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24 septembre 2012

Comment contrôler son dialogue intérieur

Sans forcément nous en rendre compte, nous passons beaucoup de temps à nous parler à nous-mêmes dans l'intimité de notre conscience.

Si vous vous sentez abattu, c'est probablement qu'à votre insu ce dialogue intérieur est tissé de questions attristantes, telles que :

"Pourquoi je ne suis pas capable de... ?"

"Pourquoi est-ce que ... toujours ?"

"Pourquoi est-ce que ...encore ?"

"Pourquoi est-ce que... jamais ?"

Vous voyez le genre.

Solution - oui il y a vraiment une solution, et en plus elle est simple, mais elle demande d'y consacrer un certain temps, mais ça vaut la peine, fermons la parenthèse avant qu'elle déborde - solution, donc...

Mettez vos questions négatives par écrit.

Inversez-les.

Enregistrez-les.

Ecoutez-les tous les jours (vous pouvez les mélanger à de la musique).

Exemple :

"Pourquoi est-ce que je rate toujours tout ?"

Devient :

"Pourquoi est-ce que je réussis ce que j'entreprends ?"

C'est artificiel...? Tout à fait. C'est de la rééducation mentale et la rééducation ne vient jamais naturellement, elle demande des efforts. Là, l'effort consiste à écouter tous les jours (par exemple en faisant la vaisselle et le ménage, ça peut être aussi en vous relaxant couché dans un fauteuil amical) les questions inversées.

L'idée n'est pas de moi mais de Noah Saint John ; pour l'avoir mise en pratique je peux vous dire que ça marche très fort. Mais il faut être persévérant.

Si vous voulez mettre des exemples de question négative en commentaire de cet article, je vous proposerai des inversions (mais vous êtes capable de les trouver sans moi, cela va sans dire.)

13 septembre 2012

Contre le découragement, armez-vous de patience

Patience : le mot a quelque chose d'usé.
De terne. De discret.

Il ne fait pas vendre.

Et pourtant, si on pouvait en acheter, on serait sage d'en fait d'amples provisions...

Car la victoire revient aux patients.
Elle revient toujours aux patients.

Et les impatients ?...

Les impatients rebroussent chemin ou se tuent parce qu'à un moment bien précis, et pour une courte période, ils en ont marre.

Les impatients sont toujours perdants.

Les impatients font de mauvais parents, de mauvais enfants, de mauvais profs, de mauvais plombiers, de mauvais tout.

Alors pourquoi succombons-nous à l'impatience ?

Peut-être parce que nous oublions que la MAUVAISE période que nous traversons est une mauvaise PERIODE.

Le temps passe et tout s'en va, tout s'efface.
Dans quelques heures, jours, mois ou (vraiment au pire) années, ce qui nous paraît si tragique, si insurmontable, si douloureux, si inacceptable, si pénible, si agaçant - notez la gradation descendante - aura cessé.

Nous serons encore là, mais ce qui nous cachait la vue, nous dissimulait le panorama, n'y sera plus.

La phrase, moins connue que l'autre, élaborée par Coué prend ici tout son sens : "ça passe, ça passe..."

Imaginez que c'est une cascade qui vous le dit de sa voix d'argent claire et monotone : ça passe, ça passe.

Imaginez que ce ruissellement d'eau pure et brillante emporte tout souci, nettoie toute souillure, lave toute tristesse, dissout toute angoisse.

Le temps passe comme cette eau courante.

Faites preuve de patience : comptez avec le temps. 

09 septembre 2012

La souffrance dite "dépression" et quelques questions existentielles

On souffre. On ne sait pas pourquoi. On hésite entre plusieurs routes. On se sent paralysé. On voit un mur noir devant soi - et ce mur, c'est l'avenir. On regrette. On est sûr que le meilleur est derrière soi. On n'y arrive pas. Les autres ont l'air tellement capables et heureux... Eux sont efficaces. Pas nous. On sent qu'il y a quelque chose d'inachevé et de mou à l'intérieur de soi.

