[En réponse à Maud. Merci, Maud, pour tes commentaires très intéressants.]
Le pardon est un sujet qui excède un peu les limites de ce blog, celles du développement personnel, et même dans une certaine mesure celles de la philosophie.
Le pardon touche en effet de prêt à la spiritualité, à la religion au sens large ; il n'y a pas moyen de l'en séparer complètement.
En même temps, c'est un sujet très important dans le cadre de ce blog (qui est : "comment sortir de la dépression ?").
Car lorsqu'on a beaucoup souffert, et qu'on se refuse à pardonner à ceux qui nous ont fait mal, on éprouve des sentiments d'amertume et de rancœur qui nous ronge... Qui nous ronge, nous, pas eux.
Ces sentiments sont souvent associés à un état d'esprit combattif et militant, guerrier - état d'esprit qui peut avoir des conséquences très positives - mais ils ferment aussi pas mal de portes, et particulièrement celle de la gratitude.
En effet, on aura beaucoup de mal à éprouver une vive reconnaissance vis-à-vis de qui que ce soit tant qu'on est consumé par une forme de haine personnelle (car la haine impersonnelle, celle qui est dirigée contre le mal en tant que principe, n'a elle aucun inconvénient).
Et en disant ça, je ne veux pas dire que la haine personnelle est condamnable, ce n'est réellement pas ce que je pense - car tout dépend de la personne contre laquelle elle est dirigée, et des raisons qui sont à l'origine de cette haine - mais plutôt que la haine personnelle est une limite.
Pour vivre une vie complètement libre, il faut dépasser cette limite.
Et c'est là que le pardon intervient...
Mais en disant cela, je cour-circuite le nœud de la question, je fais comme si le problème à résoudre l'était déjà... Pardonner est un art délicat, un art de funambuliste, et quand on le pratique à l'aveuglette, sans trop savoir comment, ou quand on n'a pas encore les muscles et l'équilibre pour ça, on a toutes les chances de se faire mal.
Voir très mal.
C'est pourquoi ceux qui conseillent de pardonner à tout-va ne font pas preuve de beaucoup de sagesse. Ils se donnent le genre christique, pas davantage. Et ceux qui les écoutent payent les pots cassés.
Si j'ai pu conseiller dans un précédent article de "pardonner", en donnant ce conseil en deux mots, comme si c'était simple, sécuritaire et facile, je suis moi-même tombée dans le travers de ces pseudo-sages...
A ma décharge, je tiens à signaler qu'il y a tout un courant new-age et pseudo-spirituel qui bêle dans d'innombrables livres (que j'ai lus) : "Pardonnez !... Lâchez-prise !... Pardonnez à tous, pardonnez à toutes !... Sautez dans le Grand Tout !... Plongez dans l'Amour Universel !..." Etc.
Difficile de résister au courant.
Difficile de dire : "Ne pardonnez pas... Ou du moins, pas maintenant. Vous n'avez pas encore regardé en face tout le mal qu'on vous a fait. Vous devez explorer davantage vos blessures, vous devez ouvrir plus complètement l'abcès. Vous devez savoir tout ce qu'on vous a pris, vous devez connaître exactement ce qu'on vous a volé."
Mais c'est ce qu'il faut dire...
Et c'est ce que je vous dis maintenant : avant de pardonner, il y a un grand, grand travail à faire.
Si vous savez déjà qui vous devez pardonner, vous ne savez probablement pas exactement quoi lui pardonner. Et même si c'est douloureux, il faut le savoir.
ça ne veut pas dire seulement fouiller dans vos mauvais souvenirs, mais aussi et surtout chercher à identifier plus précisément ce qu'on vous a refusé.
Par exemple le respect...
La tendresse...
La vérité...
L'amour...
La confiance...
La douceur...
La fidélité...
La justice...
Pour comprendre ce qu'on vous a pris, ce qu'on vous a fait, il faut chercher du côté de toutes ces richesses-là.
Un livre comme Parents toxiques n'est instructif que parce qu'il met en regard (de manière implicite) les maltraitances et la bientraitance... Si vous lisez un livre de bons conseils sur l'éducation des enfants, vous en apprendrez aussi beaucoup sur les mauvais côtés de votre propre enfance, même si ce n'est pas le but du livre.
Et de même, si vous voulez savoir de quelle manière exactement votre conjoint vous maltraite, vous avez tout intérêt à lire un bon livre sur les relations de couple, un qui décrive de manière réaliste ce qu'est la confiance, le respect mutuel, l'échange et la tendresse dans un couple.
Autrement dit, pour comprendre ce qu'on vous a fait subir, ce dont vous avez été victime, vous devez chercher du côté du bien tout autant que du côté du mal. Car c'est seulement à la lumière du bien que le mal devient complètement visible, de même que c'est seulement sur un fond immaculé de blancheur qu'on distingue parfaitement une forme noire.
[à suivre]
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08 décembre 2009
Dans la vie, obtient-on ce qu'on désire le plus, ou le contraire ? A propos des "Amants de l'Impossible" et des "Conquérants du Possible"
Voici ce qu'écrit Jack Canfield (dans Le succès selon Jack, lecture conseillée dont le titre original est bien meilleur : Success principles).
"On dit que, dans la vie, on obtient ce qu'on désire le plus ardemment. Cette règle s'applique à la quête d'un nouvel emploi, au lancement d'une entreprise, à la conquête d'un honneur, et pour l'argent et un luxueux train de vie."
Si vous êtes très déprimé, vous êtes probablement en total désaccord avec cette idée.
Vous avez au contraire l'impression qu'on n'obtient jamais ce qu'on désire le plus - et qu'on l'obtient d'autant moins qu'on le désire davantage...
En tout cas, c'est comme ça que je voyais les choses, à l'époque.
Mais en réalité, Jack Canfield a (presque) raison.
Et vous aussi - mais seulement en un sens.
Voyons comment la réalité réconcilie ces deux points de vue apparemment incompatibles...
Si quelqu'un désirait plus que tout au monde que les ronds soient carrés et que les chameaux aient des branchies, pourrait-il obtenir ce qu'il désire le plus ardemment ?...
Non, bien sûr que non.
Et voilà comment comment certaines personnes n'obtiennent jamais ce qu'elles désirent le plus.
Tous ceux qui tombent amoureux de femmes qui, dès le départ, n'éprouvait pour eux que du mépris et toutes celles qui tombent amoureuses d'homosexuels dégoûtés par les femmes entrent dans cette catégorie des "Amants de l'Impossible".
Catégorie où il y a beaucoup de déprimés... ce qui est logique.
Mais la grande question c'est : pourquoi désirent-ils l'impossible ?
Pourquoi désirent-ils la personne ou la chose qu'ils ne pourront jamais obtenir - pourquoi précisément elle ?...
Parce qu'inconsciemment, ils alignent leur vie sur l'image qu'ils se font d'eux-mêmes.
Ils se voient comme des frustrés-à-la-base, c'est-à-dire des gens-qui-n'obtiennent-pas-ce-qu'ils-désirent-le-plus-au-monde, et du coup ils agissent de manière à actualiser cette image, à la rendre réelle, en ne désirant que ce qui leur est inaccessible. Leur flair (très développé) leur fait choisir, dès le départ, les personnes et les objectifs qu'ils ne pourront jamais atteindre, quels que soient leurs efforts.
Même s'ils sont mille fois plus intéressant, les objectifs et les personnes qu'ils peuvent rejoindre ne les intéressent pas, et ils s'en détournent sans leur accorder ne serait-ce qu'un regard.
Le problème vient donc de leur image-de-soi, de cette frustration qui définit leur identité.
Pourquoi se voient-ils comme ça ?
Pourquoi sont-ils convaincus d'être des frustrés-à-la-base ?...
Et bien, c'est une question à laquelle il est peut-être impossible de répondre en général...
Mais j'ai tout de même tendance à penser qu'elle a quelque chose à voir avec les relations qu'on a eu avec ses parents quand on était enfant.
Un enfant désire plus que tout être aimé, câliné, embrassé, rassuré, physiquement réconforté par ses parents - et surtout par sa mère.
Quand il ne l'est pas, c'est une frustration majeure qui peut colorer toute la suite de sa vie.
Donc Jack Canfield a raison : lorsqu'on examine les choses de près, on s'aperçoit que même les personnes qui n'obtiennent pas ce qu'elles désirent le plus au monde obtiennent tout de même, en un sens, ce qu'elles veulent - car ce qu'elles veulent (comme n'importe quel être humain sur cette planète) c'est que leur vie leur ressemble, que leur existence corresponde à l'image qu'elles se font d'elles-mêmes.
La solution ?
Retrouver ses souvenirs d'enfance, pardonner à ses parents ou à soi-même - car ce n'est pas toujours à eux qu'on en veut -, puis changer son image-de-soi.
Car c'est l'image-de-soi qui définit le territoire de nos réalisations : pour élargir ce territoire, il faut absolument changer cette image.
Comment ?...
Et bien, tout simplement en le décidant.
En décidant que vous n'êtes plus un amant de l'impossible frustré à la base mais un conquérant du possible.
En décidant que même si vous avez été un enfant insatisfait, vous pouvez devenir un adulte satisfait.
En décidant que vous n'allez pas vous laisser arrêter toute votre vie par des limites mentales, des limites que vous vous imposez à vous-même.
En choisissant votre force contre votre faiblesse et votre courage contre votre lâcheté.
En décidant que votre véritable identité n'est pas celle que votre passé a modelé pour vous, mais celle que vous choisissez, celle vers laquelle vous dirigez volontairement et consciemment vos pas.
En vous mettant dans la tête que le futur - celui que vous choisissez - est bien plus décisif, bien plus essentiel, que le passé - celui que vous avez subi.
En comprenant que vous avez le choix.
En prenant conscience que vous n'êtes pas obligé de continuer dans la même route que celle où vous avez marché jusque là.
En relevant le défi de votre existence.
En pariant sur vous-même.
...
En lisant Le Succès selon Jack - et les autres livres que je vous recommande.
"On dit que, dans la vie, on obtient ce qu'on désire le plus ardemment. Cette règle s'applique à la quête d'un nouvel emploi, au lancement d'une entreprise, à la conquête d'un honneur, et pour l'argent et un luxueux train de vie."
Si vous êtes très déprimé, vous êtes probablement en total désaccord avec cette idée.
Vous avez au contraire l'impression qu'on n'obtient jamais ce qu'on désire le plus - et qu'on l'obtient d'autant moins qu'on le désire davantage...
En tout cas, c'est comme ça que je voyais les choses, à l'époque.
Mais en réalité, Jack Canfield a (presque) raison.
Et vous aussi - mais seulement en un sens.
Voyons comment la réalité réconcilie ces deux points de vue apparemment incompatibles...
Si quelqu'un désirait plus que tout au monde que les ronds soient carrés et que les chameaux aient des branchies, pourrait-il obtenir ce qu'il désire le plus ardemment ?...
Non, bien sûr que non.
Et voilà comment comment certaines personnes n'obtiennent jamais ce qu'elles désirent le plus.
Tous ceux qui tombent amoureux de femmes qui, dès le départ, n'éprouvait pour eux que du mépris et toutes celles qui tombent amoureuses d'homosexuels dégoûtés par les femmes entrent dans cette catégorie des "Amants de l'Impossible".
Catégorie où il y a beaucoup de déprimés... ce qui est logique.
Mais la grande question c'est : pourquoi désirent-ils l'impossible ?
Pourquoi désirent-ils la personne ou la chose qu'ils ne pourront jamais obtenir - pourquoi précisément elle ?...
Parce qu'inconsciemment, ils alignent leur vie sur l'image qu'ils se font d'eux-mêmes.
Ils se voient comme des frustrés-à-la-base, c'est-à-dire des gens-qui-n'obtiennent-pas-ce-qu'ils-désirent-le-plus-au-monde, et du coup ils agissent de manière à actualiser cette image, à la rendre réelle, en ne désirant que ce qui leur est inaccessible. Leur flair (très développé) leur fait choisir, dès le départ, les personnes et les objectifs qu'ils ne pourront jamais atteindre, quels que soient leurs efforts.
Même s'ils sont mille fois plus intéressant, les objectifs et les personnes qu'ils peuvent rejoindre ne les intéressent pas, et ils s'en détournent sans leur accorder ne serait-ce qu'un regard.
Le problème vient donc de leur image-de-soi, de cette frustration qui définit leur identité.
Pourquoi se voient-ils comme ça ?
Pourquoi sont-ils convaincus d'être des frustrés-à-la-base ?...
Et bien, c'est une question à laquelle il est peut-être impossible de répondre en général...
Mais j'ai tout de même tendance à penser qu'elle a quelque chose à voir avec les relations qu'on a eu avec ses parents quand on était enfant.
