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28 novembre 2014

Un nouveau blog... sur la science ! quel rapport avec le développement personnel ?

Bonjour chers lecteurs et amis,

tout d'abord je m'excuse platement de vous avoir délaissé si longtemps... d'autant que je ne compte pas me montrer plus assidue à l'avenir sur ce blog-ci.

En effet, après plusieurs années axées sur l'écriture de ce blog et de "Marre de la vie", le livre, j'arrive au bout de mon intérêt pour la psychologie et le développement personnel. Ce sont des sujets passionnants mais en ce qui me concerne, j'en ai fait le tour.

Ou pour le dire autrement, je n'ai pas l'impression qu'ils me réservent encore beaucoup de surprises. Je m'y suis passionnée pendant presque 10 ans, j'ai énormément lu sur le sujet, et il faut bien dire que les auteurs se répètent beaucoup dans ce domaine.

Maintenant, c'est à la science que je m'intéresse.

Rien à voir, me direz-vous ?

Si.

En effet, ce qui m'intéressait dans la psychologie et le développement personnel, c'était de défaire les idées fausses qui nous enchaînent, et de découvrir les outils qui permettent de prendre ou reprendre le contrôle sur son existence.

Ce qui m'intéresse dans la science, c'est aussi de défaire les idées fausses qui nous enchaînent.

On parle beaucoup en développement personnel de "croyances limitantes". Ces croyances limitantes ne sont pas toutes individuelles, nées de l'histoire particulière et privée de l'individu. Elles sont aussi collectives, nées de la société, et imposées au nom de la science, justement.

Autrement dit, pour se libérer de toutes les prisons mentales, il n'y a pas qu'un travail personnel à faire... il y a aussi un travail qui porte sur les idées auxquelles on croit parce que tout le monde y croit et qu'elles nous sont présentées comme des vérités scientifiques.

Mon nouveau blog (et le livre qui en résultera) s'intéresse à toutes ces idées fausses et pseudo-scientifiques qui règnent incontestées, et qui nous enchaînent, soit parce qu'étant illogiques, elles tendent à nous abrutir, soit parce qu'elles donnent une image sous-évaluée de l'humanité en général, et de nous-mêmes par contre-coup en particulier.

Je vous invite donc à suivre ce nouveau blog, où je posterai régulièrement. Je pense vraiment que vous y trouverez un bénéfice personnel qui n'est pas seulement d'ordre strictement intellectuel... le développement personnel passe à mon avis par une remise en question de bien plus que l'éducation qu'on a reçu de ses parents ; il passe aussi par une remise en question de l'éducation qu'on a reçu à l'école et de celle qu'on reçoit tous les jours par les médias.

Voici le blog :

http://science-et-logique.blogspot.com/


12 juillet 2014

Le pouvoir de la volonté : une seule bonne décision peut changer radicalement votre vie pour le mieux

Les auteurs de développement personnel (dont moi) proposent une multitude d'outils dont certains sont efficaces et d'autres moins. Ce qui peut parfois nous donner l'illusion que ce qui compte, ce sont les outils.
Mais à quoi sert un outil sans ouvrier ?
A rien.

Le facteur le plus déterminant dans votre vie, celui qui fait la différence entre le bonheur et la dépression, c'est votre volonté - autrement dit, vos décisions.

Prenez de bonnes décisions, et vous vivrez une vie heureuse, féconde, satisfaisante. ça prendra peut-être du temps, mais c'est à ça que vous aboutirez : à la plénitude du bonheur.
Prenez de mauvaises décisions, et vous vivrez une vie étroite, étouffante, affreuse. ça prendra peut-être du temps, mais c'est à ça que vous aboutirez : au vide du désespoir.

Nous avons trop tendance à nous focaliser sur les facteurs extérieurs, ceux sur lesquels on ne peut rien. Mais notre bonheur (ou malheur), à long terme, n'est pas déterminé par eux, mais par nos choix.

Parfois, c'est évident...

On est affreusement déprimé, on prend une bonne décision, et les nuages se dissipent en quelques secondes à peine !

Si vous n'êtes pas d'accord, c'est peut-être que vous ne voyez pas trop ce qu'il faut entendre par "bonne décision". Peut-être que vous n'en avez pas pris assez souvent pour les identifier facilement.

