Il est rare que quelqu'un vous dise ouvertement : "Tu ne vaux rien, tes choix sont nuls, ta vie est nulle, et je suis mille fois mieux que tu ne l'es."
Mais il peut très bien arriver que quelqu'un vous le dise indirectement, le sous-entende d'une manière plus ou moins subtile.
Du moins, vous ne seriez pas la première personne à qui ça arrive...
Alors aujourd'hui, je vais essayer de répondre à une question assez délicate :
Que faire en une telle circonstance ?
Que faire lorsque vous vous faites (subtilement, délicatement) humilié ?
Que faire pour ne pas se retrouver le moral à plat après ?
Que faire pour que ça ne reproduise pas ?
Comme d'habitude, je parle à partir de ce que j'ai lu, compris - et bien sûr vécu... Même si je ne le dis pas toujours, tout ce que j'écris dans ce blog est d'une manière ou d'une autre inspiré de ma vie (passée ou présente). Je le précise pour que vous sachiez que "je marche ma parole" - que je fais ce que je dis.
Première chose à faire : admettre ce qui s'est passé.
Si vous vous sentez mal, si vous vous sentez écrasé, si vous n'arrivez pas à oublier ce que l'autre vous a dit...
Ce n'est pas pour rien. C'est qu'effectivement, il y avait dans les paroles de l'autre quelque chose de blessant.
L'a-t-il fait exprès, ou était-ce juste de la maladresse ?...
Autrement dit, est-ce que ça partait d'un bon sentiment ?...
Si vous êtes du genre inoffensif et naïf, vous avez peut-être envie de vous dire que l'autre ne l'a pas fait exprès, qu'il ne se rend pas vraiment compte. C'est ce que je me suis dit pendant une vingtaine d'années dans ce genre de circonstances. Mais l'heure est venue (pour moi, pour vous) de regarder les choses telles qu'elles sont, parce que le mensonge est une impasse, que la vérité n'est rien de plus que la vérité, et qu'il est toujours utile de la connaître :
La personne qui vous a humilié l'a fait exprès.
La personne qui vous a humilié savait parfaitement ce qu'elle faisait.
La personne qui vous a humilié le voulait - c'était son projet.
Et elle a réalisé son projet.
Félicitations à elle !... Elle a atteint son objectif.
Et vous ? Quel est votre objectif ?...
Mais peut-être qu'il faut approfondir un peu cette étape avant de passer à la suivante.
Vous, si vous disiez l'équivalent de ce que l'autre vous a dit, vous sauriez parfaitement que vous en train de le rabaisser. Et bien, mettez-vous dans la tête que l'autre n'est pas plus bête que vous. Il a les mêmes capacités mentales, et il se rend parfaitement compte de ce qu'il fait, de même que vous vous rendez compte de ce que vous faites. Lorsqu'il est méchant (cruel, blessant, désagréable, condescendant, etc.), il le sait. Exactement comme vous le sauriez, vous aussi, si vous faisiez comme lui.
C'est très important d'accepter cette réalité, car tant qu'on ne l'accepte pas, on ne peut pas trouver la solution au problème (qui, je le rappelle, est : comment ne pas se retrouver le moral par terre ? et : comment faire pour que ça ne se reproduise pas ?).
Donc : oui, l'autre voulait vous faire du mal. C'est pour ça qu'il vous en a fait.
A ce niveau-là, tout est logique.
Et ce qui va vous permettre de sortir de cette situation pénible, et d'éviter qu'elle se reproduise, c'est d'être logique, vous aussi. Aussi logique que lui.
Examinons toutes les options qui se présentent à vous.
Maintenant que vous vous êtes fait humilié, vous avez quatre possibilités :
1/ Ripostez en l'humiliant à votre tour.
2/ Vous plaindre auprès de votre agresseur : "Tu me traites comme de la m... ! Tu ne me respectes pas ! C'est dégoûtant ! Tu m'as fait du mal ! etc."
2/ Faire comme si de rien n'était, ravaler votre amertume, continuer exactement comme avant.
3/ Sans vous plaindre auprès de votre agresseur, faire en sorte que l'autre n'ait plus la possibilité de vous agresser, soit parce que vous coupez tout contact avec lui, soit parce que vous gardez le contact mais supprimez la partie "intime" de vos échanges, qui correspond au défaut de la cuirasse, à la zone que ne protège aucun bouclier.
1/ La première possibilité est impossible à mettre en oeuvre quand on n'a pas le caractère à ça. Moi par exemple j'en suis incapable. De plus, elle ouvre la porte à une véritable guerre de tranchées.
2/ La deuxième possibilité est intéressante dans le cas (rare) où l'autre était réellement de bonne foi, où il ne vous a blessé que par maladresse - après tout ça arrive. Mais si l'autre a l'habitude de vous humilier, vos plaintes joueront le rôle d'huile jetée sur le feu. Car même si votre agresseur s'excuse, intérieurement il se frottera les mains : "Je lui ai cassé le moral, je l'ai fait pleurer... Youpi ! Victoire !"
La troisième possibilité - ignorer l'agression et continuer comme avant - est à tenter si vous ne l'avez jamais tenté, pour voir ce que ça donne. Mais si c'est votre manière habituelle de réagir - ou plutôt de ne pas réagir - et que l'autre continue à vous humilier dès qu'il en a l'occasion, vous savez déjà que ce n'est pas la solution...
Quant à la quatrième possibilité, elle est probablement la plus efficace lorsque vous avez affaire à quelqu'un qui vous a blessé délibérément (99% des cas).
En effet, vous savez maintenant que cette personne n'arrêtera pas et ne changera pas.
Dès qu'elle en aura l'occasion, elle vous humiliera à nouveau. C'est dans son ADN. Ou du moins, c'est dans ses habitudes. Ou si vous préférez, c'est dans ses goûts. Elle aime ça : c'est pour ça qu'elle le fait.
Donc si vous voulez que la situation change, il faut que vous changiez - personne d'autre ne le fera.
- Mais c'est difficile, dites-vous...
Bien sûr que c'est difficile !
Surtout si - comme moi - vous avez tendance à montrer vos sentiments quand vous êtes blessé, et tendance à vous confier, à vous livrer.
Mais que voulez-vous ?
Quel est votre objectif, votre objectif à vous ?
Voulez-vous servir de serpillière ad vitam aeternam, autrement dit jusqu'à la mort, à cette personne ?
Voulez-vous continuer à faire l'autruche ("Il m'aime, il n'a pas fait exprès...") jusqu'à votre dernier soupir ?
Voulez-vous garder les yeux fermés jusqu'à ce qu'ils ferment pour de bon ?
Ou voulez-vous protéger votre dignité et votre amour-propre et jouir de votre propre respect ?
- Car c'est celui-là qui compte...
Si vous hésitez encore, si vous pensez que vous n'êtes pas prêt à changer, pas prêt à faire l'effort de mettre une barrière entre l'autre et vous, réfléchissez bien aux conséquences.
Chaque fois que vous vous faites humilier, chaque fois surtout que vous ne faites rien pour vous mettre à l'abri des humiliations, vous sciez une branche de votre avenir, vous lacérez votre chance, vous vous sabotez vous-même, vous tuez vos projets.
Il n'y a pas de réussite au long terme pour ceux qui se laissent marcher sur les pieds.
Je ne dis pas : "Pour ceux qui se font marcher sur les pieds", parce que ça, ce n'est pas grave et ça arrive à tout le monde. Je dis : "Pour ceux qui se laissent marcher sur les pieds".
Ce qui est grave, ce qui est lourd de conséquences, c'est de collaborer avec l'ennemi, et que la collaboration soit active ou passive ne change rien à sa gravité.
Si vous voulez un avenir intéressant, si vous voulez réaliser vos rêves (et des rêves, vous en avez forcément, d'ailleurs il serait temps de les sortir du placard), alors vous ne devez pas laisser les autres, quels qu'ils soient, vous marcher sur les pieds.
Même si "les autres" sont de votre famille.
La personne qui vous humilie régulièrement est votre conjoint(e) ?...
Si elle le fait exprès, si ce n'est pas vous qui interprétez les choses de manière paranoïaque (car oui, on peut se croire rabaissé quand on ne l'est pas), quittez-la tout de suite.
Ils ne changeront pas, c'est vous qui devez changer.
Et dans certains cas, partir, c'est changer.
- Mais, dites-vous, je suis faible, sentimental, émotionnel... je ne peux pas changer.
