'il n'y a pas de méthode directe pour passer de la haine de soi à l'amour de soi (à moins bien sûr de demander de l'aide à LA bonne personne...)
En effet, la haine de soi est plutôt une conséquence d'un autre problème plus enfoui, la partie apparente de l'iceberg, que la véritable racine du mal.
Mais ce qui est sûr en tout cas, c'est que la "haine de soi" ne se guérit pas en ne se refusant rien : ce n'est pas en se gâtant soi-même comme un enfant gâté qu'on apprend à s'aimer.
Ce qui est sûr aussi, c'est que le discours rose bonbon qui présente "l'amour inconditionnel" comme un idéal est totalement bidon. En effet, il n'y a aucune raison d'aimer Staline... et il y en a plein d'aimer l'abbé Pierre !... (ce n'est qu'un exemple). L'amour se mérite.
Si quelqu'un fait beaucoup d'effort pour vous plaire ou vous aider, s'il est toujours souriant et aimable avec vous, il y a de fortes chances pour que vous l'appréciez, et ça, c'est parfaitement NORMAL - ou naturel, pour ceux qui bloquent sur le mot "normal" pour avoir trop entendu dire qu'ils ne l'étaient pas... Inversement, si quelqu'un vous parle d'un ton méprisant et vous fait des crasses, vous ne l'aimerez pas, et ça aussi c'est normal.
L'amour se mérite. Et peut-être aussi l'amour de soi-même... pour s'aimer, première étape : faire quelque chose pour soi.
Pas quelque chose du genre facile, agréable et plus ou moins destructeur, comme boire de l'alcool ou plonger dans un univers de rêve (cinéma, télé...) pour oublier sa vie - plutôt quelque chose du genre pas facile, moyennement agréable, et vraiment constructif. Par exemple, faire sa vaisselle et ranger son appartement.
Plus ça nous coûte et plus avons de mérite à le faire. Une personne totalement déprimée qui prend sur elle pour sortir du chaos qui l'entoure et faire régner l'ordre dans sa chambre fait preuve d'un courage véritablement héroïque. Car à toutes les idées, angoisses et souffrances qui la tire vers le bas, c'est-à-dire vers la passivité et l'apathie, ou le tourbillon stérile de fêtes où tout s'oublie, elle résiste, et choisit la solution de difficulté - qui bien souvent représente le bon choix.
Autre exemple de solution de difficulté : chercher et trouver un livre qui propose de nouvelles idées dans un rayon encore inconnu d'une librairie connue (ou mieux encore dans une librairie inconnu). La recherche de mot-clef sur google peut être aussi intéressante... mais là encore, la solution de difficulté consiste à ne suivre la pente habituelle, à ramer à contre-courant, à chercher dans une direction nouvelle.
Pourquoi a-t-on envie de mourir ?
A quelqu’un qui a envie de mourir, on propose en général toujours les mêmes conseils :
1/la première, c’est de penser à autre chose. Conseil inutile que la personne dépressive s’est déjà donnée à elle-même et qui ne lui a servi à rien.
2/La seconde, c’est de positiver. On lui explique alors que « la vie est belle ». Le problème, c'est que lorsqu'on est déprimé on la voit moche...
3/La troisième, c’est de s’occuper… c’est-à-dire de penser à autre chose (retour à la case départ).
4/La quatrième, c’est d’aller voir un psy. Le psy à son tour va lui expliquer soit que sa souffrance est causée par un traumatisme subi dans son enfance, ou bien qu’une personne de son entourage est directement ou indirectement responsable de tous ses problèmes (sa mère, son père, son grand-père, etc.), ou encore que le problème étant en elle, la solution est aussi en elle… Conséquences possibles : elle se fâche avec toutes sa famille. Et cherche en elle-même la solution à tous ses problèmes, sans la trouver.
Avec un peu de chance, le psy sera une personne attentive, chaleureuse et compréhensive, et on trouvera auprès d'elle un soutien psychologique de type amical ou parental, connaissances psychologiques en sus.
5/La cinquième, c’est d’aider les autres.
C’est-à-dire qu’on demande à quelqu’un qui se noie de devenir maître nageur.
Effectivement, lorsque la personne aura appris à nager, elle fera probablement un excellent maitre nageur, car elle connaîtra toutes les difficultés et les angoisses du débutant qui patauge et pourra aider ceux qui sont aux prises aux difficultés terribles qu'elle a traversées elle-même, et dont elle se souvient. Mais il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs.
