Ce blog est riche : il contient actuellement 666 messages (non, je n'appartiens pas à une secte satanique, c'est ce qu'on appelle une coïncidence). Vous avez donc de quoi lire.
Et en parlant de satanisme, ne vous pressez pas de diaboliser ceux qui, à vos yeux, sont "les méchants". Toute communauté a "ses méchants", et d'une communauté à l'autre, ce ne sont jamais exactement les mêmes.
Quel rapport avec la dépression ?...
Quand on diabolise une personne ou un groupe de personnes, on s'interdit de croire à ce qu'il(s) croi(en)t. Alors même que des gens qui sont dans l'erreur peuvent être dans le vrai sur certains points - personne ne se trompe systématiquement sur tout.
Si vous aimez la vérité, elle vous revient de droit... où que vous la trouviez.
Bien sûr, il est important de prendre en compte la source de l'idée, la personnalité de celui qui parle - par exemple quand c'est un tueur en série qui parle (au hasard, le docteur Sigmund Freud) il est important de prendre en compte cet important paramètre.
Mais moi, je n'ai pas de momie artisanale dans mon bureau ni de squelette dans mes placards - juste une bouteille d'huile d'olive, du piment de Cayenne, des pâtes au blé complet et du beurre bio de cacahuète (vous saurez tout !)
Ainsi, donc, si vous n'êtes pas d'accord avec certains des points de vue que j'exprime, ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain : parmi les nombreuses idées que vous trouverez dans ce blog, il y a certainement que vous pouvez accepter - et celles que vous pouvez accepter peuvent vous aider... Vous n'êtes pas obligé de tout prendre ou de tout rejeter en bloc.
Il y a deux points particulièrement sensibles que j'aborde dans ce blog, points sur lesquels je n'ai pas beaucoup appuyé mais qui pourraient vous gêner :
1/ La théorie de l'évolution ;
2/ Le féminisme.
Sur le féminisme, je considère que je suis très bien placée pour m'exprimer... car j'ai été une féministe très convaincue, très militante, et j'ai lu d'innombrables livres féministes. J'ai vécu le féminisme dans ma vie et dans ma chair - et je sais qu'il fait mal. Qu'il met en colère. Qu'il est une source inépuisable d'amertume et de confusion identitaire.
Une féministe ne se considère pas vraiment comme une femme... elle se considère comme une féministe. Et, quoi qu'elle en disent, elle est beaucoup moins pour "les droits des femmes" que pour "les droits des femmes féministes".
Alors, certes, si l'idéologie féministe était véridique, il faudrait passer par dessus ses désagréables effets secondaires. La vérité est la vérité : quelle qu'elle soit, il faut y croire.
Mais l'idéologie féministe est tissée de sophismes, d'approximations, et de paralogismes. Non seulement elle est mauvaise pour le moral, mauvaise pour le couple, amouricide en quelque sorte, mais elle est aussi fausse.
Dans ce blog, je n'en parle que sous l'angle de ses effets... mais en tant que théorie, elle ne vaut pas tripette.
Quant à la théorie de l'évolution, comme tout le monde je suis née dedans. Comme tout le monde, j'ai l'ai étudiée à l'école. Comme tout le monde, j'ai cru que j'étais la cousine dégénérée d'un singe (vous savez, l'ancêtre commun...) et ça me déprimait grandement, même si je ne faisais pas le lien.
Quoi qu'en disent les évolutionnistes, se voir en grand singe n'augmente pas l'estime et le respect de soi... ceci dit sans insulter les singes, qui sont des animaux fort sympathiques - quoique je préfère les chats, les hippopotames, les autruches et les canards. Mais je m'égare.
Et puis, un jour, j'ai commencé à me renseigner.
J'ai lu Darwin.
J'ai lu aussi les scientifiques qui montrent les failles de la théorie de l'évolution (il y en a beaucoup, mais ils ne sont pas traduits en français).
Je ne vais pas m'étendre ici sur les incohérences de la théorie évolutionniste - ce n'est pas le sujet de ce blog - mais j'aimerais juste que vous fassiez la différence entre :
1/ Le fait de ne pas croire, ou plutôt de ne plus croire, à la théorie de l'évolution ;
2/ Le fait d'appartenir ou de militer pour une secte.