On n'accepte pas. On refuse. On tourne le dos. On est nostalgique du ventre de sa mère. Pourquoi a-t-il fallu qu'on naisse ? Regrets stériles mais lancinants. On n'arrive pas à sortir du cercle étroit et étouffant de ses pensées improductives.

Les autres s'empressent et s'affairent. Ils savent ce qu'ils sont. En tout cas, on dirait. Ils courent, ils courent. Ils vont gagner la course. Et nous ?

Nous, nous sommes encore sur la ligne de départ.

Un lacet était défait ou bien c'était autre chose... toujours est-il qu'on n'est pas parti quand a retenti le "bang !" du départ.

Est-ce qu'on a perdu ?

Mais avant de courir on aurait voulu... on aurait bien voulu... oui, on aurait bien voulu savoir POURQUOI.

Pourquoi faut-il courir ?

Pourquoi y a-t-il une course ?

Qui l'a organisée ?

Dans quel but ?

En l'absence de réponses à toutes ces questions cruciales, on reste démuni et désarmé tandis que les autres, tous les autres, se livrent à une sauvage foire d'empoigne. Certains disent : la "rat race", la course des rats.

Est-ce que vraiment, nous avons tort ?

Est-ce que c'est eux qui sont aveugles ?

Est-ce qu'il y a quelque chose à savoir que nous ne savons pas ?

Est-ce qu'ils ont compris quelque chose que nous n'avons pas compris, ou est-ce que c'est l'inverse ?...

Tant de questions et le ciel au-dessus si bleu, si grand, si impassible. Lui peut-être connaît la réponse, mais elle ne nous tombera pas du ciel, du moins pas comme un météorite ou un grêlon.

Ne vous obnubilez pas sur la cinquième marche

Après avoir longtemps attendu que son destin change, Jean doit se rendre à l'évidence : rien, ni personne, ne viendra lui donner le "coup de pied au cul" dont il a besoin... Aucune fée-marraine ne lui proposera de participer au Grand Bal Enchanté de La Vie Qui Vaut D'Être Vécue... Bref, pas de miracle à attendre ni dans un sens ni dans un autre.

Le voilà donc privé d'espoir.

Et puisque l'espoir fait vivre... comment vivre sans espoir ?

La réponse est que c'est très difficile.

Mais, et heureusement pour lui, la vision de Jean n'est pas juste. Il a oublié quelque chose.

Car même si personne ne l'aide...

Et même s'il ne se sent pas capable de s'aider lui-même...

Il n'est pas aussi coincé qu'il croit l'être.

Pour comprendre, passons par une image.

Vous vous trouvez au bas d'un grand escalier.
Un escalier en pierre qui monte très haut, très haut - si haut que vous n'en voyez pas le bout.
Derrière vous, il n'y a rien qu'un gouffre noir.
Impossible, donc, de faire marche arrière.
A droite et à gauche, le vide aussi.

Vous n'avez donc qu'une possibilité : aller de l'avant.
Grimper cet escalier pour voir où il mène.

Le problème, c'est qu'au lieu de vous concentrer sur la première marche, qui est juste à votre taille et que vous pourriez gravir sans effort, vous vous concentrez sur la cinquième marche.

Entre vous et la cinquième marche, l'espace est trop grand pour que vous le franchissiez d'un pas... et c'est normal.

Mais si Jean regardez plutôt la première marche, celle qui est juste à ses pieds, celle qui est juste sous son nez, il s'apercevrait qu'il peut vivre, parce qu'il y a de l'espoir, parce que cette marche est à sa taille, qu'elle est à la hauteur de ses pieds.

Quand vous ne pouvez rien faire pour vous c'est que vous voulez grimper directement la cinquième marche.

Concentrez-vous sur la première marche, celle qui est accessible, celle qui est faisable.

Lire un livre de motivation...
Ranger votre séjour...
Ecrire des afformations...
Acheter un agenda...
Faire un plan sur 40 jours...
Mettre vos rêves par écrit...
Vous inscrire à une association...
Allez voir un hypnothérapeute...