Pendant longtemps, j'ai cru moi aussi que j'étais faible.
Je l'ai cru parce que j'avais un comportement de faible.
Je procrastinais, je ne tenais pas parole, et surtout je me plaignais auprès des gens qui me faisait du mal, pleurnichant (yeux bandés) dans leur giron malveillant.
A l'époque, je pensais que la faiblesse était l'absence de la force.
Sentant vivement ma faiblesse, j'en déduisais que je n'avais pas de force.
Aujourd'hui, je comprends que ma vision était fausse.
La faiblesse n'est pas l'absence de force, de même que la force n'est pas l'absence de faiblesse.
La faiblesse et la force sont deux facultés de l'être humain - deux facultés qui sont pareilles à des muscles antagonistes : quand l'un travaille, l'autre se repose.
Quand vous vous servez de votre faiblesse, vous ne vous servez pas de votre force, et vice-versa.
Quand on s'est beaucoup servi, pendant des années, du muscle "faiblesse", on trouve difficile et contre-nature de se servir du muscle "force", qui lui s'est atrophié. Mais il n'en est pas moins là, et passé les premières courbatures, il fonctionne tout aussi bien que l'autre.
Quand vous croyez seulement révéler, ou "ne pas cacher", votre émotivité, votre vulnérabilité, vous n'êtes pas en train de manifester qui vous êtes, vous n'êtes pas en train de faire preuve de "sincérité" et "authenticité" (même si peut-être vous voyez les choses ainsi) - non, pas du tout.
Vous êtes seulement en train d'exercer votre muscle "faiblesse".
Un muscle que tout le monde a, mais que certaines personnes utilisent plus que d'autres.
Et quand vous faites l'effort de dissimuler à la personne qui vous a blessé qu'elle vous a blessé, quand vous faites l'effort de la tenir à distance de votre moi intime, quand vous faites l'effort de ne pas lui livrer vos pensées secrètes (ou plutôt qui devraient l'être), bref quand vous faites l'effort de vous protéger, de protéger votre territoire, vous exercez votre muscle "force".
Faiblesse et force sont des muscles, et c'est à vous de savoir lequel vous voulez exercer - puisque vous ne pouvez pas exercer les deux en même temps.
La faiblesse est facilité, laisser-aller à la pente.
La force est volonté.
A ce propos, mon mari m'a raconté cette conversation (entendue au travail) :
C'est un vieux monsieur d'origine asiatique qui discute avec une dame. A l'âge de 60 ans, et alors qu'il avait fumé toute sa vie, il a arrêté du jour au lendemain, définitivement. La dame n'en revient pas :
- Mais comment vous avez fait ?!... C'est tellement difficile !...
- Mais non, Madame, c'est facile.
Et comme la dame insiste, voulant connaître son secret, voulant savoir comment il a fait pour arrêter, il lui donne cette réponse mémorable :
- Madame, pour arrêter de fumer, c'est très facile, vraiment : il suffit de le décider.
Si vous voulez échapper aux petites humiliations (les pires, parce que les plus sournoises et les fréquentes), vous devez faire usage de votre force.
Et faire usage de votre force, concrètement ça veut dire prendre une décision.
C'est votre décision - c'est la somme de toutes vos décisions - qui vous feront passer de la faiblesse à la force et mettront votre dignité à l'abri de ceux qui cherchent à se torcher avec.
Pour résumer, ces deux questions :
Ceux qui vous font du mal ont un objectif, et l'atteignent.
Vous, quel est votre objectif ?
Et que faites-vous pour l'atteindre ?...
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05 décembre 2009
24 août 2009
Le vampire de dignité : grosse arnaque
On parle souvent, de nos jours, des "mangeurs d'énergie". Ces gens qui bouffent votre énergie et qu'il faudrait fuir... ces vampires.
On devrait parler aussi des "mangeurs de dignité".
Ceux-là sont tout aussi dangereux, voire beaucoup plus dangereux.
Ces vampires-là sont d'abord tout sourire. Et si serviables !
C'est leur dévouement qui est étonnant...
Leur capacité à donner...
(Quoique certains ne se donnent même pas la peine de donner avant de prendre.)
On accepte leur dévouement et leurs dons, sans se douter qu'on n'en est qu'au premier acte. Et que leur altruisme est la première partie d'une grosse arnaque.
Second acte : le temps de payer arrive.
Vous ne croyiez tout de même pas que leurs cadeaux étaient gratuits ?...
Les preniez-vous pour des saints, ou des imbéciles ?
Ils ne sont ni l'un, ni l'autre.
Et leurs cadeaux sont payants.
Ils vous ont généreusement donné, aidé - ils ont donc maintenant un droit sur vous.
Le droit de quoi ?
Le droit de vous humilier, voyons !
C'est ça qu'il cherche depuis le départ.
ça commence doucement. Une petite remarque en passant. Une "plaisanterie".
Vous vous rebiffez ?...
Ils répliquent : "Mais... tu n'as donc aucun sens de l'humour ?"
Mais sous la réplique, voici les sous-titres : "Après tout ce que j'ai fait pour toi... le minimum est bien que tu acceptes mes plaisanteries vachardes. La reconnaissance, tu connais ?"
ça continue un peu plus fort. Ils vous imitent (et c'est sensé être drôle). Vous avez compris le message, vous souriez au lieu de râler.
Très bien ! Excellent !
Maintenant ils peuvent y aller encore plus fort...
"X m'a dit que Y pensait que tu étais trop susceptible..."
Ce n'est pas eux qui le disent. C'est Y qui l'a dit à X. Si vous êtes benêt (et vous l'êtes pour vous retrouver dans une situation pareille), vous le croyez. Vous croyez que Y a dit réellement cela à X.
En réalité, tout sort de l'imagination débordante du vampire de dignité.
Et dans le cas bien improbable où Y l'a dit à X, c'est parce que le vampire le lui a d'abord suggéré.
à ce stade, vous commencez à ne plus supporter le vampire de dignité. Il commence à vous sortir par les yeux. Mais vous ne savez pas pourquoi. Vous sentez que vous êtes en train de vous faire avoir, mais vous ne savez pas comment. Vous ne pouvez pas vous fier à votre intuition, parce qu'elle n'est étayée par aucun fait probant.
Si vous ne coupez pas la relation, le vampire continuera toujours plus fort.
Il vous insultera directement, et ce ne sera même plus sensé être de l'humour. Juste un constat. Il vous accolera des surnoms "affectueux" que vous détesterez.
Des diminutifs qui témoignent de sa "tendresse" à votre égard, et surtout de votre propre ridiculité.
Il vous expliquera que vous n'êtes rien et qu'il est tout.
Ou s'il ne vous l'explique pas, il le sous-entendra si fort que vous comprendrez le message.
Au final...
Si vous ne comprenez rien à son manège et que vous le laissez durer...
Et surtout, si c'est une personne très proche (famille) avec laquelle il paraît presque impossible de couper les liens, surtout "sans bonne raison"...
Vous deviendrez un petit être ratatiné à l'intérieur.
Vous perdrez toute confiance en vous.
Vous fuirez dans le rêve la triste réalité que votre vampire vous fait vivre.
Vous serez dégoûté de la vie et des gens - supposant à tort qu'ils sont tous plus ou moins semblables à votre bourreau.
Vous pleurerez souvent sur l'épaule de votre vampire, qui vous consolera à sa manière, et ensuite, vous vous sentirez encore plus mal.
Un seul vampire de dignité peut vous mettre sur les genoux, vous faire manger la poussière.
Il suffit pour cela que vous le laissiez faire.
Et pour le laisser faire, il suffit de ne pas comprendre ce qu'il fait.
C'est pour ça que j'écris ce post : pour que vous soyez au courant que ce type de vampire existe.
On devrait parler aussi des "mangeurs de dignité".
Ceux-là sont tout aussi dangereux, voire beaucoup plus dangereux.
Ces vampires-là sont d'abord tout sourire. Et si serviables !
C'est leur dévouement qui est étonnant...
Leur capacité à donner...
(Quoique certains ne se donnent même pas la peine de donner avant de prendre.)
On accepte leur dévouement et leurs dons, sans se douter qu'on n'en est qu'au premier acte. Et que leur altruisme est la première partie d'une grosse arnaque.
Second acte : le temps de payer arrive.
Vous ne croyiez tout de même pas que leurs cadeaux étaient gratuits ?...
Les preniez-vous pour des saints, ou des imbéciles ?