Les bonnes décisions ont au moins deux caractéristiques :

1/ Elles sont réalistes ;
2/ Elles mettent de l'ordre.

Réalistes, c'est-à-dire que vous ne décidez pas de devenir champion olympique en deux semaines.
Elles mettent de l'ordre, c'est-à-dire que vous décidez de mettre en tête de vos priorités ce qui, logiquement, devrait y être.

20 mai 2014

Si vous êtes capable de lacer vos chaussures, vous êtes capable de réaliser vos rêves !

Vous voulez réaliser vos rêves ?
La première chose à faire, c'est de vous convaincre que c'est possible.
Je ne sais plus qui a dit : "Si vous êtes capable de lacer vos chaussures, vous êtes capable de réaliser vos rêves !" Mais comme peut-être, vous ne voyez pas le rapport, je vais essayer de vous l'expliquer...

Quand on lace ses chaussures, on réalise un projet. Bon, d'accord, "projet" c'est un grand mot pour quelque chose d'aussi minime... mais l'essentiel c'est qu'il y a bien deux étapes : l'étape de l'intention et celle de la réalisation. On VEUT et on PEUT ; on VEUT et on OBTIENT.

Comment se fait-il que nous soyons capable de lacer nos chaussures ?

Vous ne vous êtes peut-être jamais la question, et pourtant, c'est une grande question...

Comment se fait-il que non seulement notre corps, mais notre environnement (ici, les lacets et la chaussure) réagissent si docilement à notre intention, à notre projet ?

On veut... et tac, comme par miracle, sans qu'on sache exactement comme on s'y est pris, ça y est, on l'a fait !
On a atteint son objectif !

Vous ne savez pas exactement quels muscles vous avez bougé, ni dans quel ordre. Si vous deviez tout calculer au millimètre près, vous n'y arriverez pas. Il y a donc quelque chose d'assez mystérieux qui est à l'oeuvre. Maxwell Maltz parle de "servomécanisme". C'est un mot intéressant, mais qui n'explique pas comment et pourquoi les choses se plient si docilement à ce servomécanisme.

Par exemple, vous êtes dans une librairie, vous cherchez des livres sur un certain sujet. Il y a 800 ou 900 livres devant vous, vous en prenez un hasard, vous l'ouvrez au hasard, et vous tombez sur le seul passage qui concerne le sujet... non seulement le seul passage du livre en question, mais le seul passage de tous les livres ! Aucun autre n'aborde le sujet qui vous intéresse.

N'est-ce pas étrange ?

C'est pour ça que Goethe a dit : "À partir du moment où quelqu'un s'engage (...) tout l'univers conspire en sa faveur."

Donc même si vous pensez que vous êtes un perdant, que vous n'avez pas ce qu'il faut pour (etc.), prenez conscience que la seule chose qui vous manque, c'est de comprendre qu'il ne vous manque rien !

Vous avez un servomécanisme, puisque vous êtes capable de lacer vos chaussures.
Et Dieu, ou si vous préférez l'univers, favorisera vos entreprises... si seulement vous osez y croire !

Autre remarque : la psychiatrie veut nous faire croire que nous somme des êtres réactifs et passifs programmés par des forces qui nous dépassent, alors que ce que nous sommes essentiellement, c'est des êtres téléologiques : nous fonctionnons bien quand nous poursuivons un but, ou des buts ! Nous avons été créé comme ça, et quand on s'imagine autre chose, on se condamne soi-même au malheur, comme quelqu'un qui prendrait son micro-onde pour un frigo ne pourrait ni s'en servir pour cuire, ni s'en servir pour congeler !

N'ayez pas peur de vous fixer des objectifs ambitieux.
Vous êtes capable de lacer vos chaussures, donc...


"J'ai l'impression de me mentir..." (Une objection valable aux affirmations - et comment résoudre le problème.)

Voici ce que dit une jeune femme sur les affirmations :

"Les affirmations n’ont jamais réussi à me soulager de mon mal être. Je répète ces phrases depuis plus de deux ans, rien n’y fait, je suis toujours la même. Pire, j'ai l’impression d’une menteuse et que je me mens à moi même."

Cette réflexion, ou ce témoignage, est intéressant parce qu'il est typique. Beaucoup de gens ont l'impression de se mentir quand ils se répètent "Je suis heureux" (alors qu'ils sont malheureux) ou "Je suis riche" (alors qu'ils sont fauchés). 