Gravissez la première marche au lieu de vous obnubilez sur la cinquième.

Vous gravirez la cinquième quand vous aurez gravi les quatre premières.

Vous n'aurez plus besoin de vous accrocher à un espoir vide quand vous aurez gravi la première marche, parce que vous comprendrez alors que vous n'êtes pas démuni. Ce que vous n'êtes pas capable de faire en un seul pas, vous êtes capable de le faire en plusieurs. Divisez pour régner et attaquer la première marche... la toute première étape.


08 septembre 2012

Ego et lâcher-prise (ou comment la combinaison de 2 clichés peut nous envoyer sur une fausse piste)

Il y a cliché et cliché...

Dire "rouge comme une tomate", c'est un cliché, mais un cliché de sens transparent qui ne nuit nullement à la compréhension du lecteur. Au contraire ! "rouge comme une tomate" c'est encore plus clair que "rouge".

Par contre il est d'autres clichés qui, eux, rendent les choses moins claires. Comme "ego" et "lâcher-prise".

L'ego c'est le moi - autrement dit, ego, c'est je.

Et le lâcher-prise, c'est tout simplement le fait de lâcher métaphoriquement quelque chose (cf. un article précédent). Autrement dit, lâcher prise c'est laisser tomber.

Quand on combine ces deux clichés on obtient des phrases du genre :

"Lâcher prise sur les mécanismes de l'ego permet de retrouver toute la joie et la puissance créatrice de l'être."

Traduction ?

En voici une :

"Se laisser tomber soi-même permet d'être heureux."

C'est idiot, n'est-ce pas ?

L'auteur n'a certainement pas voulu dire ça... mais d'une certaine manière, c'est bien ce qu'il a dit.

Admettons qu'il veuille dire quelque chose de moins absurde - par exemple : "lâcher la mauvaise partie de soi  permet d'être heureux." (phrase mal fichue et bancale, mais admettons.)

Peut-on "lâcher" ses défauts ?

Non !

Nous ne tenons pas nos défauts... ce sont eux qui nous tiennent !

Lâcher est facile - plus facile que de tenir.

Tenir une chose demande un certain effort ; la lâcher n'en demande aucun.

Devenir meilleur n'est PAS une sinécure. C'est une lutte !

On ne peut s'améliorer (se libérer de ses défauts, qu'on peut baptiser "ego" si on y tient) qu'en se BATTANT contre soi.

C'est simple, mais ce n'est pas facile !

ça ne consiste pas à laisser tomber quelque chose mais à LUTTER contre quelque chose.

Alors OUI se libérer de ses défauts permet d'accéder à plus de bonheur...

Mais NON cette libération ne consiste pas à ouvrir les mains et à lâcher sans effort ce qu'on tenait avant.

Pour se libérer, il faut se battre.

21 août 2012

"Comment se libérer de la question "comment se libérer de l'ego ?"

Certaines questions sont de véritables prisons parce qu'elle sont tellement mal construites, leurs présupposés sont tellement illusoires, que le fait même de se les poser enferme dans un dédale, labyrinthe sans issue où l'on peut tourner des années...

"Comment se libérer de l'ego ?" est une question de ce genre.

Elle n'a strictement aucun intérêt et j'espère, cher lecteur, réussir à vous le démontrer dans cet article, de manière à ce qu'après l'avoir lu, vous lâchiez-prise quant à ce questionnement ridicule et à l'ambition absurde et contre-productive qui le sous-tend. Vous pourrez ensuite, si vous le souhaitez, remplacer cette question par une autre, qui sera elle constructive, et que je vous proposerai.

Comment - se libérer - de l'ego ?

Pour bien saisir le sens de cette question, il faut saisir le sens de chacun de ses termes, puis le sens de leur interaction... commençons donc par définir les éléments qui la composent :

"Comment" = de quelle manière ;
"Se libérer" = échapper à l'emprise tyrannique, se délivrer de ce qui retient physiquement ;
"l'ego" = le moi.

"Comment" et "se libérer" ne présentent pas de difficulté particulière, mais "l'ego", autrement dit "le moi", est un mot piège.