Un enfant désire plus que tout être aimé, câliné, embrassé, rassuré, physiquement réconforté par ses parents - et surtout par sa mère.
Quand il ne l'est pas, c'est une frustration majeure qui peut colorer toute la suite de sa vie.
Donc Jack Canfield a raison : lorsqu'on examine les choses de près, on s'aperçoit que même les personnes qui n'obtiennent pas ce qu'elles désirent le plus au monde obtiennent tout de même, en un sens, ce qu'elles veulent - car ce qu'elles veulent (comme n'importe quel être humain sur cette planète) c'est que leur vie leur ressemble, que leur existence corresponde à l'image qu'elles se font d'elles-mêmes.
La solution ?
Retrouver ses souvenirs d'enfance, pardonner à ses parents ou à soi-même - car ce n'est pas toujours à eux qu'on en veut -, puis changer son image-de-soi.
Car c'est l'image-de-soi qui définit le territoire de nos réalisations : pour élargir ce territoire, il faut absolument changer cette image.
Comment ?...
Et bien, tout simplement en le décidant.
En décidant que vous n'êtes plus un amant de l'impossible frustré à la base mais un conquérant du possible.
En décidant que même si vous avez été un enfant insatisfait, vous pouvez devenir un adulte satisfait.
En décidant que vous n'allez pas vous laisser arrêter toute votre vie par des limites mentales, des limites que vous vous imposez à vous-même.
En choisissant votre force contre votre faiblesse et votre courage contre votre lâcheté.
En décidant que votre véritable identité n'est pas celle que votre passé a modelé pour vous, mais celle que vous choisissez, celle vers laquelle vous dirigez volontairement et consciemment vos pas.
En vous mettant dans la tête que le futur - celui que vous choisissez - est bien plus décisif, bien plus essentiel, que le passé - celui que vous avez subi.
En comprenant que vous avez le choix.
En prenant conscience que vous n'êtes pas obligé de continuer dans la même route que celle où vous avez marché jusque là.
En relevant le défi de votre existence.
En pariant sur vous-même.
...
En lisant Le Succès selon Jack - et les autres livres que je vous recommande.
07 décembre 2009
Solitude : positive ou négative ?
On conseille généralement à la personne qui déprime de ne pas s'isoler (c'est un conseil qu'on trouve dans tous les livres écrits par des psychiatres sur la dépression).
Mais il y a un bon comme un mauvais usage de la solitude...
Elle peut être l'occasion d'entrer en contact avec soi.
En contact avec ses pensées, ses émotions, ses désirs, ses manques.
Elle peut être l'occasion de faire le tri entre ce qui est vraiment authentique et personnel, et ce que nous nous sommes laissé imposer par l'extérieur.
Comment se connaître quand on ne se fréquente pas ?
Et quand on fréquente sans arrêt les autres, on ne se fréquente pas.
Tout dépend aussi des "autres" - car le vieux dicton n'a pas tort : mieux vaut être seul que mal accompagné... (et mieux vaut être bien accompagné que seul).
Et puis, la compagnie, ce peut aussi être un livre.
Si vous n'avez personne, autour de vous, qui vous tire dans le bon sens, vous avez tout intérêt à fréquenter des livres (autrement dit des auteurs) qui vous tirent dans le bon sens.
George Sand...
Dale Carnegie...
Jack Canfield...
Pour ne citer que ceux-là - car il y en a beaucoup d'autres.
Le fait de passer du temps en tête à tête avec des têtes est encore ce qui peut avoir l'impact le plus direct, le plus sûr, sur votre moral.
Un bon livre est plus efficace que mille antidépresseurs.
Et tous ses effets secondaires sont positifs - il n'a pas d'effets paradoxaux.
Pourquoi les psychiatres ne le disent-ils pas ?
Pourquoi ne prescrivent-ils pas des livres, plutôt que des cachets, à leurs patients ?...
Je reviens à la solitude.
On l'aime ou on ne l'aime pas, mais qui peut nier qu'elle soit un maître ?
Le gourou de l'introspection, le maître-à-penser de la connaissance de soi ?
Vous aurez besoin d'elle si vous vous voulez apprendre qui vous êtes.
Mais il y a un bon comme un mauvais usage de la solitude...
Elle peut être l'occasion d'entrer en contact avec soi.
En contact avec ses pensées, ses émotions, ses désirs, ses manques.
Elle peut être l'occasion de faire le tri entre ce qui est vraiment authentique et personnel, et ce que nous nous sommes laissé imposer par l'extérieur.
Comment se connaître quand on ne se fréquente pas ?
Et quand on fréquente sans arrêt les autres, on ne se fréquente pas.
Tout dépend aussi des "autres" - car le vieux dicton n'a pas tort : mieux vaut être seul que mal accompagné... (et mieux vaut être bien accompagné que seul).
Et puis, la compagnie, ce peut aussi être un livre.
Si vous n'avez personne, autour de vous, qui vous tire dans le bon sens, vous avez tout intérêt à fréquenter des livres (autrement dit des auteurs) qui vous tirent dans le bon sens.
George Sand...
Dale Carnegie...
Jack Canfield...
Pour ne citer que ceux-là - car il y en a beaucoup d'autres.
Le fait de passer du temps en tête à tête avec des têtes est encore ce qui peut avoir l'impact le plus direct, le plus sûr, sur votre moral.
Un bon livre est plus efficace que mille antidépresseurs.
Et tous ses effets secondaires sont positifs - il n'a pas d'effets paradoxaux.
Pourquoi les psychiatres ne le disent-ils pas ?
Pourquoi ne prescrivent-ils pas des livres, plutôt que des cachets, à leurs patients ?...
Je reviens à la solitude.
On l'aime ou on ne l'aime pas, mais qui peut nier qu'elle soit un maître ?
Le gourou de l'introspection, le maître-à-penser de la connaissance de soi ?
Vous aurez besoin d'elle si vous vous voulez apprendre qui vous êtes.
06 décembre 2009
L'intelligence - comment s'en servir pour être heureux
J'aborde ici un sujet que j'ai déjà abordé mainte fois, mais je vais essayer de le traiter de manière plus frontale que je ne l'ai fait jusqu'ici.
Quand on est très malheureux, on peut avoir l'impression que ce dont on souffre, c'est de questions sans réponse - et de là à accuser son mental, son intelligence, il n'y a qu'un pas. En effet, c'est notre intelligence qui nous fait nous poser des questions, notre intelligence qui nous confronte à tous ces points d'interrogation douloureux.
Mais non, l'intelligence ne rend pas malheureux. Ce qui rend malheureux, c'est plutôt le manque d'information.
Ce n'est pas la question qui fait mal, mais bien l'absence de réponse.
Accuser son intelligence, c'est un peu comme accuser son assiette d'être vide : le véritable problème, ce n'est pas l'assiette mais l'absence de nourriture.
L'intelligence n'est pas le problème ; elle est au contraire une partie de la solution.
La plupart des idées qui circulent dans les médias sont obscurantistes. C'est-à-dire qu'elles impliquent presque toujours une dévalorisation de l'intelligence et du savoir (qui se tiennent main dans la main) et symétriquement valorisent l'insouciance, l'irréflexion, la spontanéité, les réflexes, les instincts, les sentiments, etc. Bref : tout ce qui n'est pas l'intelligence, et tout ce que l'intelligence n'est pas.
Ces idées tendent à nous abrutir.
L'autre jour, un député indigné accusait le Président de la République de prendre les maires pour des imbéciles (ou des crétins, je ne sais plus).
S'il était indigné, c'est qu'il sentait qu'il ne s'agissait pas d'un simple malentendu, mais plutôt d'une stratégie. On prend les maires pour des imbéciles pour les transformer en imbécile.
Et il n'y a pas que les maires.
Pour sortir de dépression et se bâtir une vie heureuse, pour atteindre ses objectifs, pour changer ses rêves en objectifs et ses objectifs en réalité, il faut se servir de son intelligence.
De toute son intelligence.
De son bon sens.
De tout son bon sens.
De sa logique.
De toute sa logique.
Ce n'est pas facile, car le courant majoritaire tire dans l'autre sens - dans le sens de l'insouciance, du "va comme je te pousse", du "vivre au jour le jour", du "carpe diem", du "après moi, le déluge" (ou même "après moi-aujourd'hui-et-maintenant, le déluge").
On peut avoir des aperçus fulgurants sur sa situation, comprendre des choses essentielles, et puis les oublier, et puis ne pas les mettre en pratique. C'est le risque. Bref, on peut être intelligent mais ne pas oser aller jusqu'au bout de son intelligence - on peut comprendre, mais finalement agir comme si on n'avait rien compris.
Et je pense que beaucoup de gens en sont là.
Ils savent, mais n'osent pas savoir. Ils se doutent de..., mais n'osent pas éclaircir leurs doutes. Ils ont des intuitions, des aperçus parfaitement justes, mais ne tirent pas toutes les conséquences de ce qu'ils ont compris. Ils posent très bien les prémisses, et reculent devant les conclusions.
Leur propre intelligence leur fait peur ; ils s'en écartent comme si elle risquait de leur exploser à la figure.
Et effectivement, c'est ce qu'elle risque de faire...
La vérité est une bombe qui peut exploser à tout moment. Alors ils la désamorcent en oubliant de penser, en oubliant de se souvenir, en oubliant de prévoir. Et leur existence continue ainsi, comme une feuille morte qui flotte au gré d'une rivière. Ils ne savent pas pourquoi ils sont si malheureux - mais veulent-ils vraiment savoir ?...
Peut-être aussi qu'on les a tellement pris pour des imbéciles qu'ils se considèrent eux-mêmes comme tels. Ils se sont laissés hypnotisés et ne font plus aucun cas de leur propre réflexion, de leurs propres facultés mentales. Ils traitent leur logique avec le même mépris que les médias la traitent. Ils ont tellement avalé de mensonges abrutissants qu'ils trouvent maintenant normal de vivre comme des abrutis.
Je ne veux pas dire par là que la majorité des gens sont idiots...
Ils ne le sont pas, mais agissent comme s'ils l'étaient, et semblent eux-mêmes convaincus de l'être.
Pour goûter à la bonne vie, et d'une manière générale pour construire quelque chose d'un peu plus grand que soi, il faut prendre le chemin inverse. Chemin peu fréquenté, chemin qui grimpe vers un air pur et des cimes pures, enneigées.
Au niveau mental, on nous a habitué à ne rien exiger de nous-même, on nous a éduqué pour que nous montrions à notre propre égard la même indulgence inépuisable qu'on réserve aux enfants, lorsqu'ils sont handicapés mentaux.
ça a commencé dès l'école, avec l'absence totale d'exigence des professeurs à notre égard.
Ils nous ont demandé de différencier les vrais mots latins des faux dans la liste (liste qui comportait les mots "dominum" et "babaorum"), on nous a demandé de faire une fiche de lecture sur Oui oui chez les indiens, on nous a bien fait comprendre que répondre à la question, c'était déjà d'une certaine façon répondre juste...
Mais maintenant, c'est dans l'autre sens qu'il faut tirer.
Car si nous réussissons à être un petit peu dur, un petit peu exigeant avec nous-même, la vie sera bien plus douce avec nous.
Si nous semons davantage, nous récolterons aussi davantage.
Prenons-nous au sérieux ; prenez-vous au sérieux.
Respectez votre intelligence.
Exigez davantage de vous-même.
Davantage de cohérence, davantage de logique, davantage de vigilance.
Montez la barre.
En faisant ainsi, vous choisirez le chemin le moins fréquenté, mais aussi celui qui mène au plus beau panorama.
La masse des touristes dévale la pente pour s'entasser sur les plages et ne rien faire - mais si vous, vous montez, si vous grimpez vers les cimes, vous gagnerez comme toute première récompense le respect de vous-même, et ce n'est que la première récompense... Il y en a beaucoup d'autres.
Plus vous vous servirez de votre intelligence, plus vous oserez penser par vous-même (sachant qu'il n'y a pas d'autre manière de penser), et plus vous vous respecterez, plus vous découvrirez et manifesterez votre valeur.
Quand on est très malheureux, on peut avoir l'impression que ce dont on souffre, c'est de questions sans réponse - et de là à accuser son mental, son intelligence, il n'y a qu'un pas. En effet, c'est notre intelligence qui nous fait nous poser des questions, notre intelligence qui nous confronte à tous ces points d'interrogation douloureux.
Mais non, l'intelligence ne rend pas malheureux. Ce qui rend malheureux, c'est plutôt le manque d'information.
Ce n'est pas la question qui fait mal, mais bien l'absence de réponse.
Accuser son intelligence, c'est un peu comme accuser son assiette d'être vide : le véritable problème, ce n'est pas l'assiette mais l'absence de nourriture.