Là je m'adresse au tout petit nombre de lecteurs (depuis l'ouverture de ce blog, à ma connaissance il y en a eu trois ou quatre) qui s'imaginent que je "suis" une secte :
Réfléchissez deux minutes : si je militais pour une secte, ça se verrait- pour militer pour quelque chose, ou pour recruter pour quelque chose, il faut en parler un minimum, non ?...
Comment peut-on militer pour disons, la scientologie, sans jamais prononcer le mot "scientologie" ?...
D'une manière générale, comment peut-on promouvoir une organisation, quelle qu'elle soit, sans jamais la nommer, ni directement, ni indirectement ?
Vous savez bien que c'est impossible.
Alors ne laissez pas la peur de l'Autre, cette tendance innée à diaboliser ceux que l'on considère comme différents de soi, soit parce qu'ils n'ont pas la même couleur de peau, soit parce qu'ils ne partagent pas les mêmes croyances, obscurcir votre intelligence.
En parlant de scientologie, voici le livre d'un ex-adepte - je ne l'ai pas lu, mais il a l'air intéressant :
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Affichage des articles dont le libellé est Mode d'emploi de ce blog. Afficher tous les articles
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09 mai 2010
26 décembre 2009
Mode d'emploi de ce blog - les commentaires
Tous les commentaires sont les bienvenus.
Les seuls que je censure sont ceux qui disent : "Ce blog est nul et je vais me suicider quand même", ou l'équivalent.
En général, je ne réponds pas aux commentaires par des commentaires, mais par des posts. Parfois rapidement, parfois plus tard.
Là, par exemple, je me dis que je devrais faire un post pour répondre à la question d'un internaute, qui était : "J'ai l'impression que je serai toujours déprimé, que je ne m'en sortirai jamais... est-ce que c'est normal ?"
J'y répondrai, mais parfois il faut du temps.
Les questions trop personnelles (sur ma vie), je comprends très bien que vous les posiez, mais en général je n'y réponds pas. Je parle davantage de moi dans mon livre - il est bientôt fini. Dans quelques mois ou un an vous pourrez le trouver en librairie.
Les seuls que je censure sont ceux qui disent : "Ce blog est nul et je vais me suicider quand même", ou l'équivalent.
En général, je ne réponds pas aux commentaires par des commentaires, mais par des posts. Parfois rapidement, parfois plus tard.
Là, par exemple, je me dis que je devrais faire un post pour répondre à la question d'un internaute, qui était : "J'ai l'impression que je serai toujours déprimé, que je ne m'en sortirai jamais... est-ce que c'est normal ?"
J'y répondrai, mais parfois il faut du temps.
Les questions trop personnelles (sur ma vie), je comprends très bien que vous les posiez, mais en général je n'y réponds pas. Je parle davantage de moi dans mon livre - il est bientôt fini. Dans quelques mois ou un an vous pourrez le trouver en librairie.
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Mode d'emploi de ce blog
20 décembre 2009
Les limites de ce blog - encore une fois
Je comprends très bien votre curiosité, chers lecteurs - vous aimeriez mieux comprendre comment j'interprète, comprends mon passé, et donc aussi à quoi ressemble ma vie actuellement, ou du moins, quel sens je lui donne.
Mais quand vous vous posez ce genre de question, vous sortez des limites de ce blog - autrement dit, vous ne trouverez pas la réponse dans le blog.
Et moi, quand je me laisse aller à vous répondre un peu sur ces points-là (comme je l'ai fait dans le précédent post, en parlant de l'ignorance et de l'orgueil), je dépasse aussi les limites que je m'étais fixée dès le départ, et qui sont de bonnes limites.
Il y a des réponses qui n'ont d'intérêt que lorsqu'on les trouve soi-même ; on ne les écoute, on ne les prend au sérieux, que lorsqu'on a cherché la réponse. Vraiment cherché.
Non, ce n'est pas de la rétention d'information.
Et ce n'est pas de la condescendance.
Simplement, ce blog a des limites - des limites prédéterminées. Et si vous vous posez des questions auxquelles ce blog ne répond pas (et quelque part c'est bien le but), je ne peux que vous conseiller de chercher.
Ailleurs.
(Vous pouvez lire les autres articles sur le sujet "Mode d'emploi de ce blog", si voulez mieux comprendre ce que je veux dire.)
Mais quand vous vous posez ce genre de question, vous sortez des limites de ce blog - autrement dit, vous ne trouverez pas la réponse dans le blog.