Ils ne sont ni l'un, ni l'autre.
Et leurs cadeaux sont payants.
Ils vous ont généreusement donné, aidé - ils ont donc maintenant un droit sur vous.
Le droit de quoi ?
Le droit de vous humilier, voyons !
C'est ça qu'il cherche depuis le départ.
ça commence doucement. Une petite remarque en passant. Une "plaisanterie".
Vous vous rebiffez ?...
Ils répliquent : "Mais... tu n'as donc aucun sens de l'humour ?"
Mais sous la réplique, voici les sous-titres : "Après tout ce que j'ai fait pour toi... le minimum est bien que tu acceptes mes plaisanteries vachardes. La reconnaissance, tu connais ?"
ça continue un peu plus fort. Ils vous imitent (et c'est sensé être drôle). Vous avez compris le message, vous souriez au lieu de râler.
Très bien ! Excellent !
Maintenant ils peuvent y aller encore plus fort...
"X m'a dit que Y pensait que tu étais trop susceptible..."
Ce n'est pas eux qui le disent. C'est Y qui l'a dit à X. Si vous êtes benêt (et vous l'êtes pour vous retrouver dans une situation pareille), vous le croyez. Vous croyez que Y a dit réellement cela à X.
En réalité, tout sort de l'imagination débordante du vampire de dignité.
Et dans le cas bien improbable où Y l'a dit à X, c'est parce que le vampire le lui a d'abord suggéré.
à ce stade, vous commencez à ne plus supporter le vampire de dignité. Il commence à vous sortir par les yeux. Mais vous ne savez pas pourquoi. Vous sentez que vous êtes en train de vous faire avoir, mais vous ne savez pas comment. Vous ne pouvez pas vous fier à votre intuition, parce qu'elle n'est étayée par aucun fait probant.
Si vous ne coupez pas la relation, le vampire continuera toujours plus fort.
Il vous insultera directement, et ce ne sera même plus sensé être de l'humour. Juste un constat. Il vous accolera des surnoms "affectueux" que vous détesterez.
Des diminutifs qui témoignent de sa "tendresse" à votre égard, et surtout de votre propre ridiculité.
Il vous expliquera que vous n'êtes rien et qu'il est tout.
Ou s'il ne vous l'explique pas, il le sous-entendra si fort que vous comprendrez le message.
Au final...
Si vous ne comprenez rien à son manège et que vous le laissez durer...
Et surtout, si c'est une personne très proche (famille) avec laquelle il paraît presque impossible de couper les liens, surtout "sans bonne raison"...
Vous deviendrez un petit être ratatiné à l'intérieur.
Vous perdrez toute confiance en vous.
Vous fuirez dans le rêve la triste réalité que votre vampire vous fait vivre.
Vous serez dégoûté de la vie et des gens - supposant à tort qu'ils sont tous plus ou moins semblables à votre bourreau.
Vous pleurerez souvent sur l'épaule de votre vampire, qui vous consolera à sa manière, et ensuite, vous vous sentirez encore plus mal.
Un seul vampire de dignité peut vous mettre sur les genoux, vous faire manger la poussière.
Il suffit pour cela que vous le laissiez faire.
Et pour le laisser faire, il suffit de ne pas comprendre ce qu'il fait.
C'est pour ça que j'écris ce post : pour que vous soyez au courant que ce type de vampire existe.
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Humiliation et Manipulation
09 août 2009
Votre dignité est-elle à vendre ?
La tristesse, la faiblesse et la dépression ont souvent pour origine un marché de dupe.
Un marché, c'est-à-dire un échange, un troc.
De dupe, c'est-à-dire qu'on échange de l'or contre de la pacotille sans valeur.
Marché qui n'a jamais été clairement énoncé - car s'il l'avait été, vous l'auriez refusé. Marché implicite, sous-entendu.
Vous donnez... ceci... et en échange, vous recevez... cela.
Vous aurez le droit de ne rien faire, de ne pas nettoyer, de ne pas ranger, de ne pas vous organiser, de vous laisser nourrir comme un bébé-coucou...
(intéressant, n'est-ce pas ?)
...et en échange, vous cédez votre dignité.
On aura le droit de se moquer - gentiment - de vous, de vous tourner - gentiment - en dérision, de vous dire "tu es ridicule", ou "Ne dis pas n'importe quoi", de vous parler sur un ton impérieux, comme à un chien (un chien de l'époque où l'on maltraitait les chiens, pas un chien d'aujourd'hui).
Mais ce marché-là reste implicite, comme je l'ai dit.
Méfiez-vous des gens qui veulent à tout prix vous aider. Qui veulent à tout prix vous épargner des efforts normaux. Qui vous font des cadeaux un peu trop conséquents. Enfin... peut-être que certains n'attendent rien en retour, mais si vraiment ils n'attendent rien en retour, pourquoi insister ?
C'est louche.
Le pire, c'est qu'on peut très bien accepter ce marché de dupe.
Vendre sa dignité contre le droit de ne pas faire la vaisselle.
Alors que la dignité n'a pas de prix, qui la perd a tout perdu, tandis que faire la vaisselle n'est qu'un petit effort de rien du tout à fournir !...
On se dit : "Après tout, je suis chez eux... Ils m'ont rendu service... Je leur dois de la reconnaissance..."
La reconnaissance ne se manifeste jamais, jamais par l'acceptation passive d'humiliations minuscules qui s'accumulent.
Les humiliations minuscules sont énormes, même quand elles n'en ont pas l'air.
Ne faites pas ce marché de dupe.
Décidez dès maintenant que votre dignité n'est pas à vendre.
Et si quelqu'un veut à tout prix vous faire un gros cadeau, acceptez-le en formulant cette réserve mentale : "j'accepte ton cadeau, mais avec ce cadeau tu n'as pas acheté le droit de me maltraiter et de m'humilier, même "gentiment" et "pour rire", parce que ma dignité n'est pas à vendre."
Les seules humiliations vraiment destructrices sont celles auxquelles on consent.
Pour vous mettre à l'abri de la dépression, défendez votre dignité.
Un marché, c'est-à-dire un échange, un troc.
De dupe, c'est-à-dire qu'on échange de l'or contre de la pacotille sans valeur.
Marché qui n'a jamais été clairement énoncé - car s'il l'avait été, vous l'auriez refusé. Marché implicite, sous-entendu.
Vous donnez... ceci... et en échange, vous recevez... cela.
Vous aurez le droit de ne rien faire, de ne pas nettoyer, de ne pas ranger, de ne pas vous organiser, de vous laisser nourrir comme un bébé-coucou...
(intéressant, n'est-ce pas ?)
...et en échange, vous cédez votre dignité.
On aura le droit de se moquer - gentiment - de vous, de vous tourner - gentiment - en dérision, de vous dire "tu es ridicule", ou "Ne dis pas n'importe quoi", de vous parler sur un ton impérieux, comme à un chien (un chien de l'époque où l'on maltraitait les chiens, pas un chien d'aujourd'hui).
Mais ce marché-là reste implicite, comme je l'ai dit.
Méfiez-vous des gens qui veulent à tout prix vous aider. Qui veulent à tout prix vous épargner des efforts normaux. Qui vous font des cadeaux un peu trop conséquents. Enfin... peut-être que certains n'attendent rien en retour, mais si vraiment ils n'attendent rien en retour, pourquoi insister ?
C'est louche.
Le pire, c'est qu'on peut très bien accepter ce marché de dupe.
Vendre sa dignité contre le droit de ne pas faire la vaisselle.
Alors que la dignité n'a pas de prix, qui la perd a tout perdu, tandis que faire la vaisselle n'est qu'un petit effort de rien du tout à fournir !...
On se dit : "Après tout, je suis chez eux... Ils m'ont rendu service... Je leur dois de la reconnaissance..."
La reconnaissance ne se manifeste jamais, jamais par l'acceptation passive d'humiliations minuscules qui s'accumulent.
Les humiliations minuscules sont énormes, même quand elles n'en ont pas l'air.
Ne faites pas ce marché de dupe.
Décidez dès maintenant que votre dignité n'est pas à vendre.
Et si quelqu'un veut à tout prix vous faire un gros cadeau, acceptez-le en formulant cette réserve mentale : "j'accepte ton cadeau, mais avec ce cadeau tu n'as pas acheté le droit de me maltraiter et de m'humilier, même "gentiment" et "pour rire", parce que ma dignité n'est pas à vendre."
Les seules humiliations vraiment destructrices sont celles auxquelles on consent.