L'intelligence n'est pas le problème ; elle est au contraire une partie de la solution.
La plupart des idées qui circulent dans les médias sont obscurantistes. C'est-à-dire qu'elles impliquent presque toujours une dévalorisation de l'intelligence et du savoir (qui se tiennent main dans la main) et symétriquement valorisent l'insouciance, l'irréflexion, la spontanéité, les réflexes, les instincts, les sentiments, etc. Bref : tout ce qui n'est pas l'intelligence, et tout ce que l'intelligence n'est pas.
Ces idées tendent à nous abrutir.
L'autre jour, un député indigné accusait le Président de la République de prendre les maires pour des imbéciles (ou des crétins, je ne sais plus).
S'il était indigné, c'est qu'il sentait qu'il ne s'agissait pas d'un simple malentendu, mais plutôt d'une stratégie. On prend les maires pour des imbéciles pour les transformer en imbécile.
Et il n'y a pas que les maires.
Pour sortir de dépression et se bâtir une vie heureuse, pour atteindre ses objectifs, pour changer ses rêves en objectifs et ses objectifs en réalité, il faut se servir de son intelligence.
De toute son intelligence.
De son bon sens.
De tout son bon sens.
De sa logique.
De toute sa logique.
Ce n'est pas facile, car le courant majoritaire tire dans l'autre sens - dans le sens de l'insouciance, du "va comme je te pousse", du "vivre au jour le jour", du "carpe diem", du "après moi, le déluge" (ou même "après moi-aujourd'hui-et-maintenant, le déluge").
On peut avoir des aperçus fulgurants sur sa situation, comprendre des choses essentielles, et puis les oublier, et puis ne pas les mettre en pratique. C'est le risque. Bref, on peut être intelligent mais ne pas oser aller jusqu'au bout de son intelligence - on peut comprendre, mais finalement agir comme si on n'avait rien compris.
Et je pense que beaucoup de gens en sont là.
Ils savent, mais n'osent pas savoir. Ils se doutent de..., mais n'osent pas éclaircir leurs doutes. Ils ont des intuitions, des aperçus parfaitement justes, mais ne tirent pas toutes les conséquences de ce qu'ils ont compris. Ils posent très bien les prémisses, et reculent devant les conclusions.
Leur propre intelligence leur fait peur ; ils s'en écartent comme si elle risquait de leur exploser à la figure.
Et effectivement, c'est ce qu'elle risque de faire...
La vérité est une bombe qui peut exploser à tout moment. Alors ils la désamorcent en oubliant de penser, en oubliant de se souvenir, en oubliant de prévoir. Et leur existence continue ainsi, comme une feuille morte qui flotte au gré d'une rivière. Ils ne savent pas pourquoi ils sont si malheureux - mais veulent-ils vraiment savoir ?...
Peut-être aussi qu'on les a tellement pris pour des imbéciles qu'ils se considèrent eux-mêmes comme tels. Ils se sont laissés hypnotisés et ne font plus aucun cas de leur propre réflexion, de leurs propres facultés mentales. Ils traitent leur logique avec le même mépris que les médias la traitent. Ils ont tellement avalé de mensonges abrutissants qu'ils trouvent maintenant normal de vivre comme des abrutis.
Je ne veux pas dire par là que la majorité des gens sont idiots...
Ils ne le sont pas, mais agissent comme s'ils l'étaient, et semblent eux-mêmes convaincus de l'être.
Pour goûter à la bonne vie, et d'une manière générale pour construire quelque chose d'un peu plus grand que soi, il faut prendre le chemin inverse. Chemin peu fréquenté, chemin qui grimpe vers un air pur et des cimes pures, enneigées.
Au niveau mental, on nous a habitué à ne rien exiger de nous-même, on nous a éduqué pour que nous montrions à notre propre égard la même indulgence inépuisable qu'on réserve aux enfants, lorsqu'ils sont handicapés mentaux.
ça a commencé dès l'école, avec l'absence totale d'exigence des professeurs à notre égard.
Ils nous ont demandé de différencier les vrais mots latins des faux dans la liste (liste qui comportait les mots "dominum" et "babaorum"), on nous a demandé de faire une fiche de lecture sur Oui oui chez les indiens, on nous a bien fait comprendre que répondre à la question, c'était déjà d'une certaine façon répondre juste...
Mais maintenant, c'est dans l'autre sens qu'il faut tirer.
Car si nous réussissons à être un petit peu dur, un petit peu exigeant avec nous-même, la vie sera bien plus douce avec nous.
Si nous semons davantage, nous récolterons aussi davantage.
Prenons-nous au sérieux ; prenez-vous au sérieux.
Respectez votre intelligence.
Exigez davantage de vous-même.
Davantage de cohérence, davantage de logique, davantage de vigilance.
Montez la barre.
En faisant ainsi, vous choisirez le chemin le moins fréquenté, mais aussi celui qui mène au plus beau panorama.
La masse des touristes dévale la pente pour s'entasser sur les plages et ne rien faire - mais si vous, vous montez, si vous grimpez vers les cimes, vous gagnerez comme toute première récompense le respect de vous-même, et ce n'est que la première récompense... Il y en a beaucoup d'autres.
Plus vous vous servirez de votre intelligence, plus vous oserez penser par vous-même (sachant qu'il n'y a pas d'autre manière de penser), et plus vous vous respecterez, plus vous découvrirez et manifesterez votre valeur.
Libellés :
Intelligence et dépression
Le chemin de la force ? Hypocrisie, sincérité, esclavage, pudeur, etc.
Merci pour vos avis et vos questions stimulantes...
En poussant le trait à l'extrême, l'hypocrite est un pédophile qui milite dans une association contre la pédophilie. Non, il n'est pas schizophrène ; il s'est juste dit que cette couverture le mettait au-dessus de tout soupçon. C'est un sale type rusé. Pervers et intelligent.
Alors maintenant, parlons de ce que n'est pas l'hypocrisie.
Un homme ou une femme qui se fait passer pour déjà célèbre dans le but de le devenir n'est pas vraiment un hypocrite. C'est plutôt quelqu'un qui utilise la force des apparences - car au fond, paraître célèbre, c'est l'être : si on le croit, son mensonge cessera d'en être un.
Pareil pour un homme ou une femme qui feint d'avoir confiance en soi pour acquérir de la confiance en soi. C'est moins de l'hypocrisie que de la psychologie. Lui aussi utilise la force des apparences, non pour cacher quelque chose de honteux (comme le pédophile) mais pour changer sa réalité. Il n'y a pas d'hypocrisie là-dedans parce que son but est au contraire d'unifier l'apparence et la réalité. Son "mensonge" n'en est pas vraiment un, dans la mesure où arriver à feindre la confiance en soi, c'est déjà faire preuve d'une sacrée confiance en soi !
Il y a encore un autre comportement qu'on peut prendre, à tort, pour de l'hypocrisie.
Certaines personnes s'imaginent que le fait de ne pas dire "tout" est une forme d'hypocrisie.
ça n'en est absolument pas une.
Dire tout à n'importe qui, simplement parce que "n'importe qui" le demande ou parce qu'on s'y croit obligé, ce n'est pas de la sincérité mais de l'esclavage.
La sincérité consiste à ne pas mentir, à ne pas dire ce qu'on sait être faux.
Mais raconter toute sa vie à un inquisiteur malveillant, c'est une forme de supplice - et ça n'a vraiment rien à voir avec la sincérité.
Dans la manière dont on évalue ce qui est "hypocrisie" et ce qui est "sincérité", il faut tout prendre en compte.
Prendre en compte le fait que certaines réalités peuvent changer de nature simplement parce qu'on y croit...
Tandis que d'autres restent stables et inchangées, quoi qu'on imagine...
(Par exemple, dire que "le soleil tourne autour de la terre" est un mensonge et le restera, même si tout le monde se met à y croire, tandis que "Josiane Wokilousky est une star" deviendra une vérité si tout le monde se met à y croire.)
Prendre en compte le fait que la connaissance est pouvoir et que donc, quand on donne beaucoup d'informations sur soi à quelqu'un, on lui donne aussi beaucoup du pouvoir sur soi...
Prendre aussi en compte le fait que la sincérité n'est pas incompatible avec la pudeur, la discrétion et le goût du secret...
Au delà d'une certaine limite, toute qualité se change en autre chose.
De l'autre côté de la frontière de la sincérité, se trouve la nudité.
La sincérité est une force tant qu'elle reste à l'intérieur de ses limites. Quand elle les dépasse, la sincérité devient de la faiblesse.
Quand à l'hypocrisie, elle constitue une force pour les méchants. (Terme qui paraît enfantin, pas sérieux, presque dérisoire, mais qui n'en est pas moins irremplaçable.)
Je reviens sur un point important.
Donner des informations - des informations exactes -, c'est toujours, d'une manière ou d'une autre, donner du pouvoir.
C'est pour cela qu'il faut être particulièrement attentif et conscient lorsqu'on donne des informations sur soi - car une information une fois donnée ne peut pas se reprendre, et que cette information n'est jamais neutre : elle constitue potentiellement une arme. Si l'autre le veut, il pourra s'en servir un jour.
Alors mieux vaut savoir à qui on fait confiance, et à qui on ne fait pas confiance, et pourquoi...
Non, il ne s'agit pas de se méfier de tout le monde. Il s'agit seulement de savoir ce qu'on dit, à qui on le dit, et pourquoi on le dit. Bref : il s'agit de vivre sa vie avec discernement.
Quand on élargit exagérément les limites de l'hypocrisie, jusqu'à y faire entrer des qualités telles que la discrétion et la pudeur, on se retrouve dans la même position qu'une pauvre fille qui se laisser violer par son patron parce qu'elle a peur de perdre son travail.
On dit tout, on livre tous ses secrets au premier venu, parce qu'on s'imagine que c'est le seul moyen de ne pas tomber dans l'hypocrisie...
Il n'y a pas de liberté sans mur ; il n'y a pas de liberté sans limite. Ces murs et ces limites, ce sont ceux qui protègent notre moi intérieur.
Il n'y a pas de partage pour ceux qui ne savent pas refuser le partage, pas de vrais "oui" pour ceux qui ne savent pas dire "non", pas de générosité chez ceux qui se laissent dépouiller et piller.
S'ouvrir aux quatre vents, c'est s'éparpiller et se perdre.
De nos jours, un vaste courant idéologique confond hypocrisie et retenue. Lorsqu'on se laisse embarquer par cette idéologie, on est insensiblement conduit à adopter un comportement dangereux pour soi-même, tant au niveau psychologique que physique. Un comportement qui, au long terme, ne nous rendra pas plus fort, mais plus faible.
Car en général, lorsqu'on se montre (littéralement ou figurativement) nu en public, on perd beaucoup plus qu'on ne gagne...
En poussant le trait à l'extrême, l'hypocrite est un pédophile qui milite dans une association contre la pédophilie. Non, il n'est pas schizophrène ; il s'est juste dit que cette couverture le mettait au-dessus de tout soupçon. C'est un sale type rusé. Pervers et intelligent.
Alors maintenant, parlons de ce que n'est pas l'hypocrisie.
Un homme ou une femme qui se fait passer pour déjà célèbre dans le but de le devenir n'est pas vraiment un hypocrite. C'est plutôt quelqu'un qui utilise la force des apparences - car au fond, paraître célèbre, c'est l'être : si on le croit, son mensonge cessera d'en être un.
Pareil pour un homme ou une femme qui feint d'avoir confiance en soi pour acquérir de la confiance en soi. C'est moins de l'hypocrisie que de la psychologie. Lui aussi utilise la force des apparences, non pour cacher quelque chose de honteux (comme le pédophile) mais pour changer sa réalité. Il n'y a pas d'hypocrisie là-dedans parce que son but est au contraire d'unifier l'apparence et la réalité. Son "mensonge" n'en est pas vraiment un, dans la mesure où arriver à feindre la confiance en soi, c'est déjà faire preuve d'une sacrée confiance en soi !
Il y a encore un autre comportement qu'on peut prendre, à tort, pour de l'hypocrisie.
Certaines personnes s'imaginent que le fait de ne pas dire "tout" est une forme d'hypocrisie.
ça n'en est absolument pas une.
Dire tout à n'importe qui, simplement parce que "n'importe qui" le demande ou parce qu'on s'y croit obligé, ce n'est pas de la sincérité mais de l'esclavage.
La sincérité consiste à ne pas mentir, à ne pas dire ce qu'on sait être faux.
Mais raconter toute sa vie à un inquisiteur malveillant, c'est une forme de supplice - et ça n'a vraiment rien à voir avec la sincérité.
Dans la manière dont on évalue ce qui est "hypocrisie" et ce qui est "sincérité", il faut tout prendre en compte.