Et moi, quand je me laisse aller à vous répondre un peu sur ces points-là (comme je l'ai fait dans le précédent post, en parlant de l'ignorance et de l'orgueil), je dépasse aussi les limites que je m'étais fixée dès le départ, et qui sont de bonnes limites.
Il y a des réponses qui n'ont d'intérêt que lorsqu'on les trouve soi-même ; on ne les écoute, on ne les prend au sérieux, que lorsqu'on a cherché la réponse. Vraiment cherché.
Non, ce n'est pas de la rétention d'information.
Et ce n'est pas de la condescendance.
Simplement, ce blog a des limites - des limites prédéterminées. Et si vous vous posez des questions auxquelles ce blog ne répond pas (et quelque part c'est bien le but), je ne peux que vous conseiller de chercher.
Ailleurs.
(Vous pouvez lire les autres articles sur le sujet "Mode d'emploi de ce blog", si voulez mieux comprendre ce que je veux dire.)
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Mode d'emploi de ce blog
12 août 2009
Les limites [du développement personnel, de ce blog, de la philosophie]
[en réponse à un avis intéressant]
Les idées que je présente ici ne constituent pas un mode d'emploi de l'existence.
Tout au plus ses prémisses.
Le développement personnel - qui constitue la part la plus consistante et la plus utile de la philosophie - offre certes d'excellents conseils, et des idées de grandes valeurs, mais ces conseils et ces idées ne sont pas assez puissants ou pas assez globaux pour faire passer un individu du désarroi à la clarté.
D'ailleurs l'être humain a besoin de plus que d'idées : ce sont aussi les émotions et les expériences spirituelles qui le nourrissent.
Autrement dit, ce blog n'est pas ou n'est pas seulement un point d'arrivée, c'est aussi et surtout un point de départ.
Il ne suffit pas de savoir qu'on est responsable et d'agir en conséquence, il faut aussi savoir ce qui est bien et ce qui est mal. Il ne suffit pas de savoir ce qu'on aime et veut faire, il faut aussi savoir pourquoi on est né. Il ne suffit pas de comprendre qu'il n'y a pas de hasard, il faut aussi savoir pour quelle raison majeure ce qui nous arrive nous arrive.
ça peut paraître trop compliqué ou inaccessible... Qui peut savoir tout ça ? Mais l'important n'est pas dans les détails, mais dans le cadre général. Peu importe qu'on ignore pourquoi on a trébuché sur cette pierre, tant qu'on connaît la signification de la souffrance, de toute souffrance. Son interprétation correcte.
Certains lecteurs vont être choqués par mon ton dogmatique. Je m'excuse par avance d'avoir l'air radicale. Je veux seulement vous aider à prendre conscience que ce blog est un ponton et qu'un jour ou l'autre, il faut prendre le bateau - autrement dit, chercher plus loin que la philosophie ou le développement personnel.
Si vous avez confiance dans les livres, ne perdez pas confiance. Simplement, élargissez vos lectures. Osez des rayons de librairie que vous n'avez pas encore explorés.
Le développement personnel ne peut muscler que l'équivalent (invisible) des jambes. Mais le coeur et l'âme ont aussi besoin d'exercices. Si vous êtes athée, le mot "âme" certainement vous bloque, voire vous révulse - comme il me révulsait à l'époque lointaine où je pensais que la religion, toute religion, n'était qu'une béquille.
On peut s'enfermer dans une religion maniaque et irrationnelle, mais l'athéisme est lui aussi une limite.
Qui veut goûter au vrai bonheur doit accepter que l'autarcie n'est pas une solution. Parce qu'on n'a pas décidé de l'heure de sa naissance, ni d'ailleurs de sa naissance tout court, il devrait être évident pour tout le monde qu'on ne contrôle pas tout, et qu'on ne pourra jamais tout contrôler. Ni le début, ni la fin - ni même ce qu'il y a au milieu.
Le contraire de l'autarcie, c'est d'assumer et d'avouer et de vivre sa dépendance.
Mais cette dépendance, elle n'est pas à l'égard des gens, des autres, qui au fond sont tout aussi faibles et dépendants que nous le sommes, mais à l'égard de la source invisible qui nous nourrit, littéralement.
Cependant je ne vous conseille pas de vous joindre de but en blanc à une religion, n'importe laquelle.
Par contre, je vous conseille de chercher dans cette direction-là, non en partant du principe que vous devrez sacrifier votre raison et votre logique pour un réconfort moral, mais en partant du principe que vous ne devez renoncer à rien de précieux.