En effet, "moi" est un pronom personnel et à ce titre, ne devrait pas recevoir d'article déterminant...

On ne dit pas "le nous", "le toi", "le vous", "le eux", ni "le elles".

Alors pourquoi dit-on "l'ego" ou "le moi" ?

Il y a là un mystère... 

Selon le dictionnaire historique de la langue française d'Alain Rey, l'emploi du mot "moi" comme nom apparaît tard (1581) avec le sens de "ce qui constitue la personnalité, l'individualité d'un être humain". 

Puis, la psychanalyse est venue, et elle a consolidé et popularisé l'expression, en l'intégrant à un tryptique : le Moi, le Surmoi, le ça.

L'essentiel, c'est que maintenant nous pouvons reformuler la question : 

Comment se libérer de l'ego ?
Comment se libérer de sa personnalité, de son individualité d'être humain ?

Mais... Est-ce que votre personnalité, votre individualité d'être humain sont une prison ?

C'est ce que sous-entend la question, puisqu'on veut s'en libérer...

Je ne sais pas si vous commencez à comprendre à quel point cette question est piégée et d'une certaine manière, insultante : elle sous-entend que votre personnalité, votre individualité est un vilain cachot !

C'est comme si on disait : "Comment pouvez-vous vous libérer de votre visage ?"

Question désagréable qui suggère que le visage en question est tellement moche qu'il constitue une prison !

Non, votre individualité ne vous enferme pas et votre personnalité n'est pas une prison : vous n'avez pas besoin de vous en libérer parce que vous n'en êtes pas prisonnier !

"Mais - me direz-vous peut-être, si vous n'êtes pas bien dans votre peau - je souffre effectivement d'être qui je suis..."

Soyons précis SVP : vous ne souffrez pas de votre individualité, vous souffrez de vos défauts

Nous ne sommes pas limités et emprisonnés par notre Moi, nous sommes limités et emprisonnés par nos défauts.

Pour conclure, je vous propose non pas une mais deux questions de remplacement :

Comment se libérer de ses défauts ?

Comment libérer sa personnalité, son individualité d'être humain ?

PS : Lorsqu'un pronom personnel est pris comme un nom (l'ego, le moi) ou qu'un verbe est pris comme un nom (le lâcher-prise), méfiance : c'est souvent qu'il y a une arnaque intellectuelle quelque part...

15 août 2012

Lâcher prise ou tenir bon ?

L'expression "lâcher-prise" est à la mode ; on entend partout, on lit partout, qu'il faut apprendre à "lâcher prise", et on présente le "lâcher-prise" comme une espèce de pratique spirituelle, quelque chose de comparable à la méditation ou à la prière.

Alors parlons un peu du lâcher prise.

Et pour commencer, commençons par définir cette expression.
"Lâcher prise" est un synonyme de "lâcher", car "prise" n'est que le participe passé du verbe "prendre". Autrement dit, "lâcher prise" signifie "lâcher ce qu'on avait pris et qu'on tient".

Quand on vous dit que vous devriez "lâcher prise", on vous dit donc que vous devriez "lâcher".

Mais... lâcher quoi ?

Tant qu'on n'a pas précisé quoi, ce conseil reste vide de sens.

Pourtant, quand on entend le conseil de "lâcher prise", on a l'impression qu'il a du sens, et on n'a pas le réflexe de demander : "lâcher quoi ?"

Pourquoi ?

Parce que "prise", placé juste après "lâcher", ressemble à son COD (Complément d'Objet Direct).

On a donc l'impression qu'on sait déjà ce qu'on doit lâcher : on doit lâcher... prise.

Mais "prise" n'est pas quelque chose que l'on tient !

Je ne sais pas si vous voyez l'astuce, la ruse ?

L'expression "lâcher prise" est creuse. Elle n'a pas de sens tant qu'on n'a pas précisé ce qu'on est censé lâcher. Mais le petit mot "prise" nous donne l'illusion qu'elle a un sens, et que ce qu'on doit lâcher a été énoncé... ce qui n'est pas le cas. En anglais, face à ce genre de jargon joliment sonore et c'est tout, on parle de "psychobabble" ("blabla psy").