Pour vous mettre à l'abri de la dépression, défendez votre dignité.
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17 juillet 2009
Parents toxiques
Manque de limite ?
Difficulté à vous faire respecter ?
Sentiment d'être nul, méchant, coupable ?
Alors vous aurez intérêt à lire Parents toxiques - Comment échapper à leur emprise de Susan Forward.
Malgré le titre, ce n'est pas un livre qui accuse les parents de tous les malheurs de leurs enfants devenus adultes. Plutôt un livre qui jette un éclairage bienvenu sur un problème très fréquent : celui des problèmes d'enfance qui se poursuivent à l'âge adulte.
Nous avons été façonné par notre enfance, et particulièrement par notre petite enfance. C'est une réalité qui ne fait pas de nous des marionnettes (à moins que nous ayons été particulièrement manipulé, et que nous n'ayons jamais coupé les ficelles).
Nous avons été façonné, mais actuellement nous sommes libres et pouvons faire des choix personnels. L'un de ces choix est de se libérer des mauvais réflexes émotionnels et intellectuels que notre éducation nous a inculqué. L'un de ces choix est de découvrir comment nous avons été façonné pour choisir de poursuivre ou d'interrompre le cycle de répétition qui se poursuit depuis parfois des générations.
Bien sûr, si vos parents sont parfaits, ce livre ne vous concerne pas.
Mais quels parents sont parfaits ?...
Même s'ils ont fait du mieux qu'ils ont pu, ils ont pu être toxiques à un moment ou à un autre. Ne vous interdisez pas de vérifier ce qu'il en est. Ne vous laissez pas paralyser par la crainte de les trahir, ou "d'exagérer". Vous avez le droit de lire ce livre comme vous avez le droit de lire n'importe quel livre ; ça ne vous engage à rien. La curiosité est, malgré le proverbe, une très belle qualité.
La force de Parents toxiques, c'est la clarté de son message :
- un petit enfant n'est pas responsable de ce qu'on lui fait vivre, ni des émotions (forcément légitimes, puisque forcément causées par quelque chose) qu'il ressent.
- un adulte est par contre responsable de ce qu'il fait, de ce qu'il dit, et de sa manière de subir ou de ne pas subir, de réagir ou de répondre.
Mes parents à moi ne ressemblent en rien aux parents violents, alcooliques ou injurieux dont il est question à certains moments dans le livre, et pourtant ce livre m'a fait comprendre, m'a fait mieux comprendre, comment je fonctionne (ou fonctionnais) et pourquoi je fonctionne (ou fonctionnais) ainsi.
Et la beauté de la connaissance - de la vérité -, c'est qu'en comprenant le problème il se dissipe déjà en partie.
Voici ce que disent de ce livre, sur amazon.com, quelques lecteurs :
"Si vous subissez toujours les conséquences d'une enfance douloureuse, lisez ce livre".
"Avant de lire ce livre, je m'autodétruisais, maintenant je vis ma vie pleinement, j'ai laissé mon bagage émotionnel, et je suis libre de découvrir une vie digne d'être vécue."
"Jusqu'à mes 30 ans, j'ai cru que ma famille était parfaite..."
"Ce livre a fait plus pour moi que des années de thérapie. Il m'a permis d'identifier l'origine de mon mal-être."
"Ce livre m'a aidé à voir la vérité et m'a ouvert les yeux."
Il y a deux raisons pour lesquelles vous pourriez ne pas être intéressé par ce livre tout à fait passionnant :
1/ La première, c'est que vous n'êtes réellement pas concerné.
2/ La seconde, c'est que vous ne voulez surtout pas vous rendre compte que vous êtes concerné.
C'est ce qu'on appelle le déni.
Le déni, c'est cette idéalisation outrancière, ce "ils sont tellement merveilleux, tellement parfaits", ce "mon enfance a été absolument extraordinaire... sans la moindre ombre au tableau". Le déni, c'est ce refus de regarder en face une réalité bien différente de cette image parfaite.
Petite confidence : jusqu'à mes 27 ans, j'ai vécu dans un déni total. Mes parents étaient parfaits et irréprochables. Et d'un coup, à 27 ans, le décor s'est effondré et j'ai compris que la belle image n'était que cela, une belle image. En une seconde ou presque, tout s'est métamorphosé en rien - tout ce que je croyais.
ça fait très mal, mais il faut passer par cette étape pour commencer à vivre sa vie, sa vraie vie, et s'affranchir de l'imitation pitoyable qu'on traînait avant.
Si vous êtes dépressif, la raison principale, ou l'une des principales raisons, est peut-être cachée dans ce livre. C'est en tout cas fort possible. N'êtes-vous pas curieux de vérifier ce qu'il en est ?...
Voici encore quelques commentaires de lecteurs sur Parents toxiques :
"Ce livre concerne tout le monde... tout le monde est concerné d'une manière ou d'une autre."
"Ce livre ne va pas résoudre tous vos problèmes, mais il vous aidera certainement à les comprendre et à les gérer d'une manière constructive."
"Si vous avez la sensation d'avoir souffert quand vous étiez enfant, lisez ce livre !"
"Ce livre fait parti des dix meilleurs que j'ai lu dans ma vie. Il vous aidera à regagner votre dignité."
J'espère vous avoir donné envie de lire Parents toxiques. Si vous le faites, je serai curieuse de connaître vos réactions à sa lecture.
Parents toxiques, c'est ici.
Difficulté à vous faire respecter ?
Sentiment d'être nul, méchant, coupable ?
Alors vous aurez intérêt à lire Parents toxiques - Comment échapper à leur emprise de Susan Forward.
Malgré le titre, ce n'est pas un livre qui accuse les parents de tous les malheurs de leurs enfants devenus adultes. Plutôt un livre qui jette un éclairage bienvenu sur un problème très fréquent : celui des problèmes d'enfance qui se poursuivent à l'âge adulte.
Nous avons été façonné par notre enfance, et particulièrement par notre petite enfance. C'est une réalité qui ne fait pas de nous des marionnettes (à moins que nous ayons été particulièrement manipulé, et que nous n'ayons jamais coupé les ficelles).
Nous avons été façonné, mais actuellement nous sommes libres et pouvons faire des choix personnels. L'un de ces choix est de se libérer des mauvais réflexes émotionnels et intellectuels que notre éducation nous a inculqué. L'un de ces choix est de découvrir comment nous avons été façonné pour choisir de poursuivre ou d'interrompre le cycle de répétition qui se poursuit depuis parfois des générations.
Bien sûr, si vos parents sont parfaits, ce livre ne vous concerne pas.
Mais quels parents sont parfaits ?...
Même s'ils ont fait du mieux qu'ils ont pu, ils ont pu être toxiques à un moment ou à un autre. Ne vous interdisez pas de vérifier ce qu'il en est. Ne vous laissez pas paralyser par la crainte de les trahir, ou "d'exagérer". Vous avez le droit de lire ce livre comme vous avez le droit de lire n'importe quel livre ; ça ne vous engage à rien. La curiosité est, malgré le proverbe, une très belle qualité.
La force de Parents toxiques, c'est la clarté de son message :
- un petit enfant n'est pas responsable de ce qu'on lui fait vivre, ni des émotions (forcément légitimes, puisque forcément causées par quelque chose) qu'il ressent.
- un adulte est par contre responsable de ce qu'il fait, de ce qu'il dit, et de sa manière de subir ou de ne pas subir, de réagir ou de répondre.
Mes parents à moi ne ressemblent en rien aux parents violents, alcooliques ou injurieux dont il est question à certains moments dans le livre, et pourtant ce livre m'a fait comprendre, m'a fait mieux comprendre, comment je fonctionne (ou fonctionnais) et pourquoi je fonctionne (ou fonctionnais) ainsi.
Et la beauté de la connaissance - de la vérité -, c'est qu'en comprenant le problème il se dissipe déjà en partie.
Voici ce que disent de ce livre, sur amazon.com, quelques lecteurs :
"Si vous subissez toujours les conséquences d'une enfance douloureuse, lisez ce livre".
"Avant de lire ce livre, je m'autodétruisais, maintenant je vis ma vie pleinement, j'ai laissé mon bagage émotionnel, et je suis libre de découvrir une vie digne d'être vécue."
"Jusqu'à mes 30 ans, j'ai cru que ma famille était parfaite..."
"Ce livre a fait plus pour moi que des années de thérapie. Il m'a permis d'identifier l'origine de mon mal-être."