Notre logique est ce qui fait de nous des êtres humains ; comment pourrions-nous gagner quelque chose de valable en y renonçant ?...
Choisir entre sa tête et son cœur est un dilemme aussi cruel et absurde que choisir entre sa jambe gauche et son bras droit. Si beaucoup s'y croient contraints, je vous garantis que vous ne l'êtes pas.
La promesse implicite de beaucoup d'auteurs de développement personnel, c'est qu'en suivant leurs conseils et en mettant en pratique leurs idées, on trouvera un bonheur solide et durable.
Mais combien de lecteurs enthousiastes ont expérimenté, après un flot d'euphorie, une rechute dans la souffrance, rechute dont souvent ils s'accusent eux-mêmes ?
Combien, jusqu'à aujourd'hui, enchaînent livre sur livre pour garder vivant un fragile optimisme, pour lui insuffler une vitalité provisoire et artificielle ?
Est-ce eux qui ont un problème, une faille, une insuffisance intime qui les empêchent de profiter de sages conseils - ou est-ce la promesse, trop ambitieuse, qui ne peut être tenue ?...
Ils sont trop nombreux à surnager et survivre sans jamais toucher terre (malgré leurs innombrables lectures) pour que le problème vienne d'eux.
Le problème ne vient pas non plus du développement personnel.
Le problème vient des attentes - explicites ou implicites - qu'on projette sur le développement personnel. Le problème vient des promesses que certains auteurs peu scrupuleux osent faire, alors qu'ils savent très bien qu'ils sont incapables de les tenir.
Le développement personnel aide à vivre mieux - mais il ne nous dit pas pourquoi nous sommes là, sur cette terre. Le développement personnel nous aide à vivre plus - mais il ne nous prépare pas à la mort, et pourtant, comment le sens de la vie pourrait-il nous être donné en dehors du sens de la mort ?...
Notre existence est entourée par... quoi ? La nuit, la mort. Pour vivre pleinement l'une il faut comprendre l'autre.
Mais je reviens au sujet de ce post : si vous êtes un habitué du développement personnel, et que celui-ci n'a pas réussi à vous rendre heureux, ne vous accusez pas.
Le développement personnel a des limites.
La philosophie a des limites.
Ce blog a des limites.
Le secret de la vie heureuse est à chercher là où la logique et le coeur se rejoignent, là où les deux côtés de l'être humain (sa part de rigueur et sa part d'émotion) fusionnent, là où finissent les restrictions et les limites, là où les "mais" et les "peut-être" laissent place à une certitude rassurante et rationnelle.
Les idées que je présente ici ne constituent pas un mode d'emploi de l'existence.
Tout au plus ses prémisses.
Le développement personnel - qui constitue la part la plus consistante et la plus utile de la philosophie - offre certes d'excellents conseils, et des idées de grandes valeurs, mais ces conseils et ces idées ne sont pas assez puissants ou pas assez globaux pour faire passer un individu du désarroi à la clarté.
D'ailleurs l'être humain a besoin de plus que d'idées : ce sont aussi les émotions et les expériences spirituelles qui le nourrissent.
Autrement dit, ce blog n'est pas ou n'est pas seulement un point d'arrivée, c'est aussi et surtout un point de départ.
Il ne suffit pas de savoir qu'on est responsable et d'agir en conséquence, il faut aussi savoir ce qui est bien et ce qui est mal. Il ne suffit pas de savoir ce qu'on aime et veut faire, il faut aussi savoir pourquoi on est né. Il ne suffit pas de comprendre qu'il n'y a pas de hasard, il faut aussi savoir pour quelle raison majeure ce qui nous arrive nous arrive.
ça peut paraître trop compliqué ou inaccessible... Qui peut savoir tout ça ? Mais l'important n'est pas dans les détails, mais dans le cadre général. Peu importe qu'on ignore pourquoi on a trébuché sur cette pierre, tant qu'on connaît la signification de la souffrance, de toute souffrance. Son interprétation correcte.
Certains lecteurs vont être choqués par mon ton dogmatique. Je m'excuse par avance d'avoir l'air radicale. Je veux seulement vous aider à prendre conscience que ce blog est un ponton et qu'un jour ou l'autre, il faut prendre le bateau - autrement dit, chercher plus loin que la philosophie ou le développement personnel.
Si vous avez confiance dans les livres, ne perdez pas confiance. Simplement, élargissez vos lectures. Osez des rayons de librairie que vous n'avez pas encore explorés.