Pour l'instant, la personne n'est pas encore sortie de l’eau… elle a besoin d'être aidée avant de pouvoir aider les autres.
Il faut chercher un peu plus loin. Pourquoi a-t-on envie de mourir ?
1/Parce qu’on a la sensation de mener une existence absurde, de dériver sans but : on ne voit pas l'intérêt de vivre, sachant qu'il faudra mourir un jour.
2/Parce qu’on souffre horriblement, et qu’on suppose - ce n'est qu'une supposition - que le suicide est un point final qui résout tous les problèmes.
3/Parce qu’on croit que la mort est une grande aventure.
Les psychanalystes insistent souvent sur la nécessité de « donner du sens » à sa vie… Le problème, c’est que si l’on « donne » du sens sur la vie, ça veut dire qu’en réalité, elle n’en a pas, et qu’il faut lui en rajouter artificiellement pour la rendre supportable…
Bien sûr certaines personnes ont des raisons plus « valables » que d’autres de sombrer dans la dépression. Mais la cause profonde d’une dépression n’est pas à chercher dans les circonstances qui semblent l’expliquer. La perte d’un emploi, d’un être cher, des souffrances subies dans l’enfance… sont plutôt des facteurs déclenchant.
La vraie raison d’un état dépressif qui dure plusieurs années est à chercher dans nos croyances.
C’est ce que nous croyons de nous-même, de la vie et de la mort qui nous rend dépressif – ou pas. Les personnes qui gardent toujours la tête hors de l’eau sont celles dont les croyances les protègent. Cela ne veut pas dire qu’il suffit de se répéter à longueur de journée « la vie est belle » pour y croire… (d’autant que ce n’est pas tout à fait vrai : même pour quelqu’un qui n’est pas dépressif, la vie ressemble plus à un examen qu'à des vacances…) Pour être protégé contre la dépression, il faut croire sincèrement, honnêtement aux croyances qui en protègent.
Autrement dit, il faut avoir trouvé le sens de la vie.
1/la première, c’est de penser à autre chose. Conseil inutile que la personne dépressive s’est déjà donnée à elle-même et qui ne lui a servi à rien.
2/La seconde, c’est de positiver. On lui explique alors que « la vie est belle ». Le problème, c'est que lorsqu'on est déprimé on la voit moche...
3/La troisième, c’est de s’occuper… c’est-à-dire de penser à autre chose (retour à la case départ).
4/La quatrième, c’est d’aller voir un psy. Le psy à son tour va lui expliquer soit que sa souffrance est causée par un traumatisme subi dans son enfance, ou bien qu’une personne de son entourage est directement ou indirectement responsable de tous ses problèmes (sa mère, son père, son grand-père, etc.), ou encore que le problème étant en elle, la solution est aussi en elle… Conséquences possibles : elle se fâche avec toutes sa famille. Et cherche en elle-même la solution à tous ses problèmes, sans la trouver.
Avec un peu de chance, le psy sera une personne attentive, chaleureuse et compréhensive, et on trouvera auprès d'elle un soutien psychologique de type amical ou parental, connaissances psychologiques en sus.
5/La cinquième, c’est d’aider les autres.
C’est-à-dire qu’on demande à quelqu’un qui se noie de devenir maître nageur.
Effectivement, lorsque la personne aura appris à nager, elle fera probablement un excellent maitre nageur, car elle connaîtra toutes les difficultés et les angoisses du débutant qui patauge et pourra aider ceux qui sont aux prises aux difficultés terribles qu'elle a traversées elle-même, et dont elle se souvient. Mais il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs.
Pour l'instant, la personne n'est pas encore sortie de l’eau… elle a besoin d'être aidée avant de pouvoir aider les autres.
Il faut chercher un peu plus loin. Pourquoi a-t-on envie de mourir ?
1/Parce qu’on a la sensation de mener une existence absurde, de dériver sans but : on ne voit pas l'intérêt de vivre, sachant qu'il faudra mourir un jour.
2/Parce qu’on souffre horriblement, et qu’on suppose - ce n'est qu'une supposition - que le suicide est un point final qui résout tous les problèmes.
3/Parce qu’on croit que la mort est une grande aventure.
Les psychanalystes insistent souvent sur la nécessité de « donner du sens » à sa vie… Le problème, c’est que si l’on « donne » du sens sur la vie, ça veut dire qu’en réalité, elle n’en a pas, et qu’il faut lui en rajouter artificiellement pour la rendre supportable…
Bien sûr certaines personnes ont des raisons plus « valables » que d’autres de sombrer dans la dépression. Mais la cause profonde d’une dépression n’est pas à chercher dans les circonstances qui semblent l’expliquer. La perte d’un emploi, d’un être cher, des souffrances subies dans l’enfance… sont plutôt des facteurs déclenchant.