"Ce livre m'a aidé à voir la vérité et m'a ouvert les yeux."
Il y a deux raisons pour lesquelles vous pourriez ne pas être intéressé par ce livre tout à fait passionnant :
1/ La première, c'est que vous n'êtes réellement pas concerné.
2/ La seconde, c'est que vous ne voulez surtout pas vous rendre compte que vous êtes concerné.
C'est ce qu'on appelle le déni.
Le déni, c'est cette idéalisation outrancière, ce "ils sont tellement merveilleux, tellement parfaits", ce "mon enfance a été absolument extraordinaire... sans la moindre ombre au tableau". Le déni, c'est ce refus de regarder en face une réalité bien différente de cette image parfaite.
Petite confidence : jusqu'à mes 27 ans, j'ai vécu dans un déni total. Mes parents étaient parfaits et irréprochables. Et d'un coup, à 27 ans, le décor s'est effondré et j'ai compris que la belle image n'était que cela, une belle image. En une seconde ou presque, tout s'est métamorphosé en rien - tout ce que je croyais.
ça fait très mal, mais il faut passer par cette étape pour commencer à vivre sa vie, sa vraie vie, et s'affranchir de l'imitation pitoyable qu'on traînait avant.
Si vous êtes dépressif, la raison principale, ou l'une des principales raisons, est peut-être cachée dans ce livre. C'est en tout cas fort possible. N'êtes-vous pas curieux de vérifier ce qu'il en est ?...
Voici encore quelques commentaires de lecteurs sur Parents toxiques :
"Ce livre concerne tout le monde... tout le monde est concerné d'une manière ou d'une autre."
"Ce livre ne va pas résoudre tous vos problèmes, mais il vous aidera certainement à les comprendre et à les gérer d'une manière constructive."
"Si vous avez la sensation d'avoir souffert quand vous étiez enfant, lisez ce livre !"
"Ce livre fait parti des dix meilleurs que j'ai lu dans ma vie. Il vous aidera à regagner votre dignité."
J'espère vous avoir donné envie de lire Parents toxiques. Si vous le faites, je serai curieuse de connaître vos réactions à sa lecture.
Parents toxiques, c'est ici.
23 mars 2009
"Pourquoi une personne est plus souvent victime de manipulateurs qu'une autre ?"
Voilà une excellente question...
Le niveau de nos questions détermine le niveau de nos résultats. Ceux qui se demandent "comment se protéger des manipulateurs ?" ont une question moins profonde que ceux qui se demandent "Pourquoi une personne est plus souvent victime de manipulateurs qu'une autre ?"
En effet, le vrai problème, ce n'est pas le manipulateur, mais le caractère du manipulé.
Pour être manipulé, il faut être manipulable ; c'est cette malléabilité qui attire les manipulateurs comme le miel attire les mouches.
On est d'autant plus manipulable qu'on :
- ne se fait pas confiance ;
- préfère un mensonge confortable à une vérité amère ;
- tremble de peur à l'idée d'exister tout seul.
Pour se protéger des manipulateurs, la solution n'est donc pas de les fuir (ils sont partout) mais de se changer soi-même : apprendre à se faire confiance, à exister tout seul, c'est-à-dire à faire ses propres choix, et à aimer la vérité, même lorsqu'elle dérange.
Vaste programme... Si vaste, que le lecteur qui cherche ici une réponse à la question "comment se protéger contre les manipulateurs" ne sera pas intéressé. Le changement n'est pas facile. C'est même la chose la plus difficile qui soit. C'est pour cela que si peu de gens se décident en sa faveur.
Mais le petit nombre de ceux qui ont choisi de changer, choisi de grandir, savent que c'est aussi le chemin le plus extraordinaire qui soit, celui qui mène aux plus magnifiques prises de conscience et ouvertures. Un chemin réservé à ceux qui ne se laissent pas arrêter par leur inertie et leurs peurs.
Le niveau de nos questions détermine le niveau de nos résultats. Ceux qui se demandent "comment se protéger des manipulateurs ?" ont une question moins profonde que ceux qui se demandent "Pourquoi une personne est plus souvent victime de manipulateurs qu'une autre ?"
En effet, le vrai problème, ce n'est pas le manipulateur, mais le caractère du manipulé.
Pour être manipulé, il faut être manipulable ; c'est cette malléabilité qui attire les manipulateurs comme le miel attire les mouches.
On est d'autant plus manipulable qu'on :
- ne se fait pas confiance ;
- préfère un mensonge confortable à une vérité amère ;
- tremble de peur à l'idée d'exister tout seul.
Pour se protéger des manipulateurs, la solution n'est donc pas de les fuir (ils sont partout) mais de se changer soi-même : apprendre à se faire confiance, à exister tout seul, c'est-à-dire à faire ses propres choix, et à aimer la vérité, même lorsqu'elle dérange.
Vaste programme... Si vaste, que le lecteur qui cherche ici une réponse à la question "comment se protéger contre les manipulateurs" ne sera pas intéressé. Le changement n'est pas facile. C'est même la chose la plus difficile qui soit. C'est pour cela que si peu de gens se décident en sa faveur.
Mais le petit nombre de ceux qui ont choisi de changer, choisi de grandir, savent que c'est aussi le chemin le plus extraordinaire qui soit, celui qui mène aux plus magnifiques prises de conscience et ouvertures. Un chemin réservé à ceux qui ne se laissent pas arrêter par leur inertie et leurs peurs.
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Humiliation et Manipulation
22 avril 2008
Comment s'immuniser contre les manipulateurs pervers-narcissique
Bon... je reconnais que j'ai déjà pas mal parlé du sujet - cependant, il y a un point important qu'il est bon de comprendre lorsqu'on veut s'immuniser contre les manipulateurs.
Les manipulateurs ont des buts détestables, mesquins, bêtes et méchants ; mais ils ont des moyens intelligents - et c'est là qu'est leur force...
Certaines personnes, par un angélisme un peu niaiseux, refuse de s'intéresser aux stratégies qu'emploient les êtres pervers pour parvenir à leur fin. Elles ont tort. Ces stratégies sont - toujours - fort intéressantes même si parfois elles donnent envie de vomir.
Les connaître permet :
- de s'en protéger ;
- de les utiliser (à des fins légitimes) si on le désire ;
- de mettre en garde ceux qui ne les connaissent pas contre ceux qui les emploient dans le mauvais sens ;
- de comprendre le monde dans lequel on vit.
A moins d'être un ermite ou un berger vivant loin, loin dans les montagnes sans ADSL ni portable, le monde dans lequel on vit est pareil à une toile d'araignée.
Les pièges sont innombrables ; à moins d'être très averti, on peut s'y engluer tous les deux pas. Il est donc salutaire d'étudier, d'étudier de près, les techniques de manipulation avec lesquelles on nous concocte tant de traquenards...
Mais je me suis un peu éloignée de mon sujet, là.
Au lieu de s'entêter à croire que "les choses ne devraient pas être ainsi", ou que "ça devrait se passer comme ça", regardons la réalité en face.
Les gens qui s'indignent de la bêtise, de l'indifférence ou de l'égoïsme des hommes ne se sont pas bien regardés - eux aussi, ce sont des hommes. Et les défauts qu'ils dénoncent chez les autres, ils n'en sont pas exempts.
Parmi les lectures qui composent le cocktail Psychologik qui permet de s'immuniser contre les manipulateurs, il y a, comme je l'ai déjà dit : "Les complexes personnels" et "Comment se faire des amis".
Pourquoi "Les complexes personnels" ?... Tout simplement parce que le "ventre mou" du hérisson-manipulé, le point faible où le renard-manipulateur va planter ses crocs, c'est son ou ses complexe(s).
Complexe d'infériorité...
Complexe de culpabilité...
Complexe de reconnaissance (besoin d'être applaudi, reconnu)...
Il est donc utile de bien connaître ses complexes, et de les reconnaître pour ce qu'il sont, pour protéger son ventre contre les crocs du renard.
Et pourquoi "Comment se faire des amis" ?... Le titre originel est : "comment se faire des amis et influencer les gens". Les techniques enseignées par Dale Carnegie peuvent être utilisées d'une manière sincère et constructive, mais aussi d'une manière malsaine et destructrice. Dale Carnegie n'est pas dans une optique manipulatrice, mais on peut très bien utiliser les grands principes qu'il a dégagé dans le mauvais sens. Certains ne s'en privent pas.