Le développement personnel ne peut muscler que l'équivalent (invisible) des jambes. Mais le coeur et l'âme ont aussi besoin d'exercices. Si vous êtes athée, le mot "âme" certainement vous bloque, voire vous révulse - comme il me révulsait à l'époque lointaine où je pensais que la religion, toute religion, n'était qu'une béquille.
On peut s'enfermer dans une religion maniaque et irrationnelle, mais l'athéisme est lui aussi une limite.
Qui veut goûter au vrai bonheur doit accepter que l'autarcie n'est pas une solution. Parce qu'on n'a pas décidé de l'heure de sa naissance, ni d'ailleurs de sa naissance tout court, il devrait être évident pour tout le monde qu'on ne contrôle pas tout, et qu'on ne pourra jamais tout contrôler. Ni le début, ni la fin - ni même ce qu'il y a au milieu.
Le contraire de l'autarcie, c'est d'assumer et d'avouer et de vivre sa dépendance.
Mais cette dépendance, elle n'est pas à l'égard des gens, des autres, qui au fond sont tout aussi faibles et dépendants que nous le sommes, mais à l'égard de la source invisible qui nous nourrit, littéralement.
Cependant je ne vous conseille pas de vous joindre de but en blanc à une religion, n'importe laquelle.
Par contre, je vous conseille de chercher dans cette direction-là, non en partant du principe que vous devrez sacrifier votre raison et votre logique pour un réconfort moral, mais en partant du principe que vous ne devez renoncer à rien de précieux.
Notre logique est ce qui fait de nous des êtres humains ; comment pourrions-nous gagner quelque chose de valable en y renonçant ?...
Choisir entre sa tête et son cœur est un dilemme aussi cruel et absurde que choisir entre sa jambe gauche et son bras droit. Si beaucoup s'y croient contraints, je vous garantis que vous ne l'êtes pas.
La promesse implicite de beaucoup d'auteurs de développement personnel, c'est qu'en suivant leurs conseils et en mettant en pratique leurs idées, on trouvera un bonheur solide et durable.
Mais combien de lecteurs enthousiastes ont expérimenté, après un flot d'euphorie, une rechute dans la souffrance, rechute dont souvent ils s'accusent eux-mêmes ?
Combien, jusqu'à aujourd'hui, enchaînent livre sur livre pour garder vivant un fragile optimisme, pour lui insuffler une vitalité provisoire et artificielle ?
Est-ce eux qui ont un problème, une faille, une insuffisance intime qui les empêchent de profiter de sages conseils - ou est-ce la promesse, trop ambitieuse, qui ne peut être tenue ?...
Ils sont trop nombreux à surnager et survivre sans jamais toucher terre (malgré leurs innombrables lectures) pour que le problème vienne d'eux.
Le problème ne vient pas non plus du développement personnel.
Le problème vient des attentes - explicites ou implicites - qu'on projette sur le développement personnel. Le problème vient des promesses que certains auteurs peu scrupuleux osent faire, alors qu'ils savent très bien qu'ils sont incapables de les tenir.
Le développement personnel aide à vivre mieux - mais il ne nous dit pas pourquoi nous sommes là, sur cette terre. Le développement personnel nous aide à vivre plus - mais il ne nous prépare pas à la mort, et pourtant, comment le sens de la vie pourrait-il nous être donné en dehors du sens de la mort ?...
Notre existence est entourée par... quoi ? La nuit, la mort. Pour vivre pleinement l'une il faut comprendre l'autre.
Mais je reviens au sujet de ce post : si vous êtes un habitué du développement personnel, et que celui-ci n'a pas réussi à vous rendre heureux, ne vous accusez pas.
Le développement personnel a des limites.
La philosophie a des limites.
Ce blog a des limites.
Le secret de la vie heureuse est à chercher là où la logique et le coeur se rejoignent, là où les deux côtés de l'être humain (sa part de rigueur et sa part d'émotion) fusionnent, là où finissent les restrictions et les limites, là où les "mais" et les "peut-être" laissent place à une certitude rassurante et rationnelle.
10 juillet 2009
Que faut-il faire pour sortir de dépression ? (Un mode d'emploi de ce blog)
"On croit trouver l'action qui va nous permettre de sortir de cette tristesse quotidienne et puis on se rend compte que ça ne change rien ou alors un court instant."