Prendre en compte le fait que certaines réalités peuvent changer de nature simplement parce qu'on y croit...
Tandis que d'autres restent stables et inchangées, quoi qu'on imagine...
(Par exemple, dire que "le soleil tourne autour de la terre" est un mensonge et le restera, même si tout le monde se met à y croire, tandis que "Josiane Wokilousky est une star" deviendra une vérité si tout le monde se met à y croire.)
Prendre en compte le fait que la connaissance est pouvoir et que donc, quand on donne beaucoup d'informations sur soi à quelqu'un, on lui donne aussi beaucoup du pouvoir sur soi...
Prendre aussi en compte le fait que la sincérité n'est pas incompatible avec la pudeur, la discrétion et le goût du secret...
Au delà d'une certaine limite, toute qualité se change en autre chose.
De l'autre côté de la frontière de la sincérité, se trouve la nudité.
La sincérité est une force tant qu'elle reste à l'intérieur de ses limites. Quand elle les dépasse, la sincérité devient de la faiblesse.
Quand à l'hypocrisie, elle constitue une force pour les méchants. (Terme qui paraît enfantin, pas sérieux, presque dérisoire, mais qui n'en est pas moins irremplaçable.)
Je reviens sur un point important.
Donner des informations - des informations exactes -, c'est toujours, d'une manière ou d'une autre, donner du pouvoir.
C'est pour cela qu'il faut être particulièrement attentif et conscient lorsqu'on donne des informations sur soi - car une information une fois donnée ne peut pas se reprendre, et que cette information n'est jamais neutre : elle constitue potentiellement une arme. Si l'autre le veut, il pourra s'en servir un jour.
Alors mieux vaut savoir à qui on fait confiance, et à qui on ne fait pas confiance, et pourquoi...
Non, il ne s'agit pas de se méfier de tout le monde. Il s'agit seulement de savoir ce qu'on dit, à qui on le dit, et pourquoi on le dit. Bref : il s'agit de vivre sa vie avec discernement.
Quand on élargit exagérément les limites de l'hypocrisie, jusqu'à y faire entrer des qualités telles que la discrétion et la pudeur, on se retrouve dans la même position qu'une pauvre fille qui se laisser violer par son patron parce qu'elle a peur de perdre son travail.
On dit tout, on livre tous ses secrets au premier venu, parce qu'on s'imagine que c'est le seul moyen de ne pas tomber dans l'hypocrisie...
Il n'y a pas de liberté sans mur ; il n'y a pas de liberté sans limite. Ces murs et ces limites, ce sont ceux qui protègent notre moi intérieur.
Il n'y a pas de partage pour ceux qui ne savent pas refuser le partage, pas de vrais "oui" pour ceux qui ne savent pas dire "non", pas de générosité chez ceux qui se laissent dépouiller et piller.
S'ouvrir aux quatre vents, c'est s'éparpiller et se perdre.
De nos jours, un vaste courant idéologique confond hypocrisie et retenue. Lorsqu'on se laisse embarquer par cette idéologie, on est insensiblement conduit à adopter un comportement dangereux pour soi-même, tant au niveau psychologique que physique. Un comportement qui, au long terme, ne nous rendra pas plus fort, mais plus faible.
Car en général, lorsqu'on se montre (littéralement ou figurativement) nu en public, on perd beaucoup plus qu'on ne gagne...
Avouer ses faiblesse : bonne ou mauvaise idée ?
[en réponse à Camille]
La psychologie actuelle tombe souvent dans une erreur lourde de conséquences en décrétant que telle ou telle attitude est positive dans l'absolu.
Par exemple le fait "d'avouer ses faiblesses" ou "d'exprimer ses émotions" seraient positifs en soi, quel que soit le contexte.
Mais en fait, et qu'on parle de psychologie ou de n'importe quel autre domaine, tout dépend toujours du contexte - c'est l'un des premiers principes que l'on découvre lorsqu'on étudie la logique, qui est la science de toutes les sciences.
[Cf. l'excellentissime Principes de Logique, de Victor Thibaudeau, que j'ai déjà conseillé, sur ce blog ou sur un autre. Une lecture absolument essentielle pour ceux qui veulent vivre intelligemment, en utilisant tous leurs neurones.]
Prenons le cas d'un dompteur de fauves.
Que se passera-t-il si, face à trois lions et deux panthères, il fait l'équivalent d' "avouer ses faiblesses" - c'est-à-dire s'il ne cache pas sa fatigue, qu'il montre qu'il a l'esprit ailleurs ?...
Il se fera croquer, tout simplement.
Avouer ses faiblesses devant des fauves (ou l'équivalent humain de fauves) c'est un peu comme saigner près d'un requin : une mauvaise idée.
Mais supposons maintenant qu'on soit le lion lui-même, qu'on ait une grosse épine plantée dans la patte, et que le vétérinaire vienne pour nous soigner dans notre cage : si on lui saute dessus on ne sera pas soigné.
Dans cette circonstance-là, "avouer ses faiblesses" est LA chose à faire.
Bref : tout dépend du contexte.
Tout dépend vraiment du contexte.
Il n'y a pas de choses à faire ou à ne pas faire dans l'absolu ; tout comportement peut être idiot et suicidaire ou sage et avisé selon le contexte dans lequel il s'inscrit. C'est pour ça qu'on ne pourra jamais faire l'économie d'un cerveau, même si beaucoup de gens s'emploient à nous convaincre que si, si, on n'a pas besoin de réfléchir, il suffit de suivre bêtement et mécaniquement leurs conseils pour trouver le bonheur.
Faux !
Personne ne peut réfléchir à votre place à ce que votre vie et vos circonstances requièrent. Personne ne peut être sage pour vous. C'est à vous de faire travailler la merveilleuse machine que contient votre boite crânienne pour savoir quoi faire... compte tenu de la situation, compte tenu de ce que vous voulez, compte tenu de ce que vous êtes et de ce que sont les autres, bref : compte tenu du contexte.
Vous voulez avouer vos faiblesse : à qui ? Et dans quel but ?
Vous voulez les cacher : à qui ? Et dans quel but ?
Si vous savez ce que vous faites et pourquoi vous le faites, vous aurez déjà beaucoup d'avance sur la majorité de la population, qui se laisse emporter par ses émotions, ses habitudes, et le courant général.
être authentique est a priori une bonne idée, mais il y a un moment où le souci d'authenticité peut devenir auto-destructeur - quand on oublie de prendre en compte le contexte, justement...
Il est (intellectuellement) simple de suivre une règle qui reste la même quelle que soit les circonstances, mais c'est aussi dangereux et idiot.
Je vous le dis avec d'autant plus d'assurance que toute ma vie, j'ai eu tendance à fonctionner ainsi, appliquant des règles de comportement arbitraires sans les adapter aux circonstances, et du coup, n'obtenant aucun résultat positif.
- Si je devais résumer le résultat, ce serait par l'expression "pied dans le plat" -
La vie demande du doigté, de la finesse, et vous en avez autant qu'il en faut - à condition d'en faire usage... à condition de comprendre que vous avez besoin d'en faire usage...
Vous disposez de toute l'intelligence et de toute la souplesse adaptative, de toute la diplomatie et de toute l'intelligence stratégique dont vous avez besoin, mais encore faut-il que vous ayez conscience de leur importance, que vous soyez vous-même décidé à les utiliser.
Beaucoup d'idées véhiculées par les médias et par la psychologie tirent dans l'autre sens.
Beaucoup de gens (bien ou mal intentionnés) veulent nous convaincre qu'on peut réussir sa vie sans réfléchir mûrement à ce qu'on veut, aux moyens de l'obtenir. Qu'on peut réussir sa vie sans observer sa vie, sans comprendre ce qui s'y passe, sans comprendre comment les gens qui nous entourent fonctionnent, et comment nous fonctionnons nous-même.
Mais la vérité est que pour réussir sa vie, de même que pour réussir dans la vie, on a besoin de penser sérieusement à tout ça.
Il n'y a pas de raccourci, pas de recette miracle, pas de procédure en trois points qui permette de faire l'économie d'une réflexion personnelle, vraiment personnelle - Réflexion qui d'ailleurs ne doit pas cesser. Il ne s'agit pas de réfléchir pendant six mois, et puis d'arrêter définitivement. Il s'agit de réfléchir, et de réfléchir, et de réfléchir encore.
à ce que vous voulez...
à ce que vous vivez...
à ce que vous pouvez et ne pouvez pas et pourquoi...
à ce que les autres veulent...
Etc.
Je reviens au sujet de cet article.
Avouer ses faiblesses est une excellente idée quand on en est incapable, quand on s'est enfermé dans une image de réussite inaltérable, de force indestructible.
Ne pas avouer ses faiblesses est une excellente idée quand on n'a jamais su comment les dissimuler.
Ceux qui ont pris le pli de porter le masque de la force ont tout intérêt à ôter ce masque - au moins pour voir de quelle manière ils entrent en relation avec les autres. Au moins pour goûter à plus d'authenticité.
Ceux qui ont pris l'habitude de porter le masque de la faiblesse et de l'échec ont tout intérêt à enlever ce masque - c'est-à-dire à montrer leur optimisme, leur confiance en eux. Au début, ça leur semblera peut-être artificiel, mais c'est un exercice intéressant qui les aidera à manifester une force qu'ils gardaient jusque là à l'intérieur, loin des regard.
Mais au final, la seule personne qui peut savoir si vous devez avouer vos faiblesses ou les cacher, c'est vous - et vous ne pouvez le savoir qu'au cas par cas, car la vie c'est du cas par cas. On ne vit qu'un jour par jour.
La psychologie actuelle tombe souvent dans une erreur lourde de conséquences en décrétant que telle ou telle attitude est positive dans l'absolu.
Par exemple le fait "d'avouer ses faiblesses" ou "d'exprimer ses émotions" seraient positifs en soi, quel que soit le contexte.
Mais en fait, et qu'on parle de psychologie ou de n'importe quel autre domaine, tout dépend toujours du contexte - c'est l'un des premiers principes que l'on découvre lorsqu'on étudie la logique, qui est la science de toutes les sciences.
[Cf. l'excellentissime Principes de Logique, de Victor Thibaudeau, que j'ai déjà conseillé, sur ce blog ou sur un autre. Une lecture absolument essentielle pour ceux qui veulent vivre intelligemment, en utilisant tous leurs neurones.]
Prenons le cas d'un dompteur de fauves.
Que se passera-t-il si, face à trois lions et deux panthères, il fait l'équivalent d' "avouer ses faiblesses" - c'est-à-dire s'il ne cache pas sa fatigue, qu'il montre qu'il a l'esprit ailleurs ?...
Il se fera croquer, tout simplement.
Avouer ses faiblesses devant des fauves (ou l'équivalent humain de fauves) c'est un peu comme saigner près d'un requin : une mauvaise idée.
Mais supposons maintenant qu'on soit le lion lui-même, qu'on ait une grosse épine plantée dans la patte, et que le vétérinaire vienne pour nous soigner dans notre cage : si on lui saute dessus on ne sera pas soigné.
Dans cette circonstance-là, "avouer ses faiblesses" est LA chose à faire.
Bref : tout dépend du contexte.
Tout dépend vraiment du contexte.
Il n'y a pas de choses à faire ou à ne pas faire dans l'absolu ; tout comportement peut être idiot et suicidaire ou sage et avisé selon le contexte dans lequel il s'inscrit. C'est pour ça qu'on ne pourra jamais faire l'économie d'un cerveau, même si beaucoup de gens s'emploient à nous convaincre que si, si, on n'a pas besoin de réfléchir, il suffit de suivre bêtement et mécaniquement leurs conseils pour trouver le bonheur.
Faux !
Personne ne peut réfléchir à votre place à ce que votre vie et vos circonstances requièrent. Personne ne peut être sage pour vous. C'est à vous de faire travailler la merveilleuse machine que contient votre boite crânienne pour savoir quoi faire... compte tenu de la situation, compte tenu de ce que vous voulez, compte tenu de ce que vous êtes et de ce que sont les autres, bref : compte tenu du contexte.
Vous voulez avouer vos faiblesse : à qui ? Et dans quel but ?
Vous voulez les cacher : à qui ? Et dans quel but ?
Si vous savez ce que vous faites et pourquoi vous le faites, vous aurez déjà beaucoup d'avance sur la majorité de la population, qui se laisse emporter par ses émotions, ses habitudes, et le courant général.
être authentique est a priori une bonne idée, mais il y a un moment où le souci d'authenticité peut devenir auto-destructeur - quand on oublie de prendre en compte le contexte, justement...
Il est (intellectuellement) simple de suivre une règle qui reste la même quelle que soit les circonstances, mais c'est aussi dangereux et idiot.