C'est d'ailleurs le cas avec toutes les techniques : les moyens sont neutres. Tout dépend de leurs fins.
"Comment se faire des amis", de Dale Carnegie, est donc un livre à connaître quand on veut se protéger des manipulateurs - car il se pourrait bien qu'ils emploient certaines des techniques expliquées dans ce livre...
Je n'ai pas lu beaucoup de livres sur les pervers-manipulateurs en tant que tels (à part "Le harcèlement moral"), mais je ne suis pas persuadée que ces livres-là révèlent des secrets plus importants que ceux qui se cachent dans les livres de marketing ou de développement personnel. Maintenant si quelqu'un a un titre à me conseiller, je suis intéressée, bien sûr.
L'être humain est toujours plus ou moins le même ; il réagit plus ou moins aux mêmes stimulus ; et ceux qui savent appuyer sur les bons boutons sauront toujours les manipuler... pour le meilleur comme pour le pire.
A l'époque où j'étais dépressive, j'ai aimé passionnément un homme qui était, en toute innocence d'ailleurs, un manipulateur. Ce n'était pas un "méchant" manipulateur - il avait simplement développé quelques stratégies pour survivre en pensionnat, et il continuait à appliquer, sans y réfléchir, ses méthodes dans sa vie d'adulte.
Le compliment taillé sur mesure (pas de prêt à porter!), l'écoute hyper attentive et respectueuse... c'était ses armes.
Si je suis devenue totalement dépendante à ses compliments fleuris, admiratifs, à qui la faute ?...
Pas à lui, non. A mon enfance mal digérée, plutôt. A mon complexe de reconnaissance. A ma piètre estime de moi-même.
N'empêche que même ça peut conduire à la mort...
La moindre taupinière menace de nous tuer sous un éboulement, lorsqu'on ne mesure que quelques centimètres.
Pour échapper aux manipulateurs, comme au reste, il faut grandir.
Grandir, c'est-à-dire étudier non pour meubler son cerveau de connaissances décoratives ou ses murs de diplômes, mais étudier pour changer et devenir.
L'être humain ne peut se changer lui-même que par l'étude.
Il n'y a - malheureusement - aucune université qui enseigne cette science-là, ce savoir-là... à chacun de se faire son propre cursus, à l'aide de lectures, d'observations, de comparaisons, de notes prises dans des carnets, un agenda (ou mieux encore L'Agenda - il est en vente dans Le Phare).
Mais je m'égare encore...
bref!
Les manipulateurs ont des buts détestables, mesquins, bêtes et méchants ; mais ils ont des moyens intelligents - et c'est là qu'est leur force...
Certaines personnes, par un angélisme un peu niaiseux, refuse de s'intéresser aux stratégies qu'emploient les êtres pervers pour parvenir à leur fin. Elles ont tort. Ces stratégies sont - toujours - fort intéressantes même si parfois elles donnent envie de vomir.
Les connaître permet :
- de s'en protéger ;
- de les utiliser (à des fins légitimes) si on le désire ;
- de mettre en garde ceux qui ne les connaissent pas contre ceux qui les emploient dans le mauvais sens ;
- de comprendre le monde dans lequel on vit.
A moins d'être un ermite ou un berger vivant loin, loin dans les montagnes sans ADSL ni portable, le monde dans lequel on vit est pareil à une toile d'araignée.
Les pièges sont innombrables ; à moins d'être très averti, on peut s'y engluer tous les deux pas. Il est donc salutaire d'étudier, d'étudier de près, les techniques de manipulation avec lesquelles on nous concocte tant de traquenards...
Mais je me suis un peu éloignée de mon sujet, là.
Au lieu de s'entêter à croire que "les choses ne devraient pas être ainsi", ou que "ça devrait se passer comme ça", regardons la réalité en face.
Les gens qui s'indignent de la bêtise, de l'indifférence ou de l'égoïsme des hommes ne se sont pas bien regardés - eux aussi, ce sont des hommes. Et les défauts qu'ils dénoncent chez les autres, ils n'en sont pas exempts.
Parmi les lectures qui composent le cocktail Psychologik qui permet de s'immuniser contre les manipulateurs, il y a, comme je l'ai déjà dit : "Les complexes personnels" et "Comment se faire des amis".
Pourquoi "Les complexes personnels" ?... Tout simplement parce que le "ventre mou" du hérisson-manipulé, le point faible où le renard-manipulateur va planter ses crocs, c'est son ou ses complexe(s).
Complexe d'infériorité...
Complexe de culpabilité...
Complexe de reconnaissance (besoin d'être applaudi, reconnu)...
Il est donc utile de bien connaître ses complexes, et de les reconnaître pour ce qu'il sont, pour protéger son ventre contre les crocs du renard.
Et pourquoi "Comment se faire des amis" ?... Le titre originel est : "comment se faire des amis et influencer les gens". Les techniques enseignées par Dale Carnegie peuvent être utilisées d'une manière sincère et constructive, mais aussi d'une manière malsaine et destructrice. Dale Carnegie n'est pas dans une optique manipulatrice, mais on peut très bien utiliser les grands principes qu'il a dégagé dans le mauvais sens. Certains ne s'en privent pas.
C'est d'ailleurs le cas avec toutes les techniques : les moyens sont neutres. Tout dépend de leurs fins.
"Comment se faire des amis", de Dale Carnegie, est donc un livre à connaître quand on veut se protéger des manipulateurs - car il se pourrait bien qu'ils emploient certaines des techniques expliquées dans ce livre...
Je n'ai pas lu beaucoup de livres sur les pervers-manipulateurs en tant que tels (à part "Le harcèlement moral"), mais je ne suis pas persuadée que ces livres-là révèlent des secrets plus importants que ceux qui se cachent dans les livres de marketing ou de développement personnel. Maintenant si quelqu'un a un titre à me conseiller, je suis intéressée, bien sûr.
L'être humain est toujours plus ou moins le même ; il réagit plus ou moins aux mêmes stimulus ; et ceux qui savent appuyer sur les bons boutons sauront toujours les manipuler... pour le meilleur comme pour le pire.
A l'époque où j'étais dépressive, j'ai aimé passionnément un homme qui était, en toute innocence d'ailleurs, un manipulateur. Ce n'était pas un "méchant" manipulateur - il avait simplement développé quelques stratégies pour survivre en pensionnat, et il continuait à appliquer, sans y réfléchir, ses méthodes dans sa vie d'adulte.
Le compliment taillé sur mesure (pas de prêt à porter!), l'écoute hyper attentive et respectueuse... c'était ses armes.
Si je suis devenue totalement dépendante à ses compliments fleuris, admiratifs, à qui la faute ?...
Pas à lui, non. A mon enfance mal digérée, plutôt. A mon complexe de reconnaissance. A ma piètre estime de moi-même.
N'empêche que même ça peut conduire à la mort...
La moindre taupinière menace de nous tuer sous un éboulement, lorsqu'on ne mesure que quelques centimètres.
Pour échapper aux manipulateurs, comme au reste, il faut grandir.
Grandir, c'est-à-dire étudier non pour meubler son cerveau de connaissances décoratives ou ses murs de diplômes, mais étudier pour changer et devenir.
L'être humain ne peut se changer lui-même que par l'étude.
Il n'y a - malheureusement - aucune université qui enseigne cette science-là, ce savoir-là... à chacun de se faire son propre cursus, à l'aide de lectures, d'observations, de comparaisons, de notes prises dans des carnets, un agenda (ou mieux encore L'Agenda - il est en vente dans Le Phare).
Mais je m'égare encore...
bref!
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Humiliation et Manipulation
Comment se débarrasser d'un pervers narcissique ?
A cette bonne question, un précédent post (Comment se protéger contre un manipulateur) a donné un premier élément de réponse - mais il était un peu court...
C'est pour ça que je vous conseille ce site très clair et très intéressant sur le sujet :
On peut en retenir que les victimes de manipulateurs et autres pervers narcissiques ont une fâcheuse tendance à ne pas écouter leur intuition.
Vous savez ?...
Ce signal très net qui fait "driiingg! Danger!!!" dans la tête, lorsqu'on rencontre pour la première fois une personne qui nous fera du mal si on la laisse faire.
Ce signal (qui est assez rare pour qu'on le remarque) est fiable à 99,9% des cas. Alors à quoi bon courir le risque ?...
Si quelqu'un veut à tout prix vous aider et vous faire des cadeaux alors que vous ne lui avez rien demandé, et que ses cadeaux vous mettent ne serait-ce qu'un tout petit peu mal à l'aise, méfiance!