Que faut-il faire quand on s'aperçoit qu'une "solution" ne marche pas ?
En essayer tout de suite une autre.
Une plus ambitieuse.
Si un petit changement ne suffit pas, il en faut un plus grand.
Ou du moins, il en faut un d'un autre genre. Et surtout, ne pas se décourager, persévérer.
Mais comme ce conseil est (je l'avoue) très vague, je vais pour une fois vous en donner de plus précis.
Je m'adresse à vous, cher lecteur ou lectrice et ami(e), soit que vous passiez pour ce blog pour la première fois, soit que vous soyez un vieil habitué.
Ce blog est un outil qui peut être très, très utile, mais encore faut-il connaître la manière la plus efficace de s'en servir.
Voici trois erreurs fréquentes :
TROIS ERREURS FREQUENTES
1/ La première erreur, c'est de croire que seuls les messages les plus récents peuvent vous apporter quelque chose. Il n'en est rien. Les problèmes abordés dans ce blog ne sont pas comme les oeufs : ils ne sont pas datés, ni périssables. Chaque post reflète mon évolution psychologique, intellectuelle et spirituelle et mes lectures à un moment précis du temps : quand vous remontez dans le temps, vous abordez des strates différentes, à la composition différente.
Peut-être que ce qui vous serez le plus utile maintenant, au stade où vous, vous en êtes actuellement, est enfoui dans les archives de 2006 ou de 2007.
De plus, les posts les plus anciens sont plus empathiques que les derniers, parce qu'à l'époque, je me souvenais mieux de l'état dépressif, que j'avais quitté peu de temps auparavant - (plus ça va, plus j'ai tendance à oublier...) Si vous voulez vous sentir compris, vous avez donc intérêt à fouiller dans les archives.
Dans les plus anciens posts, vous trouverez aussi une utilisation différente du vocabulaire : à l'époque, je n'utilisais pas, ou presque pas, le mot de "dépression", persuadée qu'il n'aidait pas mais au contraire enfonçait dans ce qu'il désigne.
J'en suis toujours persuadée, même si maintenant je me suis résignée à l'employer (dans la mesure où tout le monde l'emploie et que la priorité est de se faire comprendre). Pour apprendre à penser vos états d'âme sans ce mot maléfique de dépression, je vous conseille donc de lire les plus vieux posts : ils vous aideront à conceptualiser autrement votre mal-être.
2/ La deuxième erreur, c'est de lire ce blog et c'est tout.
Or, si vous avez regardez à droite, vous savez qu'il y a une rubrique "ebooks gratuits à télécharger" et "conseils de lecture" (ou bibliothérapie, je ne sais plus).
Si vous voulez vraiment vous aider vous-même - ce qui est le concept de base du développement personnel - lisez les ebooks gratuits et achetez les livres conseillés.
Et ne croyez surtout pas que ce soit un détail.
Ces livres conseillés sont extrêmement importants et utiles - c'est pour ça que je vous les conseille. Ils peuvent faire une différence dans votre vie.
3/ La troisième erreur, c'est de lire un livre conseillé ou deux et c'est tout.
Considérez que vous avez ou même que vous êtes une balance.
Le plateau de gauche (celui de la dépression) est chargé d'innombrables idées, croyances, images, souvenirs, etc. ; le plateau de droite (celui du bonheur) est quasiment vide !
Si vous voulez qu'il l'emporte, ce plateau du bonheur, vous devez le remplir, le charger d'un maximum d'idées, c'est-à-dire concrètement d'un maximum de livres.
Ne lisez pas un livre conseillé ou deux : lisez les tous.
N'ayez pas peur de saturer votre esprit d'idées nouvelles et déstabilisantes : c'est le but ! si vous vous sentez mal à l'aise et nauséeux, secoué par les idées différentes et inhabituelles que vous découvrez, alors, vous êtes dans la bonne voie !... Et ne croyez pas que la voie des lectures soit le chemin de la facilité : il est au contraire très difficile de faire la démarche de se procurer et de lire des livres plein d'idées auxquelles vous n'êtes pas habitué. C'est même l'une des choses les plus difficiles qui soit. Et je parle très sérieusement, d'après mon expérience. Mais c'est aussi ce qui rapporte le plus... à long terme.
Et pour conclure : mettez vos commentaires et vos questions, ça rend service à tout le monde (à vous, à moi, aux autres lecteurs qui ont les mêmes questions que vous mais qui ne les posent pas).