La vraie raison d’un état dépressif qui dure plusieurs années est à chercher dans nos croyances.
C’est ce que nous croyons de nous-même, de la vie et de la mort qui nous rend dépressif – ou pas. Les personnes qui gardent toujours la tête hors de l’eau sont celles dont les croyances les protègent. Cela ne veut pas dire qu’il suffit de se répéter à longueur de journée « la vie est belle » pour y croire… (d’autant que ce n’est pas tout à fait vrai : même pour quelqu’un qui n’est pas dépressif, la vie ressemble plus à un examen qu'à des vacances…) Pour être protégé contre la dépression, il faut croire sincèrement, honnêtement aux croyances qui en protègent.
Autrement dit, il faut avoir trouvé le sens de la vie.
Libellés :
Suicide
Que peut-on espérer des médicaments ?
Prendre des médicaments pour aller (miraculeusement) mieux est un geste très compréhensible, et d'ailleurs souvent encouragé par les médecins.
On a tous envie de croire que la solution est aussi simple, aussi évidente qu'une pilule à avaler avec un verre d'eau...
Mais au fond, comme toujours, la "solution" immédiate et facile n'est pas la bonne. D'ailleurs qui aurait l'idée de soigner le choléra par une psychanalyse ?... Soigner une dépression, autrement dit de la tristesse, par des médicaments est tout aussi inapproprié.
Bien sûr, on reçoit un certain soulagement de ces médicaments. Exactement comme n'importe quelle personne qui est accro à l'alcool, la cigarette ou la drogue. La différence, c'est que le fournisseur de drogue est un individu louche, tandis que le docteur qui prescrit des antidépresseurs est un personnage respectable. Mais les buts - un bien-être éphémère - et les moyens - une substance euphorisante dont on devient dépendant à la longue - sont très comparables...
Ce que font les médicaments, les cigarettes et les drogues, c'est voiler le problème. L'occulter derrière un voile de fumée et d'euphorie artificielle. Malheureusement, ils ne font pas que cela : ils créent aussi un autre problème, un nouveau problème.
Prenons le cas d'une personne angoissée. Pour calmer ses angoisses, elle se met à boire. Au bout d'un certain temps, elle n'a plus un problème, mais deux problèmes :
- son problème d'angoisse, qui n'a pas disparu.
- un problème d'alcool, qui est venu s'y ajouter.
Les solutions de facilité ne sont des solutions qu'au court terme. Au long terme, elles créent de nouveaux problèmes, des problèmes parfois extrêmement graves.
C'est comme une mauvaise herbe. Les médicaments (ou autres) la recouvrent d'une bâche qui la dissimule au regard, mais qui en même temps la protège. Le jardinier ne peut plus l'arracher, parce qu'il ne la voit pas.
La dépression, l'angoisse, la folie... ne sont pas à cacher, mais à déraciner.
On a tous envie de croire que la solution est aussi simple, aussi évidente qu'une pilule à avaler avec un verre d'eau...
Mais au fond, comme toujours, la "solution" immédiate et facile n'est pas la bonne. D'ailleurs qui aurait l'idée de soigner le choléra par une psychanalyse ?... Soigner une dépression, autrement dit de la tristesse, par des médicaments est tout aussi inapproprié.
Bien sûr, on reçoit un certain soulagement de ces médicaments. Exactement comme n'importe quelle personne qui est accro à l'alcool, la cigarette ou la drogue. La différence, c'est que le fournisseur de drogue est un individu louche, tandis que le docteur qui prescrit des antidépresseurs est un personnage respectable. Mais les buts - un bien-être éphémère - et les moyens - une substance euphorisante dont on devient dépendant à la longue - sont très comparables...
Ce que font les médicaments, les cigarettes et les drogues, c'est voiler le problème. L'occulter derrière un voile de fumée et d'euphorie artificielle. Malheureusement, ils ne font pas que cela : ils créent aussi un autre problème, un nouveau problème.
Prenons le cas d'une personne angoissée. Pour calmer ses angoisses, elle se met à boire. Au bout d'un certain temps, elle n'a plus un problème, mais deux problèmes :
- son problème d'angoisse, qui n'a pas disparu.
- un problème d'alcool, qui est venu s'y ajouter.