Une victime de manipulateur narcissique est aussi, souvent, quelqu'un qui n'étudie pas de façon assez minutieuse les êtres qui l'entourent. Elle ne s'attarde pas suffisamment sur les petits détails, les petites phrases, les expressions fugitives du visage - autant de signes et d'indices de la personnalité profonde qu'on néglige toujours à ses risques et périls.
Cette victime est aussi - souvent - quelqu'un qui ignore les principes de base de la psychologie. C'est ce qui la rend si manipulable... Elle ne connaît pas les techniques de manipulation, et ne se voit donc pas y tomber.
Pour son équilibre et son bien-être futur, elle aurait besoin d'ingérer, au moins une fois par semaine, un bon cocktail Psychologik avec des glaçons.
Recette du cocktail Psychologik :
- deux doses de psychologie générale ("Comment se faire des amis", de Dale Carnegie ; "Les complexes personnels", de Roger Mucchielli)
- une dose de psychologie plus dosée ("Influence et manipulation", de Robert Cialdini - "Le pouvoir de l'illusion", de Jacques H. Paget)
- une doses de logique ("La logique facile", de McInerny)
- un zeste de réalisme
Et si vous voulez vous composer votre cocktail tout de suite, c'est ici :
C'est pour ça que je vous conseille ce site très clair et très intéressant sur le sujet :
http://www.manipulationperverse.fr/index.html
On peut en retenir que les victimes de manipulateurs et autres pervers narcissiques ont une fâcheuse tendance à ne pas écouter leur intuition.
Vous savez ?...
Ce signal très net qui fait "driiingg! Danger!!!" dans la tête, lorsqu'on rencontre pour la première fois une personne qui nous fera du mal si on la laisse faire.
Ce signal (qui est assez rare pour qu'on le remarque) est fiable à 99,9% des cas. Alors à quoi bon courir le risque ?...
Si quelqu'un veut à tout prix vous aider et vous faire des cadeaux alors que vous ne lui avez rien demandé, et que ses cadeaux vous mettent ne serait-ce qu'un tout petit peu mal à l'aise, méfiance!
Une victime de manipulateur narcissique est aussi, souvent, quelqu'un qui n'étudie pas de façon assez minutieuse les êtres qui l'entourent. Elle ne s'attarde pas suffisamment sur les petits détails, les petites phrases, les expressions fugitives du visage - autant de signes et d'indices de la personnalité profonde qu'on néglige toujours à ses risques et périls.
Cette victime est aussi - souvent - quelqu'un qui ignore les principes de base de la psychologie. C'est ce qui la rend si manipulable... Elle ne connaît pas les techniques de manipulation, et ne se voit donc pas y tomber.
Pour son équilibre et son bien-être futur, elle aurait besoin d'ingérer, au moins une fois par semaine, un bon cocktail Psychologik avec des glaçons.
Recette du cocktail Psychologik :
- deux doses de psychologie générale ("Comment se faire des amis", de Dale Carnegie ; "Les complexes personnels", de Roger Mucchielli)
- une dose de psychologie plus dosée ("Influence et manipulation", de Robert Cialdini - "Le pouvoir de l'illusion", de Jacques H. Paget)
- une doses de logique ("La logique facile", de McInerny)
- un zeste de réalisme
Et si vous voulez vous composer votre cocktail tout de suite, c'est ici :
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Humiliation et Manipulation
18 avril 2008
Les vampires et leurs cadeaux
Il y a au moins deux sortes de vampire.
Il y a les vampires revêtus d'une cape noire, ayant des canines surdimensionnés, et qui se penchent, livides, sur leur victime, dans une ambiance gothique.
Ceux-là n'existent pas.
Et il y a les vampires sympathiques qui vous cherchent partout pour vous faire un cadeau. Ceux-là existent.
Ils sont parfois verts... avec une bonne bouille sympathique de dessin animé. "Vous avez besoin d'argent ?... Cadeau ! Crédit !"
Et ils sont parfois tout à fait normaux, tout à fait classiques... des êtres humains ordinaires qui vous offrent un café au lait avec un grand sourire : "Cadeau !" - Crédit ?...
Ils vous aiment beaucoup. Ils sont prêt à TOUT pour vous aider. Mais restez sous leurs pieds, bien au chaud sous leurs semelles, sinon ils cesseront de vous aimer.
Leur cadeau est un leurre - et eux sont les pêcheurs. Ils comptent vous dévorer (au moins psychologiquement) pour leur repas de midi.
Ils adorent vous manger.
Manger votre argent, ou du moins manger votre amour-propre, votre dignité.
Ils ont trouvé la pire des méthodes pour devenir fort : écraser les autres.
Ils ne savent pas (ou plutôt, ils prétendent ne pas savoir) que cette méthode-là est diabolique, vampirique.
Ce ne sont pas des MECHANTS vampires.
Ce sont juste des vampires.
Vous vous demandez : "comment se fait-il que je me sente si faible ?... Comment se fait-il que je n'arrive pas à me faire respecter, écouter ?"
La raison est bien simple : vous vous laissez manger.
Et tant que vous laisserez les vampires vous grignoter, votre force se transfusera à eux, vous laissant faible et démuni, vulnérable.
Alors... montrez-leur que vous aussi, vous avez des dents ! Et que même si vous n'êtes pas prêt à sucer le sang de quiconque, vous êtes prêt à vous défendre.
A défendre votre territoire.
A vous faire respecter.
A ne pas tolérer les intrusions, les piétinages d'orteil, les agressions subtiles (ou pas si subtiles) que les vampires voudraient bien vous imposer... parce que c'est leur intérêt.
Il y a deux moyens de devenir fort :
1/Ecraser les autres, les dominer, les humilier, les agresser, les "casser"
2/Grimper (faire l'effort de se protéger, faire l'effort de prendre des risques, faire l'effort d'oser, d'affronter, d'exprimer, de protester, de communiquer, faire l'effort de raisonner, de réfléchir, de s'écarter de la foule, faire l'effort de protéger les autres, faire l'effort d'aider les autres à se protéger eux-mêmes, faire l'effort de les aider à devenir plus fort...)
La première méthode est le fruit d'une mentalité gagnant/perdant - une mentalité d'anthropophages.
Les anthropophages mangent leurs ennemis car ils s'imaginent qu'ainsi, ils deviendront plus forts. Les autres sont des concurrents, des rivaux : les éliminer est le moyen de devenir plus puissant, de dominer le marché ou le bassin à requins...
La seconde méthode est le fruit d'une mentalité gagnant/gagnant - une mentalité de premier de cordée.
Un premier de cordée ne pense pas que si l'un des membres du groupe tombe dans le gouffre, il arrivera plus vite au sommet - au contraire : il sait que si l'un des encordés tombe, il y a de fortes chances pour que tout le monde tombe, y compris lui.
Le premier de cordée veut la réussite et la sécurité pour TOUS les membres de son équipe. Il a en tête l'intérêt de tous, l'intérêt de chacun. Il veut justifier sa première place en se rendant utile, en aidant ceux qui le suivent à atteindre leurs objectifs.
Un vampire veut vous faire un cadeau ?...
Refusez le cadeau.
Il y a les vampires revêtus d'une cape noire, ayant des canines surdimensionnés, et qui se penchent, livides, sur leur victime, dans une ambiance gothique.
Ceux-là n'existent pas.
Et il y a les vampires sympathiques qui vous cherchent partout pour vous faire un cadeau. Ceux-là existent.
Ils sont parfois verts... avec une bonne bouille sympathique de dessin animé. "Vous avez besoin d'argent ?... Cadeau ! Crédit !"
Et ils sont parfois tout à fait normaux, tout à fait classiques... des êtres humains ordinaires qui vous offrent un café au lait avec un grand sourire : "Cadeau !" - Crédit ?...
Ils vous aiment beaucoup. Ils sont prêt à TOUT pour vous aider. Mais restez sous leurs pieds, bien au chaud sous leurs semelles, sinon ils cesseront de vous aimer.
Leur cadeau est un leurre - et eux sont les pêcheurs. Ils comptent vous dévorer (au moins psychologiquement) pour leur repas de midi.
Ils adorent vous manger.
Manger votre argent, ou du moins manger votre amour-propre, votre dignité.
Ils ont trouvé la pire des méthodes pour devenir fort : écraser les autres.