Cependant le conseil de "lâcher prise" peut prendre un sens précis - à condition qu'il s'insère dans un contexte.

Par exemple si on conseille de "lâcher prise" à une jeune maman en train de materner, on lui conseille de laisser tomber son bébé. Pauvre bébé. Si on conseille de "lâcher prise" au jeune papa qui est train de bricoler, on lui conseille de laisser tomber sa scie électrique, au risque de se faire très mal au pied.

Dans ces contextes et dans bien d'autres, le conseil de "lâcher prise" n'est pas bon.
Le conseil de "tenir bon" serait nettement plus approprié.

Y a-t-il des contextes où le conseil de "lâcher prise" est valable ?

Franchement, je n'en vois pas.

Ah mais si, en y réfléchissant : quand on se cramponne à ses illusions, ou à des responsabilités qui en réalité ne sont pas les nôtres, ou à un métier qu'on n'aime pas et qui nous rend malheureux, il est temps de lâcher prise...
Pour le reste, tenez bon !

11 août 2012

"Courage, fuyons !" (à propos du stress, des soucis, et de la différence entre les deux.)

En furetant sur Internet à la recherche de citations pour "Le Petit Livre Qui Apaise" (en vente en kindle, mais je cherche à l'enrichir), je suis tombée, dans google books, sur un livre sur le stress qui commence plus ou moins ainsi :

"Un homme poursuivi par un tigre tombe du haut d'une falaise. Il se raccroche dans sa chute à un petit buisson. Au dessus de lui, le tigre grogne, et en dessous, il aperçoit un autre tigre, tout prêt à le dévorer... Suspendu entre la vie et la mort, il sent sous sa main droite la racine du buisson qui cède lentement. A portée de sa main gauche, se trouve un fraisier aux jolis fruits rouges : il saisit une fraise, la déguste avec délice, et s'exclame : "Succulente, vraiment succulente !" avant de tomber entre les griffes du tigre.
Même s'il n'est plus là pour nous révéler son secret (comment a-t-il fait pour rester aussi serein ?), le comportement de ce pauvre diable illustre un point très important : même dans des circonstances stressantes, on peut ne pas être stressé. En dernière analyse ce ne sont pas les évènements extérieurs qui déterminent si nous sommes ou non stressés : c'est quelque chose qui se trouve à l'intérieur de nous-même."

Eh bien je ne suis pas d'accord.

Enfin disons qu'il y a beaucoup trop de raccourcis et d'approximations dans ce (hum) raisonnement...

OUI, il est des individus fort rares qui, à l'approche de la mort, coincé entre deux tigres, font preuve d'une insouciance impressionnante. Ce sont des cas exceptionnels - des cas plus bizarres qu'admirables.

Il y a aussi un individu qui est capable de tourner sa tête à 180 degrés... ça ne veut pas dire que tout le monde peut l'imiter !

Mais de là à dire que ce ne sont pas les évènements extérieurs qui déterminent si nous sommes ou non stressés...

Je suis pour la responsabilisation de chacun, vous le savez bien cher lecteur si vous suivez ce blog, mais il ne faut pas non plus raconter n'importe quoi.

Alors pour commencer à y voir plus clair, faisons la différence entre "le stress" d'une part et "les soucis" de l'autre.

Il y a... "se faire du souci" - et là on voit bien que l'individu est responsable : c'est lui qui se fait du souci à lui-même.
Et il y a..."être stressé" - et là, l'individu subi quelque chose qui vient plutôt de l'extérieur.

Compte tenu de cette différence, on peut distinguer trois cas :

- L'individu qui se fait du souci dans des circonstances paisibles : il s'invente des problèmes qui ne sont pas là.
- L'individu qui, compte tenu de sa personnalité, est dans une situation stressante pour lui : la pièce ronde dans le trou carré.
- L'individu qui est dans une situation qui serait stressante pour n'importe qui.