La première chose à remarquer c'est que... oui, en effet, se répéter "je suis heureux" quand on ne l'est pas du tout ou "Je suis riche" quand on est pauvre est un mensonge !

Et les mensonges, mieux vaut les éviter. D'une part, parce qu'on n'arrive pas à y croire, et d'autre part, parce que si on arrivait à y croire, on serait au bord de la crise de folie.

Mais alors, comment faire ?

Il y a deux possibilités :

1/ Choisissez une phrase progressive qui met l'accent sur un processus en cours au lieu de le mettre sur un état statique : "Je suis de plus en plus heureuse", "Je suis engagée dans le processus de devenir de plus en plus heureuse", "Petit à petit, je deviens de plus en plus heureuse".

2/ Ou choisissez une phrase qui concerne le futur (daté!) et non le présent : "En 2015, ou avant, je serai extrêmement heureuse". 

On peut bien sûr combiner les deux approches : "En 2015, ou avant, je deviendrai de plus en plus heureuse".

Là, il n'y a plus l'ombre d'un mensonge ! 

Le futur étant inconnu, on ne peut pas mentir à son propos... on ne peut mentir qu'à propos du passé et du présent.

Maintenant, si vous voulez rendre la méthode Coué encore plus efficace, remplacez vos affirmations par des offirmations (questions en "pourquoi", en "et si" et en "nous").

Ce qui nous donne :

Et si nous étions de plus en plus heureux ?
Pourquoi est-ce que nous sommes de plus en plus heureux ?
Pourquoi est-ce qu'en 2015, ou avant, nous serons extrêmement heureux ?

Essayez : vous verrez, ça marche très très bien !

17 mai 2014

L'espoir : qu'est-ce que c'est ? A quoi ça sert ? Dans quels magasins peut-on s'en procurer ?

L'espoir est (d'après le logiciel antidote) "Le fait d’attendre quelque chose avec confiance." Quelque chose de positif bien sûr... ce n'est pas le fait d'attendre un accident mortel avec confiance. D'après un proverbe, l'espoir fait vivre. Explication d'antidote : quand on a de l'espoir, on a le courage d'endurer les pires épreuves.

L'espoir est donc ce qui nous fait supporter les difficultés de la vie. Ne serait-ce que pour cela, il est bon d'en faire d'amples provisions dans les magasins où on en trouve...

Mais l'espoir ne joue pas seulement ce rôle.

L'espoir est aussi le moteur qui se cache derrière toutes les actions ambitieuses.

Est-ce qu'on cherche à réaliser ses rêves, quand on n'a pas l'espoir que ça marche ?

Non.

L'espoir est l'ingrédient numéro un de l'audace comme de l'endurance.

Le question est donc : comment s'en procurer quand on en manque ???

Réponse : en se posant les bonnes questions.

En effet si vous (ou si Barthélémy) manquez d'espoir, c'est parce que vous (ou lui) se pose systématiquement des questions désespérantes.

Exemples : "Pourquoi est-ce que c'est si difficile ? Et si je me faisais virer ? Pourquoi est-ce que ça marche pour les autres, et jamais pour moi ?"

Vous me direz peut-être qu'il n'est pas possible de supprimer ces questions négatives... Elles viennent sans qu'on les invite !

C'est vrai. On ne peut pas les supprimer.

Mais si vous installez là où elles habitent des questions incompatibles avec elles, elles finiront par quitter les lieux d'elles-mêmes. Le but n'est donc pas de supprimer ces questions négatives, mais d'installer des questions positives qui se chargeront d'elles-mêmes de les faire fuir.

Il faut que je vous confie quelque chose. Je suis pessimiste à la base. Mon optimisme, autrement dit mon espoir, est le fruit de mes efforts. C'est un produit de serre. A l'état sauvage, il serait incapable de survivre. Je dois donc m'en occuper presque constamment pour le garder en vie. Le soigner, le bichonner, en prendre soin.

Je le fais en écoutant des questions.

Heureusement, à force, je sais que ça marche... Je suis donc au moins libre des doutes qui pourraient m'empêcher d'utiliser cet outil.