Que faut-il faire quand on s'aperçoit qu'une "solution" ne marche pas ?
En essayer tout de suite une autre.
Une plus ambitieuse.
Si un petit changement ne suffit pas, il en faut un plus grand.
Ou du moins, il en faut un d'un autre genre. Et surtout, ne pas se décourager, persévérer.
Mais comme ce conseil est (je l'avoue) très vague, je vais pour une fois vous en donner de plus précis.
Je m'adresse à vous, cher lecteur ou lectrice et ami(e), soit que vous passiez pour ce blog pour la première fois, soit que vous soyez un vieil habitué.
Ce blog est un outil qui peut être très, très utile, mais encore faut-il connaître la manière la plus efficace de s'en servir.
Voici trois erreurs fréquentes :
TROIS ERREURS FREQUENTES
1/ La première erreur, c'est de croire que seuls les messages les plus récents peuvent vous apporter quelque chose. Il n'en est rien. Les problèmes abordés dans ce blog ne sont pas comme les oeufs : ils ne sont pas datés, ni périssables. Chaque post reflète mon évolution psychologique, intellectuelle et spirituelle et mes lectures à un moment précis du temps : quand vous remontez dans le temps, vous abordez des strates différentes, à la composition différente.
Peut-être que ce qui vous serez le plus utile maintenant, au stade où vous, vous en êtes actuellement, est enfoui dans les archives de 2006 ou de 2007.
De plus, les posts les plus anciens sont plus empathiques que les derniers, parce qu'à l'époque, je me souvenais mieux de l'état dépressif, que j'avais quitté peu de temps auparavant - (plus ça va, plus j'ai tendance à oublier...) Si vous voulez vous sentir compris, vous avez donc intérêt à fouiller dans les archives.
Dans les plus anciens posts, vous trouverez aussi une utilisation différente du vocabulaire : à l'époque, je n'utilisais pas, ou presque pas, le mot de "dépression", persuadée qu'il n'aidait pas mais au contraire enfonçait dans ce qu'il désigne.
J'en suis toujours persuadée, même si maintenant je me suis résignée à l'employer (dans la mesure où tout le monde l'emploie et que la priorité est de se faire comprendre). Pour apprendre à penser vos états d'âme sans ce mot maléfique de dépression, je vous conseille donc de lire les plus vieux posts : ils vous aideront à conceptualiser autrement votre mal-être.
2/ La deuxième erreur, c'est de lire ce blog et c'est tout.
Or, si vous avez regardez à droite, vous savez qu'il y a une rubrique "ebooks gratuits à télécharger" et "conseils de lecture" (ou bibliothérapie, je ne sais plus).
Si vous voulez vraiment vous aider vous-même - ce qui est le concept de base du développement personnel - lisez les ebooks gratuits et achetez les livres conseillés.
Et ne croyez surtout pas que ce soit un détail.
Ces livres conseillés sont extrêmement importants et utiles - c'est pour ça que je vous les conseille. Ils peuvent faire une différence dans votre vie.
3/ La troisième erreur, c'est de lire un livre conseillé ou deux et c'est tout.
Considérez que vous avez ou même que vous êtes une balance.
Le plateau de gauche (celui de la dépression) est chargé d'innombrables idées, croyances, images, souvenirs, etc. ; le plateau de droite (celui du bonheur) est quasiment vide !
Si vous voulez qu'il l'emporte, ce plateau du bonheur, vous devez le remplir, le charger d'un maximum d'idées, c'est-à-dire concrètement d'un maximum de livres.
Ne lisez pas un livre conseillé ou deux : lisez les tous.
N'ayez pas peur de saturer votre esprit d'idées nouvelles et déstabilisantes : c'est le but ! si vous vous sentez mal à l'aise et nauséeux, secoué par les idées différentes et inhabituelles que vous découvrez, alors, vous êtes dans la bonne voie !... Et ne croyez pas que la voie des lectures soit le chemin de la facilité : il est au contraire très difficile de faire la démarche de se procurer et de lire des livres plein d'idées auxquelles vous n'êtes pas habitué. C'est même l'une des choses les plus difficiles qui soit. Et je parle très sérieusement, d'après mon expérience. Mais c'est aussi ce qui rapporte le plus... à long terme.
Et pour conclure : mettez vos commentaires et vos questions, ça rend service à tout le monde (à vous, à moi, aux autres lecteurs qui ont les mêmes questions que vous mais qui ne les posent pas).
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