Prenons quelques exemples...

Les contrôleurs aériens ont un métier objectivement stressant. S'ils font une erreur, des avions se percuteront et il y aura des morts.

Une femme au foyer a un métier objectivement pas stressant : faire la cuisine, le ménage, changer bébé, lui faire des risettes, accueillir son mari... ne sont pas des activités angoissantes. Cette femme au foyer n'est pas stressée : elle se fait du souci, nuance !

Entre les deux, que dire du prof idéaliste qui se retrouve confronté à l'hostilité et à la médiocrité de sa hiérarchie ?... Il est une pièce ronde dans un trou stupidement carré : sa situation est stressante parce que c'est CETTE situation et parce que c'est LUI. Un autre prof - qui se fiche de ses élèves, qui ne voit son métier que comme un gagne-pain, qui fait ami-ami avec son proviseur, etc. - ne sera pas stressé. Faut-il pour autant le prendre pour exemple ?...

Pour échapper au stress, ce prof idéaliste ne doit pas se changer lui ; il doit changer de situation (des cours particuliers seraient probablement plus adaptés) et peut-être de métier, car de nos jours, l'idéalisme n'a pas de place dans l'éducation nationale.

Poursuivi par un tigre, la solution n'est pas de manger des fraises, mais de courir vite.

La terre est vaste, et pour échapper à une situation stressante, il faut parfois avoir le courage de fuir.

06 août 2012

7 commentaires des lecteurs sur "Marre de la vie" (le livre)

"C'est très personnel, mais j'ai acheté ce livre il y a environ un mois, et je n'ai pas fini d'en tirer les bénéfices, durables, qui plus est.
Beaucoup de douceur, de bon sens, de bienveillance ... Ca remet "de la confiance à l'intérieur de moi", ça me montre que je vais m'en sortir (d'ailleurs je m'en sors déjà)...
De l'humour aussi, car l'humour est très utile dans les phases d'angoisse ...
Je pourrais en dire long encore mais simplement je dirais que 1/ je vais de mieux en mieux, 2/ c'est LE livre qu'il me fallait et je l'ai lu au BON moment et 3/ je l'ai recommandé à plusieurs personnes proches et je vous le recommande aussi si vous déprimez / angoissez / stressez et que vous ne voyez pas comment vous en sortir (parce que bien sûr, on s'en sort)"

"Un livre qui contient d'excellents points de vue, rafraîchissants, qui réveillent à la vie et redonnent l'envie d'aller bien !
[...] Je le recommande pour la facilité avec lequel il se lit, le ton agréable employé, un peu comme une conversation pleine de bon sens avec une personne bienveillante, et surtout pour les idées neuves et fraîches qu'il contient (en réalité, pas d'idées nouvelles, mais plutôt de sages conseils millénaires oubliés par notre époque dans sa quête éffrenée du plaisir immédiat et solitaire, et remis au goût du jour par l'auteure - il était temps !).
Ce livre fait appel à notre bon sens, par les éclaircissements importants qu'il contient. Il démystifie la souffrance tout en lui donnant du SENS (oui !), et célèbre notre volonté, notre intelligence et notre capacité à choisir la vie que nous désirons."

"Un livre dense et fourni qui rassemblent beaucoup d'idées intéressantes, d'outils à exploiter et de pistes à explorer pour avancer sur le chemin du bien-être et du bonheur.
Un ton direct et spontané voire provocateur, beaucoup de bon sens (cela fait du bien !), de l'humour , j'ai beaucoup ri.
[...]  ce que j' ai adoré c'est la force de vie et la vitalité contagieuses qui traversent et portent ce livre, et qui donnent ou redonnent
l'envie de se mettre en chemin, de croire en soi et d'y arriver, alors merci !"

"J'espère sincèrement que ça sera un succès car les conseils de ce livre sont bons... C'est mieux que de se ruiner avec une psychanalyse de 10 ans."