Je vous le dis avec d'autant plus d'assurance que toute ma vie, j'ai eu tendance à fonctionner ainsi, appliquant des règles de comportement arbitraires sans les adapter aux circonstances, et du coup, n'obtenant aucun résultat positif.
- Si je devais résumer le résultat, ce serait par l'expression "pied dans le plat" -
La vie demande du doigté, de la finesse, et vous en avez autant qu'il en faut - à condition d'en faire usage... à condition de comprendre que vous avez besoin d'en faire usage...
Vous disposez de toute l'intelligence et de toute la souplesse adaptative, de toute la diplomatie et de toute l'intelligence stratégique dont vous avez besoin, mais encore faut-il que vous ayez conscience de leur importance, que vous soyez vous-même décidé à les utiliser.
Beaucoup d'idées véhiculées par les médias et par la psychologie tirent dans l'autre sens.
Beaucoup de gens (bien ou mal intentionnés) veulent nous convaincre qu'on peut réussir sa vie sans réfléchir mûrement à ce qu'on veut, aux moyens de l'obtenir. Qu'on peut réussir sa vie sans observer sa vie, sans comprendre ce qui s'y passe, sans comprendre comment les gens qui nous entourent fonctionnent, et comment nous fonctionnons nous-même.
Mais la vérité est que pour réussir sa vie, de même que pour réussir dans la vie, on a besoin de penser sérieusement à tout ça.
Il n'y a pas de raccourci, pas de recette miracle, pas de procédure en trois points qui permette de faire l'économie d'une réflexion personnelle, vraiment personnelle - Réflexion qui d'ailleurs ne doit pas cesser. Il ne s'agit pas de réfléchir pendant six mois, et puis d'arrêter définitivement. Il s'agit de réfléchir, et de réfléchir, et de réfléchir encore.
à ce que vous voulez...
à ce que vous vivez...
à ce que vous pouvez et ne pouvez pas et pourquoi...
à ce que les autres veulent...
Etc.
Je reviens au sujet de cet article.
Avouer ses faiblesses est une excellente idée quand on en est incapable, quand on s'est enfermé dans une image de réussite inaltérable, de force indestructible.
Ne pas avouer ses faiblesses est une excellente idée quand on n'a jamais su comment les dissimuler.
Ceux qui ont pris le pli de porter le masque de la force ont tout intérêt à ôter ce masque - au moins pour voir de quelle manière ils entrent en relation avec les autres. Au moins pour goûter à plus d'authenticité.
Ceux qui ont pris l'habitude de porter le masque de la faiblesse et de l'échec ont tout intérêt à enlever ce masque - c'est-à-dire à montrer leur optimisme, leur confiance en eux. Au début, ça leur semblera peut-être artificiel, mais c'est un exercice intéressant qui les aidera à manifester une force qu'ils gardaient jusque là à l'intérieur, loin des regard.
Mais au final, la seule personne qui peut savoir si vous devez avouer vos faiblesses ou les cacher, c'est vous - et vous ne pouvez le savoir qu'au cas par cas, car la vie c'est du cas par cas. On ne vit qu'un jour par jour.
Grandir, devenir adulte : qu'est-ce que ça veut dire ?
On a tous une certaine définition du terme "adulte", et plus cette définition est pauvre et négative, plus on se sent mal à l'aise dans sa peau d'adulte, tandis que plus cette définition est riche, nuancée et positive, plus on se sent heureux dans sa peau de majeur.
(Je ne rajoute pas "vacciné".)
Et tiens, justement, commençons par là.
La phrase idiomatique "Je suis majeur et vacciné", vous l'avez certainement déjà entendue, et peut-être prononcé vous-même.
Elle associe l'âge adulte à la vaccination - comme s'il y avait un rapport entre les deux. Il n'y a aucun rapport.
Pour d'autres, ou les mêmes, ce sera le fait de se faire enlever quatre dents parfaitement saines qui auraient pu leur être fort utile à 40 ans ou même avant... j'ai nommé les dents de sagesse.
Comme si le fait de faire extraire les dents de sagesse était un moyen d'accéder à la sagesse de l'adulte...
(Alors que logiquement, ce devrait être le contraire - c'est le fait d'avoir ces quatre dents supplémentaires qui devrait constituer une espèce de promotion ; pas le fait de se les faire enlever.)
Vaccin, extraction des dents de sagesse : mine de rien, il y a un point commun entre ces deux "rites de passage" à l'âge adulte.
On se fait extraire avec enthousiasme et impatience quatre dents saines et utiles parce qu'on croit qu'elles sont un reste inutile de notre ancêtre-commun-avec-le-singe...
Et on se fait vacciner parce qu'on croit que notre système immunitaire n'est pas au point, que la Science et la Médecine savent comment l'améliorer...
Dans les deux cas, il y a derrière ces rites l'idée (fausse) que l'être humain est biologiquement, physiquement améliorable. Autrement dit, qu'il n'est pas tout à fait au point tel quel.
Et du coup, on le mutile - en abîmant son système immunitaire et sa dentition.
De même que dans les tribus dites primitives, devenir adulte c'est par exemple se faire faire d'énormes cicatrices, se faire teindre les dents en noir, ou que sais-je !...
L'adulte, dans cette conception des choses, c'est l'être humain marqué par la société et ses croyances, comme un formulaire l'est par un coup de tampon administratif...
Mais il y a d'autres définitions de l'âge adulte.
Certains croient qu'être adulte, c'est être seul.
D'autres qu'être adulte, c'est se forger une carapace.
On peut imaginer des définitions plus positives, et donc plus motivantes, de l'âge adulte.
Je pense que grandir, c'est agir au lieu de réagir, prendre davantage en compte la réalité extérieure, aligner ses actes sur ce qu'on veut (consciemment) et pas seulement sur ce qu'on ressent (instinctivement), etc.
L'enfant a du bon sens, mais il est essentiellement crédule. Sa logique est subordonnée à sa crédulité, à son besoin de croire et de faire confiance - en général ses parents.
L'adulte est un être chez qui la logique est prioritaire sur le besoin de croire. Au lieu comme l'enfant de subordonner son bon sens à sa foi, il soumet sa foi à son bon sens. Il ne croit que ce qui lui paraît vrai, juste, cohérent, logique et prouvé.
Je ne dis pas que les adultes sont tous comme ça...
Mais c'est ainsi que je vois l'Adulte.
(Après tout, les psychologues et penseurs qui parlent en termes hyper-élogieux de l'Enfant Intérieur, ne décrivent pas non plus un gamin réel, mais une espèce d'idéal. Je peux donc bien me permettre de rêver l'Adulte comme ils rêvent l'Enfant...)
(Je ne rajoute pas "vacciné".)
Et tiens, justement, commençons par là.
La phrase idiomatique "Je suis majeur et vacciné", vous l'avez certainement déjà entendue, et peut-être prononcé vous-même.
Elle associe l'âge adulte à la vaccination - comme s'il y avait un rapport entre les deux. Il n'y a aucun rapport.
Pour d'autres, ou les mêmes, ce sera le fait de se faire enlever quatre dents parfaitement saines qui auraient pu leur être fort utile à 40 ans ou même avant... j'ai nommé les dents de sagesse.
Comme si le fait de faire extraire les dents de sagesse était un moyen d'accéder à la sagesse de l'adulte...
(Alors que logiquement, ce devrait être le contraire - c'est le fait d'avoir ces quatre dents supplémentaires qui devrait constituer une espèce de promotion ; pas le fait de se les faire enlever.)
Vaccin, extraction des dents de sagesse : mine de rien, il y a un point commun entre ces deux "rites de passage" à l'âge adulte.
On se fait extraire avec enthousiasme et impatience quatre dents saines et utiles parce qu'on croit qu'elles sont un reste inutile de notre ancêtre-commun-avec-le-singe...
Et on se fait vacciner parce qu'on croit que notre système immunitaire n'est pas au point, que la Science et la Médecine savent comment l'améliorer...
Dans les deux cas, il y a derrière ces rites l'idée (fausse) que l'être humain est biologiquement, physiquement améliorable. Autrement dit, qu'il n'est pas tout à fait au point tel quel.
Et du coup, on le mutile - en abîmant son système immunitaire et sa dentition.
De même que dans les tribus dites primitives, devenir adulte c'est par exemple se faire faire d'énormes cicatrices, se faire teindre les dents en noir, ou que sais-je !...
L'adulte, dans cette conception des choses, c'est l'être humain marqué par la société et ses croyances, comme un formulaire l'est par un coup de tampon administratif...
Mais il y a d'autres définitions de l'âge adulte.
Certains croient qu'être adulte, c'est être seul.
D'autres qu'être adulte, c'est se forger une carapace.
On peut imaginer des définitions plus positives, et donc plus motivantes, de l'âge adulte.
Je pense que grandir, c'est agir au lieu de réagir, prendre davantage en compte la réalité extérieure, aligner ses actes sur ce qu'on veut (consciemment) et pas seulement sur ce qu'on ressent (instinctivement), etc.
L'enfant a du bon sens, mais il est essentiellement crédule. Sa logique est subordonnée à sa crédulité, à son besoin de croire et de faire confiance - en général ses parents.
L'adulte est un être chez qui la logique est prioritaire sur le besoin de croire. Au lieu comme l'enfant de subordonner son bon sens à sa foi, il soumet sa foi à son bon sens. Il ne croit que ce qui lui paraît vrai, juste, cohérent, logique et prouvé.
Je ne dis pas que les adultes sont tous comme ça...
Mais c'est ainsi que je vois l'Adulte.
(Après tout, les psychologues et penseurs qui parlent en termes hyper-élogieux de l'Enfant Intérieur, ne décrivent pas non plus un gamin réel, mais une espèce d'idéal. Je peux donc bien me permettre de rêver l'Adulte comme ils rêvent l'Enfant...)
Libellés :
Parent-Enfant-Adulte,
Vaccins
L'Enfant Intérieur et l'Adulte Intérieur
De nos jours, les psychologues parlent souvent de la nécessité de "contacter son enfant intérieur", "guérir son enfant intérieur", "soigner son enfant intérieur", "trouver son enfant intérieur", "apaiser son enfant intérieur", "exprimer son enfant intérieur"....
L'idée est que, sous un emballage adulte, nous garderions tous peu ou prou la personnalité de nos quatre, cinq, six ou sept ans.
Je ne dis pas le contraire - quoique je ne sois pas persuadé que cette persistance soit générale, ni d'ailleurs toujours souhaitable, mais c'est un autre sujet.
Mais pourquoi ne nous parlent-ils jamais de notre adulte intérieur ?...
L'âge adulte n'est pas qu'un chiffre et un format - de même que l'enfance et beaucoup plus qu'un chiffre (inférieur à 10) et un format (moins de 1,50 m.). Être adulte, ce n'est pas juste un fait tout bête et tout nu - le fait d'avoir plus de 18 ans, en l'occurrence.
Être adulte, c'est un peu plus subtil et complexe que ça...
Et c'est donc aussi un peu plus intérieur que ça.
On peut cataloguer les psychologues (et autres communicants) en fonction de l'interlocuteur qu'ils privilégient : s'adressent-ils en priorité à l'enfant intérieur de leurs lecteurs ou auditeurs, ou à leur adulte intérieur ?...
Les pubeux s'adressent à l'enfant intérieur. Ils font appel au rire, au plaisir, au désir - à l'amour de ce qui brille, au goût pour les jouets.
Les philosophes s'adressent en théorie à l'adulte intérieur. Mais parfois, ils cherchent à éblouir leurs lecteurs par des mots incompréhensibles et un langage délibérément obscur - et là, ils s'adressent à l'enfant intérieur, enfant naïf qu'impressionne tout ce qu'il ne comprend pas.
Les artistes et têtes pensantes de Walt Disney s'adressent à l'enfant intérieur.
Même lorsqu'ils font des divertissements pour adultes.
Parmi les grands auteurs et philosophes du développement personnel, certains s'adressaient ou s'adressent à l'adulte intérieur - mais de nos jours, il y a tout un courant de la pensée positive qui s'adresse essentiellement à l'enfant intérieur : "il suffit d'y croire... C'est facile... Etc."
Le film "Le Secret" (qui a connu un véritable triomphe) s'adresse à l'enfant intérieur, celui qui croit au génie de la lampe et aux miracles-sans-faire-d'effort.
Parmi les penseurs qui s'adressent à l'adulte intérieur, il y a Maxwell Maltz (1899-1975).
Maxwell Maltz écrit :
"De la vie, vous n'obtenez pas absolument tout ce que vous désirez ; une telle attente serait d'ailleurs ridicule. Vous n'êtes pas un enfant qui doit avoir tous les jouets qui accroche son regard ; vous êtes un adulte avec une compréhension mâture des imperfections de la vie."