Pour en savoir plus sur les questions constructives, lisez Bonnes questions : créez votre avenir et réalisez vos rêves avec les offirmations, bientôt en vente en kindle sur amazon.fr













09 mai 2014

La psychiatrie, la liberté et la méthode Coué

[Voici un extrait d'un livre que je suis en train d'écrire...]

Pendant qu'Émile Coué élaborait sa méthode, posant ainsi les bases du développement personnel, ailleurs un homme ayant un profil tout différent développait des idées radicalement opposées qui allaient connaître par la suite un immense succès.
Cet homme, c'est le philosophe et psychologue allemand Wilhelm Wundt (1832-1920), déjà cité.
Wundt, qui vous vous en souvenez était hostile à l'hypnose qu'il jugeait indissolublement liée à l'occultisme, fonde à Leipzig en 1879 le premier laboratoire de psychologie expérimentale. Là, de nombreux étudiants de diverses nationalités viennent se former aux méthodes de la psychologie expérimentale. Au passage, ils s'imbibent aussi de toutes les idées de Wundt.
Parmi ces étudiants, on trouve beaucoup de noms célèbres :
  • le britannique Francis Galton (1822-1911)
  • l'américain G. Stanley Hall (1844-1924)
  •  le russe Ivan Pavlov (1849-1936), bien connu pour ses expériences sur le conditionnement des chiens, et moins connu pour l'extension de ses recherches au conditionnement des êtres humains.
  • l'allemand Emil Kraepelin (1856-1926), qui inventa le terme « paranoïa » et devint « le père de la psychiatrie ».
  • l'américain James M. Cattell (1860-1944)
  • l'américain Adolf Meyer (1866-1950)
  • le suisse Ernest Rüdin (1874-1952)
Tous ces intellectuels ont creusé et étendu les idées de Wundt et les ont popularisées en Allemagne, le pays de Wundt, mais aussi très largement en Russie, en Angleterre, aux États-Unis et en Suisse. Aujourd'hui, la philosophie et la psychiatrie sont toujours extrêmement influencées par Wundt et ce, dans tous les pays. Les idées de Wundt, dont la plupart des gens ignorent qu'elles proviennent de lui, sont devenues si populaires qu'on n'a même pas conscience qu'elles sont discutables.

Qui était Wundt ?

Wundt n'était pas, comme Coué, un étudiant brillant. Ses résultats étaient médiocres. Il n'était pas non plus, comme Coué, un homme qui se souciait avant tout d'aider ses semblables.
Wundt avait une formation de philosophe et une ambition : faire de la psychologie une science. Strictement athée et radicalement matérialiste, Wundt voulait avant tout débarrasser la psychologie de toute référence à l'âme, l'esprit et le libre-arbitre. Et c'est ce qu'il est parvenu à faire.

L'homme selon Wundt

L'homme vu par Wundt est un animal et rien de plus. Wundt ne parle d'ailleurs même pas d'homme mais d'organisme ou de corps. Pour Wundt, l'esprit n'existe pas en tant que tel. Il n'y a que le cerveau. L'homme, qui avait été envisagé jusque là comme un être libre et donc responsable, est d'après Wundt le pur produit de ses gènes et de son éducation. Sa conduite, son comportement et ses choix sont déterminés par des forces qui le dépassent. Il n'est donc pas responsable de ses actes. Cette idée, qui était nouvelle à l'époque, est aujourd'hui omniprésente.