Ils ne savent pas (ou plutôt, ils prétendent ne pas savoir) que cette méthode-là est diabolique, vampirique.
Ce ne sont pas des MECHANTS vampires.
Ce sont juste des vampires.
Vous vous demandez : "comment se fait-il que je me sente si faible ?... Comment se fait-il que je n'arrive pas à me faire respecter, écouter ?"
La raison est bien simple : vous vous laissez manger.
Et tant que vous laisserez les vampires vous grignoter, votre force se transfusera à eux, vous laissant faible et démuni, vulnérable.
Alors... montrez-leur que vous aussi, vous avez des dents ! Et que même si vous n'êtes pas prêt à sucer le sang de quiconque, vous êtes prêt à vous défendre.
A défendre votre territoire.
A vous faire respecter.
A ne pas tolérer les intrusions, les piétinages d'orteil, les agressions subtiles (ou pas si subtiles) que les vampires voudraient bien vous imposer... parce que c'est leur intérêt.
Il y a deux moyens de devenir fort :
1/Ecraser les autres, les dominer, les humilier, les agresser, les "casser"
2/Grimper (faire l'effort de se protéger, faire l'effort de prendre des risques, faire l'effort d'oser, d'affronter, d'exprimer, de protester, de communiquer, faire l'effort de raisonner, de réfléchir, de s'écarter de la foule, faire l'effort de protéger les autres, faire l'effort d'aider les autres à se protéger eux-mêmes, faire l'effort de les aider à devenir plus fort...)
La première méthode est le fruit d'une mentalité gagnant/perdant - une mentalité d'anthropophages.
Les anthropophages mangent leurs ennemis car ils s'imaginent qu'ainsi, ils deviendront plus forts. Les autres sont des concurrents, des rivaux : les éliminer est le moyen de devenir plus puissant, de dominer le marché ou le bassin à requins...
La seconde méthode est le fruit d'une mentalité gagnant/gagnant - une mentalité de premier de cordée.
Un premier de cordée ne pense pas que si l'un des membres du groupe tombe dans le gouffre, il arrivera plus vite au sommet - au contraire : il sait que si l'un des encordés tombe, il y a de fortes chances pour que tout le monde tombe, y compris lui.
Le premier de cordée veut la réussite et la sécurité pour TOUS les membres de son équipe. Il a en tête l'intérêt de tous, l'intérêt de chacun. Il veut justifier sa première place en se rendant utile, en aidant ceux qui le suivent à atteindre leurs objectifs.
Un vampire veut vous faire un cadeau ?...
Refusez le cadeau.
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Humiliation et Manipulation
12 avril 2008
Comment se protéger contre les manipulateurs ?
En voilà une bonne question...
Pour trouver la réponse à cette question, une petite analogie peut être utile.
Une manipulateur (ou un dominateur, ou un tyran, dans la version brutale) est l'équivalent d'un renard.
Un manipulé est l'équivalent d'un hérisson.
Que fait un renard pour manger un hérisson ?
Il lui fait pipi dessus.
De cette façon, le hérisson se déplie : la boule de piquants invulnérable redevient un animal avec un VENTRE.
Un ventre mou et tendre, dans lequel le renard peut planter ses crocs sans s'abîmer le museau et les gencives...
On peut se protéger des manipulateurs de deux manières différentes - l'une est nulle et inefficace, l'autre est excellente.
On peut apprendre à courir très vite, à reconnaitre les manipulateurs de loin, à les éviter comme la peste - et toute sa vie, on la passera à fuir comme un lapin devant un adversaire innombrable, toujours renouvelé, sans jamais se sentir en paix ne serait-ce que cinq minute.
C'est la méthode la plus nulle et la plus inefficace qui soit pour échapper aux manipulateurs.
On peut aussi adopter la stratégie extrêmement "habile" et "rusée" qu'emploie un certain animal pour échapper aux crocs du renard.
C'est une stratégie infaillible.
Imparable.
Sans faille.
Le renard s'y casse le museau à tous les coups. Il n'a aucune chance...
Vous voulez connaître le nom de cet animal ?
Cet animal qui détient le secret pour se protéger contre les manipulateurs ?
Le secret pour se mettre définitivement à l'abri des renards en tous genres qui pullulent en ce monde ?
Cet animal c'est...
le RHINOCEROS.
Le rhinocéros ne craint rien des renards. Et ce n'est pas seulement parce qu'ils n'habitent pas au même endroit - car mettez un renard et un rhinocéros face à face, et vous verrez que le renard ne cherche MEME PAS à attaquer le rhinocéros !... En fait, le renard se sent plutôt mal à l'aise. S'il avait le choix, il quitterait même la pièce.
Pourquoi ?
La réponse est évidente.
Le rhinocéros est plus fort que le renard. Et il n'a pas de ventre mou.
Sa stratégie, c'est de ne pas avoir besoin de stratégie. Sa stratégie, c'est d'être fort.
Comment se protéger des manipulateurs ?
En devenant plus fort qu'eux, tout simplement.
Les manipulateurs ne réussissent à manipuler que les gens émotifs, influençables... manipulables.
Cessez d'être manipulable et vous ne serez plus jamais manipulé !
Convoitez la force du rhinocéros, devenez "grand et fort" comme un rhinocéros, et les renards feront un détour pour vous éviter !...
Bon.
D'accord.
Vous êtes convaincu, et maintenant vous demandez : "COMMENT ?"
Comment faire pour acquérir cette force qui met à l'abri des manipulations ?
Et bien d'abord, il faut savoir ce qu'est la force...
quelle est votre définition de la force ?
A vous !
Pour trouver la réponse à cette question, une petite analogie peut être utile.
Une manipulateur (ou un dominateur, ou un tyran, dans la version brutale) est l'équivalent d'un renard.
Un manipulé est l'équivalent d'un hérisson.
Que fait un renard pour manger un hérisson ?
Il lui fait pipi dessus.
De cette façon, le hérisson se déplie : la boule de piquants invulnérable redevient un animal avec un VENTRE.
Un ventre mou et tendre, dans lequel le renard peut planter ses crocs sans s'abîmer le museau et les gencives...
On peut se protéger des manipulateurs de deux manières différentes - l'une est nulle et inefficace, l'autre est excellente.
On peut apprendre à courir très vite, à reconnaitre les manipulateurs de loin, à les éviter comme la peste - et toute sa vie, on la passera à fuir comme un lapin devant un adversaire innombrable, toujours renouvelé, sans jamais se sentir en paix ne serait-ce que cinq minute.
C'est la méthode la plus nulle et la plus inefficace qui soit pour échapper aux manipulateurs.
On peut aussi adopter la stratégie extrêmement "habile" et "rusée" qu'emploie un certain animal pour échapper aux crocs du renard.
C'est une stratégie infaillible.
Imparable.
Sans faille.
Le renard s'y casse le museau à tous les coups. Il n'a aucune chance...
Vous voulez connaître le nom de cet animal ?
Cet animal qui détient le secret pour se protéger contre les manipulateurs ?
Le secret pour se mettre définitivement à l'abri des renards en tous genres qui pullulent en ce monde ?
Cet animal c'est...
le RHINOCEROS.
Le rhinocéros ne craint rien des renards. Et ce n'est pas seulement parce qu'ils n'habitent pas au même endroit - car mettez un renard et un rhinocéros face à face, et vous verrez que le renard ne cherche MEME PAS à attaquer le rhinocéros !... En fait, le renard se sent plutôt mal à l'aise. S'il avait le choix, il quitterait même la pièce.
Pourquoi ?
La réponse est évidente.
Le rhinocéros est plus fort que le renard. Et il n'a pas de ventre mou.
Sa stratégie, c'est de ne pas avoir besoin de stratégie. Sa stratégie, c'est d'être fort.
Comment se protéger des manipulateurs ?
En devenant plus fort qu'eux, tout simplement.
Les manipulateurs ne réussissent à manipuler que les gens émotifs, influençables... manipulables.
Cessez d'être manipulable et vous ne serez plus jamais manipulé !
Convoitez la force du rhinocéros, devenez "grand et fort" comme un rhinocéros, et les renards feront un détour pour vous éviter !...
Bon.
D'accord.
Vous êtes convaincu, et maintenant vous demandez : "COMMENT ?"
Comment faire pour acquérir cette force qui met à l'abri des manipulations ?
Et bien d'abord, il faut savoir ce qu'est la force...
quelle est votre définition de la force ?
A vous !
Libellés :
Humiliation et Manipulation
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