Là, Maltz s'adresse explicitement à la part adulte de ses lecteurs, mais même quand ça reste implicite, c'est toujours à la part adulte, intelligente, autonome, responsable de ses lecteurs qu'il s'adresse.
Autres penseurs s'adressant à l'adulte intérieur :
- Wallace D. Wattles (1860-1911) ;
- James Allen (1864-1912) ;
- Napoleon Hill (1883-1970).
Comme vous voyez, ils appartiennent à une autre époque...
Il est difficile de trouver des auteurs contemporains et vivants qui s'adressent autant que ceux-là à l'adulte intérieur.
Les auteurs d'aujourd'hui sont plus complaisants : ils ont peur de déplaire.
Ils ne veulent pas choquer leurs lecteurs en leur assénant des réalités désagréables. Alors ils arrondissent les angles, voilent les points qui pourraient déranger - bref, ils traitent leur lecteur en gros bébé immature, en gros bébé incapable d'encaisser les réalités de la vie.
Ou alors c'est moins qu'ils ont peur de déplaire qu'ils n'ont envie de plaire : envie de séduire par un discours qui brosse de la vie une image idéale, envie de fasciner et embobiner à tout prix.
Je pense qu'il est très important de lire des auteurs qui s'adressent à l'Adulte Intérieur.
C'est le meilleur moyen de le réveiller dans un monde qui fait tout pour l'endormir.
L'Enfant Intérieur est créatif, naturel et enthousiaste, mais il est aussi crédule, illogique et faible.
L'Adulte Intérieur est infiniment plus intelligent et plus fort. L'Enfant Intérieur est en prise avec ses désirs ; l'Adulte Intérieur est en prise avec la réalité.
Et être en prise avec la réalité, n'est-ce pas une nécessité quand on y vit ?...
Ne misez pas tout sur votre Enfant Intérieur.
Misez aussi sur votre Adulte Intérieur.
L'idée est que, sous un emballage adulte, nous garderions tous peu ou prou la personnalité de nos quatre, cinq, six ou sept ans.
Je ne dis pas le contraire - quoique je ne sois pas persuadé que cette persistance soit générale, ni d'ailleurs toujours souhaitable, mais c'est un autre sujet.
Mais pourquoi ne nous parlent-ils jamais de notre adulte intérieur ?...
L'âge adulte n'est pas qu'un chiffre et un format - de même que l'enfance et beaucoup plus qu'un chiffre (inférieur à 10) et un format (moins de 1,50 m.). Être adulte, ce n'est pas juste un fait tout bête et tout nu - le fait d'avoir plus de 18 ans, en l'occurrence.
Être adulte, c'est un peu plus subtil et complexe que ça...
Et c'est donc aussi un peu plus intérieur que ça.
On peut cataloguer les psychologues (et autres communicants) en fonction de l'interlocuteur qu'ils privilégient : s'adressent-ils en priorité à l'enfant intérieur de leurs lecteurs ou auditeurs, ou à leur adulte intérieur ?...
Les pubeux s'adressent à l'enfant intérieur. Ils font appel au rire, au plaisir, au désir - à l'amour de ce qui brille, au goût pour les jouets.
Les philosophes s'adressent en théorie à l'adulte intérieur. Mais parfois, ils cherchent à éblouir leurs lecteurs par des mots incompréhensibles et un langage délibérément obscur - et là, ils s'adressent à l'enfant intérieur, enfant naïf qu'impressionne tout ce qu'il ne comprend pas.
Les artistes et têtes pensantes de Walt Disney s'adressent à l'enfant intérieur.
Même lorsqu'ils font des divertissements pour adultes.
Parmi les grands auteurs et philosophes du développement personnel, certains s'adressaient ou s'adressent à l'adulte intérieur - mais de nos jours, il y a tout un courant de la pensée positive qui s'adresse essentiellement à l'enfant intérieur : "il suffit d'y croire... C'est facile... Etc."
Le film "Le Secret" (qui a connu un véritable triomphe) s'adresse à l'enfant intérieur, celui qui croit au génie de la lampe et aux miracles-sans-faire-d'effort.
Parmi les penseurs qui s'adressent à l'adulte intérieur, il y a Maxwell Maltz (1899-1975).
Maxwell Maltz écrit :
"De la vie, vous n'obtenez pas absolument tout ce que vous désirez ; une telle attente serait d'ailleurs ridicule. Vous n'êtes pas un enfant qui doit avoir tous les jouets qui accroche son regard ; vous êtes un adulte avec une compréhension mâture des imperfections de la vie."
Là, Maltz s'adresse explicitement à la part adulte de ses lecteurs, mais même quand ça reste implicite, c'est toujours à la part adulte, intelligente, autonome, responsable de ses lecteurs qu'il s'adresse.
Autres penseurs s'adressant à l'adulte intérieur :
- Wallace D. Wattles (1860-1911) ;
- James Allen (1864-1912) ;
- Napoleon Hill (1883-1970).
Comme vous voyez, ils appartiennent à une autre époque...
Il est difficile de trouver des auteurs contemporains et vivants qui s'adressent autant que ceux-là à l'adulte intérieur.
Les auteurs d'aujourd'hui sont plus complaisants : ils ont peur de déplaire.
Ils ne veulent pas choquer leurs lecteurs en leur assénant des réalités désagréables. Alors ils arrondissent les angles, voilent les points qui pourraient déranger - bref, ils traitent leur lecteur en gros bébé immature, en gros bébé incapable d'encaisser les réalités de la vie.
Ou alors c'est moins qu'ils ont peur de déplaire qu'ils n'ont envie de plaire : envie de séduire par un discours qui brosse de la vie une image idéale, envie de fasciner et embobiner à tout prix.
Je pense qu'il est très important de lire des auteurs qui s'adressent à l'Adulte Intérieur.
C'est le meilleur moyen de le réveiller dans un monde qui fait tout pour l'endormir.
L'Enfant Intérieur est créatif, naturel et enthousiaste, mais il est aussi crédule, illogique et faible.
L'Adulte Intérieur est infiniment plus intelligent et plus fort. L'Enfant Intérieur est en prise avec ses désirs ; l'Adulte Intérieur est en prise avec la réalité.
Et être en prise avec la réalité, n'est-ce pas une nécessité quand on y vit ?...
Ne misez pas tout sur votre Enfant Intérieur.
Misez aussi sur votre Adulte Intérieur.
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05 décembre 2009
Petites humiliations, grandes décisions : comment passer de la faiblesse à la FORCE et protéger votre DIGNITE
Il est rare que quelqu'un vous dise ouvertement : "Tu ne vaux rien, tes choix sont nuls, ta vie est nulle, et je suis mille fois mieux que tu ne l'es."
Mais il peut très bien arriver que quelqu'un vous le dise indirectement, le sous-entende d'une manière plus ou moins subtile.
Du moins, vous ne seriez pas la première personne à qui ça arrive...
Alors aujourd'hui, je vais essayer de répondre à une question assez délicate :
Que faire en une telle circonstance ?
Que faire lorsque vous vous faites (subtilement, délicatement) humilié ?
Que faire pour ne pas se retrouver le moral à plat après ?
Que faire pour que ça ne reproduise pas ?
Comme d'habitude, je parle à partir de ce que j'ai lu, compris - et bien sûr vécu... Même si je ne le dis pas toujours, tout ce que j'écris dans ce blog est d'une manière ou d'une autre inspiré de ma vie (passée ou présente). Je le précise pour que vous sachiez que "je marche ma parole" - que je fais ce que je dis.
Première chose à faire : admettre ce qui s'est passé.
Si vous vous sentez mal, si vous vous sentez écrasé, si vous n'arrivez pas à oublier ce que l'autre vous a dit...
Ce n'est pas pour rien. C'est qu'effectivement, il y avait dans les paroles de l'autre quelque chose de blessant.
L'a-t-il fait exprès, ou était-ce juste de la maladresse ?...
Autrement dit, est-ce que ça partait d'un bon sentiment ?...
Si vous êtes du genre inoffensif et naïf, vous avez peut-être envie de vous dire que l'autre ne l'a pas fait exprès, qu'il ne se rend pas vraiment compte. C'est ce que je me suis dit pendant une vingtaine d'années dans ce genre de circonstances. Mais l'heure est venue (pour moi, pour vous) de regarder les choses telles qu'elles sont, parce que le mensonge est une impasse, que la vérité n'est rien de plus que la vérité, et qu'il est toujours utile de la connaître :
La personne qui vous a humilié l'a fait exprès.
La personne qui vous a humilié savait parfaitement ce qu'elle faisait.
La personne qui vous a humilié le voulait - c'était son projet.
Et elle a réalisé son projet.
Félicitations à elle !... Elle a atteint son objectif.
Et vous ? Quel est votre objectif ?...
Mais peut-être qu'il faut approfondir un peu cette étape avant de passer à la suivante.
Vous, si vous disiez l'équivalent de ce que l'autre vous a dit, vous sauriez parfaitement que vous en train de le rabaisser. Et bien, mettez-vous dans la tête que l'autre n'est pas plus bête que vous. Il a les mêmes capacités mentales, et il se rend parfaitement compte de ce qu'il fait, de même que vous vous rendez compte de ce que vous faites. Lorsqu'il est méchant (cruel, blessant, désagréable, condescendant, etc.), il le sait. Exactement comme vous le sauriez, vous aussi, si vous faisiez comme lui.
C'est très important d'accepter cette réalité, car tant qu'on ne l'accepte pas, on ne peut pas trouver la solution au problème (qui, je le rappelle, est : comment ne pas se retrouver le moral par terre ? et : comment faire pour que ça ne se reproduise pas ?).
Donc : oui, l'autre voulait vous faire du mal. C'est pour ça qu'il vous en a fait.
A ce niveau-là, tout est logique.
Et ce qui va vous permettre de sortir de cette situation pénible, et d'éviter qu'elle se reproduise, c'est d'être logique, vous aussi. Aussi logique que lui.
Examinons toutes les options qui se présentent à vous.
Maintenant que vous vous êtes fait humilié, vous avez quatre possibilités :
1/ Ripostez en l'humiliant à votre tour.
2/ Vous plaindre auprès de votre agresseur : "Tu me traites comme de la m... ! Tu ne me respectes pas ! C'est dégoûtant ! Tu m'as fait du mal ! etc."
2/ Faire comme si de rien n'était, ravaler votre amertume, continuer exactement comme avant.
3/ Sans vous plaindre auprès de votre agresseur, faire en sorte que l'autre n'ait plus la possibilité de vous agresser, soit parce que vous coupez tout contact avec lui, soit parce que vous gardez le contact mais supprimez la partie "intime" de vos échanges, qui correspond au défaut de la cuirasse, à la zone que ne protège aucun bouclier.
1/ La première possibilité est impossible à mettre en oeuvre quand on n'a pas le caractère à ça. Moi par exemple j'en suis incapable. De plus, elle ouvre la porte à une véritable guerre de tranchées.
2/ La deuxième possibilité est intéressante dans le cas (rare) où l'autre était réellement de bonne foi, où il ne vous a blessé que par maladresse - après tout ça arrive. Mais si l'autre a l'habitude de vous humilier, vos plaintes joueront le rôle d'huile jetée sur le feu. Car même si votre agresseur s'excuse, intérieurement il se frottera les mains : "Je lui ai cassé le moral, je l'ai fait pleurer... Youpi ! Victoire !"
La troisième possibilité - ignorer l'agression et continuer comme avant - est à tenter si vous ne l'avez jamais tenté, pour voir ce que ça donne. Mais si c'est votre manière habituelle de réagir - ou plutôt de ne pas réagir - et que l'autre continue à vous humilier dès qu'il en a l'occasion, vous savez déjà que ce n'est pas la solution...
Quant à la quatrième possibilité, elle est probablement la plus efficace lorsque vous avez affaire à quelqu'un qui vous a blessé délibérément (99% des cas).
En effet, vous savez maintenant que cette personne n'arrêtera pas et ne changera pas.
Dès qu'elle en aura l'occasion, elle vous humiliera à nouveau. C'est dans son ADN. Ou du moins, c'est dans ses habitudes. Ou si vous préférez, c'est dans ses goûts. Elle aime ça : c'est pour ça qu'elle le fait.
Donc si vous voulez que la situation change, il faut que vous changiez - personne d'autre ne le fera.
- Mais c'est difficile, dites-vous...
Bien sûr que c'est difficile !
Surtout si - comme moi - vous avez tendance à montrer vos sentiments quand vous êtes blessé, et tendance à vous confier, à vous livrer.
Mais que voulez-vous ?
Quel est votre objectif, votre objectif à vous ?
Voulez-vous servir de serpillière ad vitam aeternam, autrement dit jusqu'à la mort, à cette personne ?