L'imagination et la volonté selon Wundt

D'après Wundt, toutes nos décisions sont des réactions à des stimuli. Nos choix sont déclenchés d'une manière toute mécanique par ce qui nous arrive : nous sommes toujours réactifs, jamais proactifs.
Bien sûr, un tel point de vue est insoutenable. Car si tous nos choix sont déclenchés automatiquement par des stimuli, comment se fait-il que, face aux mêmes circonstances, aux mêmes événements, nous ne réagissons pas tous de la même manière ? Comment se fait-il que, de deux frères ayant reçu la même éducation, l'un devient un délinquant, exactement comme son père, tandis que l'autre devient un policier, pas du tout comme son père ?
Et comment se fait-il que certaines personnes décident de grimper au sommet de l'Everest ?
Quel type de stimulus peut bien expliquer une telle décision ?
Vous vous grattez la tête avec perplexité ?
Difficile en effet de répondre à cette question...
Et si vraiment nos décisions sont des réactions automatiques, comment se fait-il que parfois, et même souvent, on hésite entre différents choix possibles ? Comment se fait-il qu'on passe parfois des nuits blanches à peser le pour et le contre, à balancer entre deux choix ?
Dans la vision de Wundt, il n'y a pas de place pour l'indécision, ni pour la réflexion qui précède une décision, ni pour la diversité de nos réactions, ni pour les projets ambitieux, ni pour les choix surprenants.
Lorsque j'avais vingt sept ans j'ai décidé d'apprendre le russe. Ma sœur, inquiète pour ma santé mentale, m'entraîna chez un psy probablement wundtien qui tenta de me faire comprendre que je devais renoncer à ce projet étant donné que je n'avais aucune bonne raison d'apprendre le russe : aucun stimulus n'expliquait mécaniquement ma décision.
En faisant comme si le libre-arbitre n'existait pas, comme si la liberté n'était qu'une illusion, Wundt ne propose pas seulement une vision démoralisante de la condition humaine. Il efface aussi d'un trait de plume les trois-quarts de ce qui constitue la réalité de nos vies.
Voilà pour la volonté. Quant à l'imagination, elle n'intéresse Wundt que dans la mesure où elle peut, d'après lui, expliquer la naissance et le succès des superstitions, des mythes et des religions, qu'il place sans état d'âme (puisqu'il n'y a pas d'âme) dans le même sac.

Rentrer dans le moule

Sous l'influence de Wundt et de ses célèbres élèves, la psychiatrie actuelle prône l'adaptation de l'être humain à son environnement : l'homme est une machine et les machines, ça s'utilise. L'être humain doit donc se plier, s'adapter, se soumettre aux forces politiques et sociales qui le dépassent. Dans un manuel psychiatrique russe qui résume la pensée de Pavlov, l'élève de Wundt, on trouve ce passage significatif :
« Les programmes éducatifs de Psychopolitique doivent […] enseigner que le salut de l'Homme se trouve uniquement dans son adaptation totale à son environnement. »
Cet idéal, ou plutôt ce programme, s'est introduit dans le système scolaire de nombreux pays, dont la France et les États-Unis.
Le but de l'éducation n'est plus, comme autrefois, d'acquérir certaines compétences – lire, écrire, compter – et certains savoirs indispensables à une vie intellectuelle autonome, mais de modeler l'enfant pour que, devenu adulte, il s'intègre sans faire de vague à la société et accomplisse sans rechigner un travail salarié. L'être humain n'est plus vu comme libre, actif et entreprenant, mais plutôt comme une pièce de puzzle à raboter pour que celle-ci s'intègre sans faire d'histoire dans le puzzle où elle est destinée à se fondre et disparaître.
En d'autres termes, la psychiatrie et les systèmes éducatifs qu'elle influence proposent – et, de plus en plus, imposent – une philosophie d'esclave.
Ce sont les esclaves qui doivent s'adapter complètement à leur environnement, sur lequel ils n'ont aucun pouvoir, aucun impact. Les êtres libres peuvent, eux, modifier leur environnement pour l'adapter à eux. Et lorsque l'environnement se révèle impossible à façonner, ils s'en éloignent pour chercher en d'autres lieux une atmosphère plus propice à leur bonheur. L'esclave, lui, ne peut ni modifier son environnement, ni le quitter. Tout ce qu'il peut faire, c'est travailler sur lui-même pour s'adapter au moule dans lequel il doit entrer à tout prix : il n'a pas le choix.
Très significativement, les psychiatres américains considéraient au XIXème siècle qu'un esclave qui s'enfuit loin de ses maîtres est atteint d'une maladie mentale, la drapétomanie. Pour la psychiatrie, la santé mentale, c'est être un esclave heureux ou du moins docile, un esclave qui accepte de l'être. Ce qui explique qu'un psychiatre atypique ait pu écrire tout un livre sur les similitudes de la psychiatrie et de l'esclavage, et que les méthodes psychiatriques pour « soigner » ne soient pas foncièrement différentes de celles des esclavagistes pour garder le contrôle sur leurs esclaves : torture électrique, mutilations, intimidations, etc.
L'expression philosophie d'esclave vous semble exagérée, choquante ?
Elle n'est pas de moi, mais du manuel psychiatrique russe déjà cité. D'après ce manuel, il faut créer, par le biais de la psychiatrie, une « philosophie d'esclave » dans la population.