"Un livre libérateur.Si votre souffrance vous hante, vous emprisonne, vous condamne,alors ce livre est pour vous.Il vous aidera à la dompter.Vous redeviendrez maitre de votre vie car Lucia Canovi vous tend une main fraternelle compréhensive ainsi que les outils nécessaires à une prise de conscience pour se libérer.Se libérer de maintes idées reçues car sortir de dépression c'est déja comprendre ce qu'est véritablement la dépression. Sur un ton sympathique elle vous invite à un voyage dans les abysses de votre être vous y trouverez des endroits jusqu'alors inconnu vous découvrirez votre véritable "intérieur"et à l'issue de ce voyage vous porterez un regard nouveau sur vous même et donc sur le monde. Ce livre est le fruit de nombreuses années de travail, de recherche qui vous sont offerts pour votre libération.Merci Lucia Canovi."

Grâce à ce livre j'ai pris la décision d'arrêter les AD et de "me prendre en charge". C'est un ouvrage d'intérêt général à mon sens, même s'il n'y a pas de miracle, efforts, patience et accepter de changer sont clairement le passage obligé. j'ai été sensible à l'humour de l'auteur, toujours distillé à bon escient, et que ce n'est pas un moindre aspect car cela permet souvent de dédramatiser ! Il y aurait long à dire sur ce magnifique livre, en termes élogieux, mais les mots me manquent.

"Bravo pour ce livre. Il m'a beaucoup aidé dans les moments ou j'en avais le plus besoin. Je recommande ce livre a tout ceux qui ont un petit ou gros coup de blues."

"Ce livre est fabuleux,il est un véritable trésor de connaissance,une main tendue, offerte pour vous sortir de cette machine infernale qu'est la dépression.Lucia Canovi tire les leçons de son expérience personnelle,combiné à un véritable travail de recherche qui démonte toutes nos idée reçues et qui nous emprisonnent malgré nous.Vous êtes invités à voyager au plus profond de vous même avec à la clef votre libération."

03 août 2012

Penser aux conséquences...

Il est des moments où l'on aime le mal.
Le mal que l'on a envie de faire aux autres, le mal que l'on désire se faire à soi-même.
On est attiré par la pente... par les vieux réflexes... par la folie instituée en sacro-saintes traditions par leur répétition ancestrale.
On aimerait se perdre dans de vieux rêves dont on sait pourtant depuis longtemps qu'ils sont condamnés à rester rêve.

Cette enfance idéale que l'on n'a pas eu, on en a encore la nostalgie, et pour y croire, que ne serait-on pas prêt à croire, re-croire, faire, re-faire ?

C'est dans ces moments-là, dans ces moments où notre coeur bouge dans le mauvais sens, nous attirant vers ce qui serait notre perte, qu'il s'agit d'agir conformément à ce que l'on comprend, et se fier à sa tête.

Si vous connaissez intellectuellement la bonne direction, celle qui vous garantira à long terme un véritable et durable bonheur, suivez-le. Même si ça veut dire que vous désobéissez à vos émotions.

Les émotions ne sont pas des guides fiables, ce sont juste... des émotions.

Laissons-les souffler dans la direction qui leur plait, aux quatre vents s'il leur plait, tourbillonner librement.

Mais gardons le cap que nous avons tellement déterminé avant, lorsque nous avions la tête froide et les idées claires.

L'intelligence n'est pas un ornement réservé aux intellectuels et aux étudiants ; c'est l'outil de chacun à condition de s'en servir.

Oubliez d'être bête : soyez votre meilleur ami.

Quand vous vous sentez irrésistiblement attiré par le mal, par la nuit, par la mort, par l'autodestruction, par l'alcool, par la facilité, par vos vieux faux amis, ceux qui prétendent vous aimer et veulent votre mort, ou du moins la complotent... résistez.

Prenez le chemin dont vous savez qu'il est le bon pour vous à long termes.

Pensez aux conséquences, à toutes les conséquences.

Ne vous laissez pas manipuler par une idée courte, une idée qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez.

Vous êtes plus intelligent que ça alors profitez-en pour vous sauver vous-même.

Ce qui vous permettra, plus tard, d'en sauver d'autres.