Voulez-vous continuer à faire l'autruche ("Il m'aime, il n'a pas fait exprès...") jusqu'à votre dernier soupir ?
Voulez-vous garder les yeux fermés jusqu'à ce qu'ils ferment pour de bon ?
Ou voulez-vous protéger votre dignité et votre amour-propre et jouir de votre propre respect ?
- Car c'est celui-là qui compte...
Si vous hésitez encore, si vous pensez que vous n'êtes pas prêt à changer, pas prêt à faire l'effort de mettre une barrière entre l'autre et vous, réfléchissez bien aux conséquences.
Chaque fois que vous vous faites humilier, chaque fois surtout que vous ne faites rien pour vous mettre à l'abri des humiliations, vous sciez une branche de votre avenir, vous lacérez votre chance, vous vous sabotez vous-même, vous tuez vos projets.
Il n'y a pas de réussite au long terme pour ceux qui se laissent marcher sur les pieds.
Je ne dis pas : "Pour ceux qui se font marcher sur les pieds", parce que ça, ce n'est pas grave et ça arrive à tout le monde. Je dis : "Pour ceux qui se laissent marcher sur les pieds".
Ce qui est grave, ce qui est lourd de conséquences, c'est de collaborer avec l'ennemi, et que la collaboration soit active ou passive ne change rien à sa gravité.
Si vous voulez un avenir intéressant, si vous voulez réaliser vos rêves (et des rêves, vous en avez forcément, d'ailleurs il serait temps de les sortir du placard), alors vous ne devez pas laisser les autres, quels qu'ils soient, vous marcher sur les pieds.
Même si "les autres" sont de votre famille.
La personne qui vous humilie régulièrement est votre conjoint(e) ?...
Si elle le fait exprès, si ce n'est pas vous qui interprétez les choses de manière paranoïaque (car oui, on peut se croire rabaissé quand on ne l'est pas), quittez-la tout de suite.
Ils ne changeront pas, c'est vous qui devez changer.
Et dans certains cas, partir, c'est changer.
- Mais, dites-vous, je suis faible, sentimental, émotionnel... je ne peux pas changer.
Pendant longtemps, j'ai cru moi aussi que j'étais faible.
Je l'ai cru parce que j'avais un comportement de faible.
Je procrastinais, je ne tenais pas parole, et surtout je me plaignais auprès des gens qui me faisait du mal, pleurnichant (yeux bandés) dans leur giron malveillant.
A l'époque, je pensais que la faiblesse était l'absence de la force.
Sentant vivement ma faiblesse, j'en déduisais que je n'avais pas de force.
Aujourd'hui, je comprends que ma vision était fausse.
La faiblesse n'est pas l'absence de force, de même que la force n'est pas l'absence de faiblesse.
La faiblesse et la force sont deux facultés de l'être humain - deux facultés qui sont pareilles à des muscles antagonistes : quand l'un travaille, l'autre se repose.
Quand vous vous servez de votre faiblesse, vous ne vous servez pas de votre force, et vice-versa.
Quand on s'est beaucoup servi, pendant des années, du muscle "faiblesse", on trouve difficile et contre-nature de se servir du muscle "force", qui lui s'est atrophié. Mais il n'en est pas moins là, et passé les premières courbatures, il fonctionne tout aussi bien que l'autre.
Quand vous croyez seulement révéler, ou "ne pas cacher", votre émotivité, votre vulnérabilité, vous n'êtes pas en train de manifester qui vous êtes, vous n'êtes pas en train de faire preuve de "sincérité" et "authenticité" (même si peut-être vous voyez les choses ainsi) - non, pas du tout.
Vous êtes seulement en train d'exercer votre muscle "faiblesse".
Un muscle que tout le monde a, mais que certaines personnes utilisent plus que d'autres.
Et quand vous faites l'effort de dissimuler à la personne qui vous a blessé qu'elle vous a blessé, quand vous faites l'effort de la tenir à distance de votre moi intime, quand vous faites l'effort de ne pas lui livrer vos pensées secrètes (ou plutôt qui devraient l'être), bref quand vous faites l'effort de vous protéger, de protéger votre territoire, vous exercez votre muscle "force".
Faiblesse et force sont des muscles, et c'est à vous de savoir lequel vous voulez exercer - puisque vous ne pouvez pas exercer les deux en même temps.
La faiblesse est facilité, laisser-aller à la pente.
La force est volonté.
A ce propos, mon mari m'a raconté cette conversation (entendue au travail) :
C'est un vieux monsieur d'origine asiatique qui discute avec une dame. A l'âge de 60 ans, et alors qu'il avait fumé toute sa vie, il a arrêté du jour au lendemain, définitivement. La dame n'en revient pas :
- Mais comment vous avez fait ?!... C'est tellement difficile !...
- Mais non, Madame, c'est facile.
Et comme la dame insiste, voulant connaître son secret, voulant savoir comment il a fait pour arrêter, il lui donne cette réponse mémorable :
- Madame, pour arrêter de fumer, c'est très facile, vraiment : il suffit de le décider.
Si vous voulez échapper aux petites humiliations (les pires, parce que les plus sournoises et les fréquentes), vous devez faire usage de votre force.
Et faire usage de votre force, concrètement ça veut dire prendre une décision.
C'est votre décision - c'est la somme de toutes vos décisions - qui vous feront passer de la faiblesse à la force et mettront votre dignité à l'abri de ceux qui cherchent à se torcher avec.
Pour résumer, ces deux questions :
Ceux qui vous font du mal ont un objectif, et l'atteignent.
Vous, quel est votre objectif ?
Et que faites-vous pour l'atteindre ?...
Mais il peut très bien arriver que quelqu'un vous le dise indirectement, le sous-entende d'une manière plus ou moins subtile.
Du moins, vous ne seriez pas la première personne à qui ça arrive...
Alors aujourd'hui, je vais essayer de répondre à une question assez délicate :
Que faire en une telle circonstance ?
Que faire lorsque vous vous faites (subtilement, délicatement) humilié ?
Que faire pour ne pas se retrouver le moral à plat après ?
Que faire pour que ça ne reproduise pas ?
Comme d'habitude, je parle à partir de ce que j'ai lu, compris - et bien sûr vécu... Même si je ne le dis pas toujours, tout ce que j'écris dans ce blog est d'une manière ou d'une autre inspiré de ma vie (passée ou présente). Je le précise pour que vous sachiez que "je marche ma parole" - que je fais ce que je dis.
Première chose à faire : admettre ce qui s'est passé.
Si vous vous sentez mal, si vous vous sentez écrasé, si vous n'arrivez pas à oublier ce que l'autre vous a dit...
Ce n'est pas pour rien. C'est qu'effectivement, il y avait dans les paroles de l'autre quelque chose de blessant.
L'a-t-il fait exprès, ou était-ce juste de la maladresse ?...
Autrement dit, est-ce que ça partait d'un bon sentiment ?...
Si vous êtes du genre inoffensif et naïf, vous avez peut-être envie de vous dire que l'autre ne l'a pas fait exprès, qu'il ne se rend pas vraiment compte. C'est ce que je me suis dit pendant une vingtaine d'années dans ce genre de circonstances. Mais l'heure est venue (pour moi, pour vous) de regarder les choses telles qu'elles sont, parce que le mensonge est une impasse, que la vérité n'est rien de plus que la vérité, et qu'il est toujours utile de la connaître :
La personne qui vous a humilié l'a fait exprès.
La personne qui vous a humilié savait parfaitement ce qu'elle faisait.
La personne qui vous a humilié le voulait - c'était son projet.
Et elle a réalisé son projet.
Félicitations à elle !... Elle a atteint son objectif.
Et vous ? Quel est votre objectif ?...
Mais peut-être qu'il faut approfondir un peu cette étape avant de passer à la suivante.
Vous, si vous disiez l'équivalent de ce que l'autre vous a dit, vous sauriez parfaitement que vous en train de le rabaisser. Et bien, mettez-vous dans la tête que l'autre n'est pas plus bête que vous. Il a les mêmes capacités mentales, et il se rend parfaitement compte de ce qu'il fait, de même que vous vous rendez compte de ce que vous faites. Lorsqu'il est méchant (cruel, blessant, désagréable, condescendant, etc.), il le sait. Exactement comme vous le sauriez, vous aussi, si vous faisiez comme lui.
C'est très important d'accepter cette réalité, car tant qu'on ne l'accepte pas, on ne peut pas trouver la solution au problème (qui, je le rappelle, est : comment ne pas se retrouver le moral par terre ? et : comment faire pour que ça ne se reproduise pas ?).
Donc : oui, l'autre voulait vous faire du mal. C'est pour ça qu'il vous en a fait.
A ce niveau-là, tout est logique.
Et ce qui va vous permettre de sortir de cette situation pénible, et d'éviter qu'elle se reproduise, c'est d'être logique, vous aussi. Aussi logique que lui.
Examinons toutes les options qui se présentent à vous.
Maintenant que vous vous êtes fait humilié, vous avez quatre possibilités :
1/ Ripostez en l'humiliant à votre tour.
2/ Vous plaindre auprès de votre agresseur : "Tu me traites comme de la m... ! Tu ne me respectes pas ! C'est dégoûtant ! Tu m'as fait du mal ! etc."
2/ Faire comme si de rien n'était, ravaler votre amertume, continuer exactement comme avant.
3/ Sans vous plaindre auprès de votre agresseur, faire en sorte que l'autre n'ait plus la possibilité de vous agresser, soit parce que vous coupez tout contact avec lui, soit parce que vous gardez le contact mais supprimez la partie "intime" de vos échanges, qui correspond au défaut de la cuirasse, à la zone que ne protège aucun bouclier.
1/ La première possibilité est impossible à mettre en oeuvre quand on n'a pas le caractère à ça. Moi par exemple j'en suis incapable. De plus, elle ouvre la porte à une véritable guerre de tranchées.
2/ La deuxième possibilité est intéressante dans le cas (rare) où l'autre était réellement de bonne foi, où il ne vous a blessé que par maladresse - après tout ça arrive. Mais si l'autre a l'habitude de vous humilier, vos plaintes joueront le rôle d'huile jetée sur le feu. Car même si votre agresseur s'excuse, intérieurement il se frottera les mains : "Je lui ai cassé le moral, je l'ai fait pleurer... Youpi ! Victoire !"
La troisième possibilité - ignorer l'agression et continuer comme avant - est à tenter si vous ne l'avez jamais tenté, pour voir ce que ça donne. Mais si c'est votre manière habituelle de réagir - ou plutôt de ne pas réagir - et que l'autre continue à vous humilier dès qu'il en a l'occasion, vous savez déjà que ce n'est pas la solution...
Quant à la quatrième possibilité, elle est probablement la plus efficace lorsque vous avez affaire à quelqu'un qui vous a blessé délibérément (99% des cas).
En effet, vous savez maintenant que cette personne n'arrêtera pas et ne changera pas.
Dès qu'elle en aura l'occasion, elle vous humiliera à nouveau. C'est dans son ADN. Ou du moins, c'est dans ses habitudes. Ou si vous préférez, c'est dans ses goûts. Elle aime ça : c'est pour ça qu'elle le fait.
Donc si vous voulez que la situation change, il faut que vous changiez - personne d'autre ne le fera.
- Mais c'est difficile, dites-vous...
Bien sûr que c'est difficile !
Surtout si - comme moi - vous avez tendance à montrer vos sentiments quand vous êtes blessé, et tendance à vous confier, à vous livrer.
Mais que voulez-vous ?
Quel est votre objectif, votre objectif à vous ?
Voulez-vous servir de serpillière ad vitam aeternam, autrement dit jusqu'à la mort, à cette personne ?
Voulez-vous continuer à faire l'autruche ("Il m'aime, il n'a pas fait exprès...") jusqu'à votre dernier soupir ?
Voulez-vous garder les yeux fermés jusqu'à ce qu'ils ferment pour de bon ?
Ou voulez-vous protéger votre dignité et votre amour-propre et jouir de votre propre respect ?
- Car c'est celui-là qui compte...
Si vous hésitez encore, si vous pensez que vous n'êtes pas prêt à changer, pas prêt à faire l'effort de mettre une barrière entre l'autre et vous, réfléchissez bien aux conséquences.
Chaque fois que vous vous faites humilier, chaque fois surtout que vous ne faites rien pour vous mettre à l'abri des humiliations, vous sciez une branche de votre avenir, vous lacérez votre chance, vous vous sabotez vous-même, vous tuez vos projets.
Il n'y a pas de réussite au long terme pour ceux qui se laissent marcher sur les pieds.
Je ne dis pas : "Pour ceux qui se font marcher sur les pieds", parce que ça, ce n'est pas grave et ça arrive à tout le monde. Je dis : "Pour ceux qui se laissent marcher sur les pieds".