De pauvres choses faibles et irresponsables

Fidèle à la mission wundtienne qu'elle s'est fixée, de nos jours la psychiatrie fait tout ce qu'elle peut pour nous persuader que nous sommes pas libres. Elle y a déjà réussi, mais elle cherche à rendre sa victoire toujours plus complète et solide.
Et elle y parvient.
Comment la psychiatrie nous fait-elle croire que nous n'avons aucun pouvoir sur nos vies ?
En présentant les problèmes, les mauvaises habitudes et les mauvais choix comme des maladies subies : la dépression est une maladie, vous n'y êtes pour rien ; l'alcoolisme et l'anorexie sont des troubles médicaux, ce n'est pas de votre faute ; vous n'êtes pas responsable de vos sautes d'humeur ; la volonté est impuissante face à telle et telle maladie mentale ; cet homme a tué sa femme sous l'emprise des forces obscures de son inconscient, il n'est pas responsable de ses actes ; etc.
Ainsi, au lieu d'affirmer ouvertement que nous ne sommes pas libres, idée qui a quelque chose d'intrinsèquement répugnant, la psychiatrie avance à la place l'idée beaucoup plus séduisante selon laquelle nous ne sommes pas responsables... et comme liberté et responsabilité sont les deux faces d'une même médaille, ça revient strictement au même !
De nos jours, même l'enfance est présentée comme une maladie qu'il faut soigner. Dans le manuel du DSM-IV, bible de la psychiatrie qui recense toutes les « maladies mentales », les symptômes du TDAH (Trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité) correspondent très exactement aux caractéristiques d'un enfant en bonne santé.
À ce propos, voici encore une citation révélatrice du manuel psychiatrique russe déjà cité :
« Le comportement humain en son entier peut, avec le temps, être redéfini comme comportement anormal. »
En présentant de plus en plus de comportements et de problèmes humains normaux comme des maladies, la psychiatrie nous persuade que nous sommes des êtres faibles et impuissants qui subissons nos vies. Incapables de nous aider nous-mêmes, nous avons besoin des spécialistes (psychiatres, mais aussi psychologues, psychanalystes et médecins) et de leurs petits cachets magiques pour supporter les difficultés de l'existence... Sans eux, nous sommes perdus.
Là encore, il s'agit de populariser une philosophie d'esclave, c'est-à-dire une philosophie qui fait accepter et aimer la condition d'esclave. Pour qu'un esclave ne se rebelle pas, il doit se croire incapable de se débrouiller tout seul : il continuera à servir docilement ses maîtres tant qu'il se pensera incapable de survivre sans eux. Tant qu'il s'imagine trop faible pour se libérer de ses chaînes, il est effectivement trop faible pour se libérer de ses chaînes.