Les solutions de facilité ne sont des solutions qu'au court terme. Au long terme, elles créent de nouveaux problèmes, des problèmes parfois extrêmement graves.
C'est comme une mauvaise herbe. Les médicaments (ou autres) la recouvrent d'une bâche qui la dissimule au regard, mais qui en même temps la protège. Le jardinier ne peut plus l'arracher, parce qu'il ne la voit pas.
La dépression, l'angoisse, la folie... ne sont pas à cacher, mais à déraciner.
Questions sans réponses
Se pose-t-on des questions parce qu'on est déprimé, ou le contraire ? Beaucoup pensent et disent que c’est parce qu’on va mal qu’on se pose des questions existentielles : on ne s'interrogerait que parce qu'on souffre.
En réalité ce serait plutôt l’inverse : on réfléchit sur le sens de la vie, on bute très vite contre un mur d’obscurité, et c’est cette désespérante absence de réponse qui conduit à la dépression, aux angoisses… et parfois à la folie (qui n’est pas si rédhibitoire que ça, d’ailleurs : on peut avoir des bouffées délirantes plus ou moins longues et retrouver par la suite une complète stabilité psychologique.)
Mais pourquoi les questions qu’on se pose ne trouvent-elles pas de réponses ?...
En fait, trois cas sont possibles :
1/On fait tout pour occulter, oublier les questions qui nous taraude.
2/Les questions qui nous tracasse sont mal posées.
3/Nos questions sont bien posées, mais on ne cherche pas leurs réponses au bon endroit.
Dans le premier cas, on est persuadé que le problème, ce n’est pas l’absence de réponse, mais la question en elle-même, qui serait illégitime et n'aurait pas lieu d'être. Du coup, on ne veut même pas faire l’effort de chercher… dans ces conditions, il est évident qu'on ne trouvera jamais.
Dans le deuxième cas, il y a un gros travail à faire pour débroussailler, éclaircir le problème. Une question dont on ne trouve nulle part la réponse est bien souvent une question mal posée : si on arrive à la remettre à l’endroit, à l’assainir… on aura une petite idée d’où l’on peut chercher la réponse. Ce travail de mise au point demander de regarder sa question sous un autre angle, de l’envisager sous un jour différent, d’élargir le contexte : la solution étant toujours à chercher en dehors du problème, il est bon de prendre un peu de recul, et de regarder autour de la question.
Dans le troisième cas, on cherche et cherche la réponse, sans la trouver… Et peut-être qu’elle est juste à côté de nous, ou du moins qu'elle n'est pas très loin, mais à un endroit où de soi-même, on n'aurait jamais l’idée d'aller voir.
En réalité ce serait plutôt l’inverse : on réfléchit sur le sens de la vie, on bute très vite contre un mur d’obscurité, et c’est cette désespérante absence de réponse qui conduit à la dépression, aux angoisses… et parfois à la folie (qui n’est pas si rédhibitoire que ça, d’ailleurs : on peut avoir des bouffées délirantes plus ou moins longues et retrouver par la suite une complète stabilité psychologique.)
Mais pourquoi les questions qu’on se pose ne trouvent-elles pas de réponses ?...
En fait, trois cas sont possibles :
1/On fait tout pour occulter, oublier les questions qui nous taraude.
2/Les questions qui nous tracasse sont mal posées.
3/Nos questions sont bien posées, mais on ne cherche pas leurs réponses au bon endroit.
Dans le premier cas, on est persuadé que le problème, ce n’est pas l’absence de réponse, mais la question en elle-même, qui serait illégitime et n'aurait pas lieu d'être. Du coup, on ne veut même pas faire l’effort de chercher… dans ces conditions, il est évident qu'on ne trouvera jamais.
Dans le deuxième cas, il y a un gros travail à faire pour débroussailler, éclaircir le problème. Une question dont on ne trouve nulle part la réponse est bien souvent une question mal posée : si on arrive à la remettre à l’endroit, à l’assainir… on aura une petite idée d’où l’on peut chercher la réponse. Ce travail de mise au point demander de regarder sa question sous un autre angle, de l’envisager sous un jour différent, d’élargir le contexte : la solution étant toujours à chercher en dehors du problème, il est bon de prendre un peu de recul, et de regarder autour de la question.
Dans le troisième cas, on cherche et cherche la réponse, sans la trouver… Et peut-être qu’elle est juste à côté de nous, ou du moins qu'elle n'est pas très loin, mais à un endroit où de soi-même, on n'aurait jamais l’idée d'aller voir.
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