Ce qui est grave, ce qui est lourd de conséquences, c'est de collaborer avec l'ennemi, et que la collaboration soit active ou passive ne change rien à sa gravité.
Si vous voulez un avenir intéressant, si vous voulez réaliser vos rêves (et des rêves, vous en avez forcément, d'ailleurs il serait temps de les sortir du placard), alors vous ne devez pas laisser les autres, quels qu'ils soient, vous marcher sur les pieds.
Même si "les autres" sont de votre famille.
La personne qui vous humilie régulièrement est votre conjoint(e) ?...
Si elle le fait exprès, si ce n'est pas vous qui interprétez les choses de manière paranoïaque (car oui, on peut se croire rabaissé quand on ne l'est pas), quittez-la tout de suite.
Ils ne changeront pas, c'est vous qui devez changer.
Et dans certains cas, partir, c'est changer.
- Mais, dites-vous, je suis faible, sentimental, émotionnel... je ne peux pas changer.
Pendant longtemps, j'ai cru moi aussi que j'étais faible.
Je l'ai cru parce que j'avais un comportement de faible.
Je procrastinais, je ne tenais pas parole, et surtout je me plaignais auprès des gens qui me faisait du mal, pleurnichant (yeux bandés) dans leur giron malveillant.
A l'époque, je pensais que la faiblesse était l'absence de la force.
Sentant vivement ma faiblesse, j'en déduisais que je n'avais pas de force.
Aujourd'hui, je comprends que ma vision était fausse.
La faiblesse n'est pas l'absence de force, de même que la force n'est pas l'absence de faiblesse.
La faiblesse et la force sont deux facultés de l'être humain - deux facultés qui sont pareilles à des muscles antagonistes : quand l'un travaille, l'autre se repose.
Quand vous vous servez de votre faiblesse, vous ne vous servez pas de votre force, et vice-versa.
Quand on s'est beaucoup servi, pendant des années, du muscle "faiblesse", on trouve difficile et contre-nature de se servir du muscle "force", qui lui s'est atrophié. Mais il n'en est pas moins là, et passé les premières courbatures, il fonctionne tout aussi bien que l'autre.
Quand vous croyez seulement révéler, ou "ne pas cacher", votre émotivité, votre vulnérabilité, vous n'êtes pas en train de manifester qui vous êtes, vous n'êtes pas en train de faire preuve de "sincérité" et "authenticité" (même si peut-être vous voyez les choses ainsi) - non, pas du tout.
Vous êtes seulement en train d'exercer votre muscle "faiblesse".
Un muscle que tout le monde a, mais que certaines personnes utilisent plus que d'autres.
Et quand vous faites l'effort de dissimuler à la personne qui vous a blessé qu'elle vous a blessé, quand vous faites l'effort de la tenir à distance de votre moi intime, quand vous faites l'effort de ne pas lui livrer vos pensées secrètes (ou plutôt qui devraient l'être), bref quand vous faites l'effort de vous protéger, de protéger votre territoire, vous exercez votre muscle "force".
Faiblesse et force sont des muscles, et c'est à vous de savoir lequel vous voulez exercer - puisque vous ne pouvez pas exercer les deux en même temps.
La faiblesse est facilité, laisser-aller à la pente.
La force est volonté.
A ce propos, mon mari m'a raconté cette conversation (entendue au travail) :
C'est un vieux monsieur d'origine asiatique qui discute avec une dame. A l'âge de 60 ans, et alors qu'il avait fumé toute sa vie, il a arrêté du jour au lendemain, définitivement. La dame n'en revient pas :
- Mais comment vous avez fait ?!... C'est tellement difficile !...
- Mais non, Madame, c'est facile.
Et comme la dame insiste, voulant connaître son secret, voulant savoir comment il a fait pour arrêter, il lui donne cette réponse mémorable :
- Madame, pour arrêter de fumer, c'est très facile, vraiment : il suffit de le décider.
Si vous voulez échapper aux petites humiliations (les pires, parce que les plus sournoises et les fréquentes), vous devez faire usage de votre force.
Et faire usage de votre force, concrètement ça veut dire prendre une décision.
C'est votre décision - c'est la somme de toutes vos décisions - qui vous feront passer de la faiblesse à la force et mettront votre dignité à l'abri de ceux qui cherchent à se torcher avec.
Pour résumer, ces deux questions :
Ceux qui vous font du mal ont un objectif, et l'atteignent.
Vous, quel est votre objectif ?
Et que faites-vous pour l'atteindre ?...
Libellés :
Humiliation et Manipulation
03 décembre 2009
Un livre que vous DEVEZ lire
Je lis actuellement un vieux bouquin des années 60 - je ne sais pas s'il a jamais été traduit en français...
C'est The magic power of self-image psychology, de Maxwell Maltz.
Tous les livres de Maxwell Maltz valent largement la peine d'être lus, celui-là compris.
Ils constituent (avec ceux de Dale Carnegie) le sommet peut-être insurpassable de ce qui se fait de mieux en terme de développement personnel.
Maxwell Maltz n'avait ni longue barbe blanche, ni toge orange, ni tongs, mais c'était un sage.
Sa bienveillance chaleureuse et amicale est un réconfort pour l'âme en temps de stress ou d'angoisse.
Et j'en profite pour vous re-conseiller son chef d'œuvre, qui lui est traduit en français : Psychocybernétique.
Bizarrement ou logiquement, ce livre indispensable n'est pas facile à trouver... Il n'a pas été réédité depuis 1999. On ne le trouve que d'occasion.
Je suis certaine qu'un(e) adolescent(e) qui lirait Psychocybernétique verrait la direction de sa vie, de son avenir, s'infléchir significativement vers le mieux.
Un livre pareil peut vraiment changer quelque chose au niveau atomique de la personnalité (enfin, vous voyez ce que je veux dire : au niveau le plus élémentaire, le plus fondamental), surtout quand on le lit à un âge relativement tendre.
Mais à n'importe quel âge, c'est un livre utile. Indispensable, même, quand on a pour objectif de prendre confiance en soi et vivre une vie pleine et heureuse.
Sur amazon.com, 92 lecteurs ont donné leur avis sur Psychocybernétique et l'ont noté.
La note moyenne résultant de ces évaluations est 5.
5 sur 5 !
Quand il y a autant d'avis de lecteurs, c'est absolument exceptionnel d'arriver à un tel résultat...
Normalement, il y a toujours des mécontents qui veulent exprimer leur désaccord avec l'opinion majoritaire favorable.
Pour Psychocybernétique, non.
(Enfin, si quand même, je viens de vérifier : il y a 3 personnes sur les 92 qui se sont exprimées qui n'ont pas aimé le livre. L'un est un bouddhiste qui préfère le non-être et la non-pensée à la manière dont Maltz définit la réussite, l'autre pense que Maltz se prend pour Einstein dans la mesure où il le cite, et le troisième reproche à Maltz d'avoir écrit un livre sur la psychologie alors qu'il n'était pas un psychologue...)
Voici quelques commentaires de lecteurs sur Psychocybernétique :
"Un livre stimulant qui aide à se déshypnotiser des mauvaises habitudes et donne vraiment envie de se reprendre en main. Un repère optimiste mais réaliste quand on en manque."
"Ce livre condense l'entièreté du développement personnel... inutile de lire les autres."
"Je n'ai jamais lu un livre qui contienne une philosophie aussi positive et des aperçus aussi utiles sur la manière de devenir un gagnant."
"C'est le meilleur livre que j'ai jamais lu - et j'en ai lu des dizaines dans le développement personnel. Il est incomparable. Il a eu un impact positif très puissant sur ma vie."
"Ayant lu plus de 100 livres de développement personnel, je ne m'attendais pas à grand chose de neuf... Erreur. Ce livre est le meilleur de tous."
Est-ce que vous avez encore besoin d'autres avis pour aller acheter l'un des derniers exemplaires disponibles sur amazon.fr de Psychocybernétique ?
Allez, un dernier pour la route :
"Maxwell Maltz est parti, mais il a laissé un héritage pour chacun de nous.
J'ai lu son livre pour la première fois juste après le lycée, à l'époque où la plupart d'entre nous se demandent ce qu'ils vont faire de leur vie.
Les pensées, idées et exercices dans le livre m'ont aidé à diriger ma vie vers des buts apparemment élevés.
C'était il y a 20 ans.
L'année dernière, j'ai réalisé que j'avais atteint la plupart de ces buts (ou même tous), et que j'étais hésitant et indécis à nouveau... comme à cette période après le lycée.
J'ai relu le livre.
Tout ce que Maltz a écrit est toujours aussi vrai.
C'est un livre à garder, et à relire quand vous vous demandez quoi faire ensuite. "
Vous trouverez Psycho-cybernetics et The magic of self-image ici
C'est The magic power of self-image psychology, de Maxwell Maltz.
Tous les livres de Maxwell Maltz valent largement la peine d'être lus, celui-là compris.
Ils constituent (avec ceux de Dale Carnegie) le sommet peut-être insurpassable de ce qui se fait de mieux en terme de développement personnel.
Maxwell Maltz n'avait ni longue barbe blanche, ni toge orange, ni tongs, mais c'était un sage.
Sa bienveillance chaleureuse et amicale est un réconfort pour l'âme en temps de stress ou d'angoisse.
Et j'en profite pour vous re-conseiller son chef d'œuvre, qui lui est traduit en français : Psychocybernétique.
Bizarrement ou logiquement, ce livre indispensable n'est pas facile à trouver... Il n'a pas été réédité depuis 1999. On ne le trouve que d'occasion.
Je suis certaine qu'un(e) adolescent(e) qui lirait Psychocybernétique verrait la direction de sa vie, de son avenir, s'infléchir significativement vers le mieux.
Un livre pareil peut vraiment changer quelque chose au niveau atomique de la personnalité (enfin, vous voyez ce que je veux dire : au niveau le plus élémentaire, le plus fondamental), surtout quand on le lit à un âge relativement tendre.
Mais à n'importe quel âge, c'est un livre utile. Indispensable, même, quand on a pour objectif de prendre confiance en soi et vivre une vie pleine et heureuse.
Sur amazon.com, 92 lecteurs ont donné leur avis sur Psychocybernétique et l'ont noté.
La note moyenne résultant de ces évaluations est 5.
5 sur 5 !
Quand il y a autant d'avis de lecteurs, c'est absolument exceptionnel d'arriver à un tel résultat...
Normalement, il y a toujours des mécontents qui veulent exprimer leur désaccord avec l'opinion majoritaire favorable.
Pour Psychocybernétique, non.
(Enfin, si quand même, je viens de vérifier : il y a 3 personnes sur les 92 qui se sont exprimées qui n'ont pas aimé le livre. L'un est un bouddhiste qui préfère le non-être et la non-pensée à la manière dont Maltz définit la réussite, l'autre pense que Maltz se prend pour Einstein dans la mesure où il le cite, et le troisième reproche à Maltz d'avoir écrit un livre sur la psychologie alors qu'il n'était pas un psychologue...)
Voici quelques commentaires de lecteurs sur Psychocybernétique :
"Un livre stimulant qui aide à se déshypnotiser des mauvaises habitudes et donne vraiment envie de se reprendre en main. Un repère optimiste mais réaliste quand on en manque."
"Ce livre condense l'entièreté du développement personnel... inutile de lire les autres."
"Je n'ai jamais lu un livre qui contienne une philosophie aussi positive et des aperçus aussi utiles sur la manière de devenir un gagnant."
"C'est le meilleur livre que j'ai jamais lu - et j'en ai lu des dizaines dans le développement personnel. Il est incomparable. Il a eu un impact positif très puissant sur ma vie."
"Ayant lu plus de 100 livres de développement personnel, je ne m'attendais pas à grand chose de neuf... Erreur. Ce livre est le meilleur de tous."
Est-ce que vous avez encore besoin d'autres avis pour aller acheter l'un des derniers exemplaires disponibles sur amazon.fr de Psychocybernétique ?
Allez, un dernier pour la route :
"Maxwell Maltz est parti, mais il a laissé un héritage pour chacun de nous.
J'ai lu son livre pour la première fois juste après le lycée, à l'époque où la plupart d'entre nous se demandent ce qu'ils vont faire de leur vie.
Les pensées, idées et exercices dans le livre m'ont aidé à diriger ma vie vers des buts apparemment élevés.
C'était il y a 20 ans.
L'année dernière, j'ai réalisé que j'avais atteint la plupart de ces buts (ou même tous), et que j'étais hésitant et indécis à nouveau... comme à cette période après le lycée.
J'ai relu le livre.
Tout ce que Maltz a écrit est toujours aussi vrai.
C'est un livre à garder, et à relire quand vous vous demandez quoi faire ensuite. "
Vous trouverez Psycho-cybernetics et The magic of self-image ici
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