Psychiatrie vs. Méthode Coué

La pensée de Wundt étant aux trois-quarts erronée, elle est impuissante à expliquer les nombreux succès de la méthode Coué. Par contre, la théorie de Coué étant une description très pertinente de notre fonctionnement volitif et mental, elle explique fort bien les innombrables échecs thérapeutiques de la psychiatrie.
Revenons à ce que dit Coué de l'imagination :
« Il y a des ivrognes qui voudraient bien ne plus boire, mais qui ne peuvent s'empêcher de le faire. Interrogez- les, ils vous répondront, en toute sincérité, qu'ils voudraient être sobres, que la boisson les dégoûte, mais qu'ils sont irrésistiblement poussés à boire, malgré leur volonté, malgré le mal qu'ils savent que cela leur fera... De même, certains criminels commettent des crimes malgré eux, et quand on leur demande pourquoi ils ont agi ainsi, ils répondent : « Je n'ai pas pu m'en empêcher, cela me poussait, c'était plus fort que moi. » Et l'ivrogne et le criminel disent vrai; ils sont forcés de faire ce qu'ils font, par la seule raison qu'ils s'imaginent ne pas pouvoir s'en empêcher. »
Coué souligne ici que se croire impuissant à triompher de ses pulsions et de ses mauvaises habitudes, c'est l'être en effet. Il compare l'imagination à un cheval sauvage qu'il nous appartient de dompter :
« Nous assimilerons l'imagination (la folle du logis, comme on s'est plu à l'appeler) à un cheval sauvage qui n'a ni guides, ni rênes. Que peut faire le cavalier qui le monte, sinon se laisser aller où il plaît au cheval de le conduire ? Et, souvent alors, si ce dernier s'emporte, c'est dans le fossé que s'arrête sa course. Que le cavalier vienne à mettre des rênes à ce cheval, et les rôles sont changés. Ce n'est plus lui qui va où il veut, c'est le cavalier qui fait suivre au cheval la route qu'il désire. »
Incontrôlée, notre imagination nous persuade que nous sommes incapables de ceci et cela, que nous allons vers le pire, que nous n'avons pas le choix, etc., nous entraînant ainsi vers ce pire que nous redoutons, mais dès que nous lui mettons des rênes, dès que nous en prenons le contrôle, notre imagination devient une monture docile qui nous mène là où nous voulons aller.
Revenons à l'alcoolique.
En apprenant à diriger son imagination, en imaginant qu'il peut arrêter l'alcool, qu'il va arrêter l'alcool, l'alcoolique parvient à se libérer de l'habitude mortifère qui le tirait vers le bas – à condition bien sûr qu'il mobilise tous les composants de sa volonté que nous avons énumérés précédemment.
Et la psychiatrie, dans tout ça ?
En prétendant que nous sommes irresponsables, que notre volonté est impuissante, que nous n'avons aucun pouvoir sur nos mauvaises habitudes qui en fin de compte ne seraient pas des habitudes mais des maladies plus ou moins incurables qui nous arriveraient sans que nous y soyons pour rien, la psychiatrie excite notre imagination dans le mauvais sens.
Elle nous hypnotise pour le pire, jouant le rôle d'un frelon insistant qui affolerait encore plus le cheval sauvage, de sorte qu'il finit par se jeter dans le ravin avec son cavalier.
Par son idéologie wundtienne, par sa négation irrationnelle de la liberté et de la responsabilité humaine, la psychiatrie amplifie donc les problèmes qu'elle prétend soigner. Ses échecs sont logiques et inévitables.
Il est vrai que le but réel de la psychiatrie n'a jamais été de soigner, mais bien plutôt d'asservir et de manipuler... Ses échecs thérapeutiques sont des succès psychopolitiques.

Pour aller plus loin...

Pour en savoir plus sur la psychiatrie et pour comprendre pourquoi elle s'est donnée pour mission d'asservir le genre humain, vous pouvez lire :
– Vous n'êtes pas fou ! Les maladies mentales démystifiées, de Lucia Canovi
– Psychiatry : the ultimate betrayal, de Bruce Wiseman
Et surtout :
– Psychopolitics : Jewish-Communist Brainwashing Techniques. A synthesis of the Jewish-Communist Textbook on Psychopolitics, a new transcription of Kenneth Goffs classic by Alexi Drobyche, qui est disponible gratuitement sur Internet.

Ce dernier livre est un résumé du manuel psychiatrique russe dont vous avez eu quelques échantillons ici.

Encore des articles sur le sens de la vie !

04 avril 2014

Apprendre l'allemand ou l'arabe

Bonjour chers lecteurs,

tout d'abord je m'excuse d'être si peu présente sur ce blog ces derniers temps... Je suis absorbée par des projets d'une autre nature : "Enfin bilingue !"

Donc si vous cherchez à apprendre l'allemand ou l'arabe, contactez-moi et je vous donnerai gratis mon programme audio très efficace pour apprendre deux fois plus vite avec deux fois plus de plaisir. Ce n'est PAS une méthode d'apprentissage mais un complément à base d'offirmation qui vous aidera à rester très très motivé en toutes circonstances et accélérera votre apprentissage.

Je vous le propose en cadeau en espérant que vous me donnerez votre avis sincère... j'ai besoin de témoignages (anonymes) pour étoffer ma page de vente !

Si vous cherchez à apprendre l'espagnol, le russe, le chinois, l'italien ou le portugais, contactez-moi aussi, et dès que le programme correspondant sera prêt je vous l'enverrai (pas tout de suite donc).

09 février 2014

Impuissance acquise et combativité

Ce que les psychologues appellent "l'impuissance acquise", c'est cette attitude défaitiste profondément ancrée qui fait dire : "de toute façon, ça ne marchera pas..." et qui empêche certaines personnes (dont moi pendant très très longtemps) de persévérer face aux obstacles et de se battre pour ses idéaux.

Le contraire de "l'impuissance acquise", c'est la combativité. Si vous êtes combatif, vous ne souffrez pas d'impuissance acquise, et réciproquement.

Etre combatif, ce n'est pas être agressif. C'est accepter qu'il y a une guerre, une guerre entre le Bien et le Mal, choisir son camp, porter des coups et ne pas avoir peur d'en recevoir aussi.

Et oui, quand on se bat, on prend des coups. C'est logique, inévitable et naturel.

Mais quand on souffre d'impuissance acquise, on préfère rester sur la touche à compter les points.

Quand je parle de "coups", je ne parle pas de coups de poings, même si ça peut être ça aussi. Il y a mille et une manière de porter des coups comme il y a mille et une manière d'en recevoir.

Se faire insulter, c'est prendre un coup.

Démolir une idée fausse, c'est porter un coup.

Si les gens aiment tant les conflits, au cinéma, même ceux qui les détestent dans la vraie vie, c'est qu'à un certain niveau, nous sommes créés pour ça.

Pour combattre.

Chacun à sa manière, chacun dans la mesure de ses capacités.

Si vous souffrez d'impuissance acquise... quel conseil puis-je bien vous donner ?

Je sais ce qui a marché pour moi. Mis à part ma conversion à l'Islam, qui est la base de tout le reste, il y a deux choses qui m'ont aidé à me libérer de l'impuissance acquise :

1/ La réécriture de la biographie du prophète Muhammad, que la paix soit sur lui. De me plonger dans les combats et les guerres qui ont opposé les croyants aux mecquois qui voulaient les détruire, eux et leur foi, a eu un effet très particulier sur moi. Un effet difficile à expliquer, mais que j'ai ressenti à un niveau presque physique, comme si certaines hormones ou glandes se mettaient à fonctionner, alors qu'elles étaient paralysées jusque là. C'est difficile à expliquer, car moi-même je ne sais pas exactement ce qui s'est passé, mais après avoir réécrit cette biographie, je me suis sentie plus... combative. Et moins... impuissante.

2/ Quand j'ai écrit "Ecrire une scène de combat en s'inspirant des grands romanciers", le fait d'étudier de manière très précise une scène combative a eu plus ou moins le même effet sur moi. Je me suis sentie plus libre, plus forte, plus déterminée, plus courageuse. D'un courage presque physique.

Le problème, c'est que ce qui a marché pour moi, ce sont des remèdes d'écrivain... pour quelqu'un qui n'écrit pas, je ne sais pas quoi proposer. Je ne pense pas que regarder un film d'action ait le même effet. Enfin, peut-être, si le film est vraiment bien choisi et si on s'y immerge complètement, sans la moindre distance.

Mais ce qui est sûr, c'est que pour que ces remèdes soient efficaces, il faut d'abord se libérer du relativisme mou qui tue dans l'oeuf toute combativité. Je dis "relativisme mou", mais je pourrais aussi bien dire "illusion bouddhiste", "propagande psychiatrique", ou "philosophie débilo-new-age".

Voici quelques unes des idées qui empêchent de sortir de l'impuissance acquise :

- Le mal est une maladie ;
- Le mal n'est pas un choix ;
- Il n'y a pas réellement de différence entre le Bien et le Mal ;
- Il faut aimer tout le monde et compatir avec tout l'univers ;
- L'essentiel, c'est d'avoir l'esprit ouvert ;
- On ne doit pas juger les gens ;
- On ne doit pas juger les croyances et les choix ;
- Porter un jugement moral, c'est mal ;
- Ce à quoi tu résistes, persiste : ne résiste à rien, et le mal disparaîtra ;
- Il faut aimer les méchants et les criminels.

Ces derniers jours, j'ai discuté avec plusieurs personnes qui m'ont sorti toutes ces idées banales et fausses.

"Le mal est une maladie" est une idée popularisée par les psychiatres, qui ont pour plan d'effacer les notions de bien et de mal. (Je suppose que si le mal est une maladie, aider une vieille dame à traverser la rue, c'est de la santé mentale ?...)
Bon, inutile que je réponde point par point à chacune de ces phrases... à moins que cela vous intéresse particulièrement, et dans ce cas dites-le moi en commentaire.

Je ne sais pas si cet article peut vous aider...

26 janvier 2014

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